missiologie.net - réseau de missiologie évangélique francophone

La méditation de la semaine – archives

Silvano Perotti

158 – Destination – 2011-10-10

" Un héritage qui ne peut ni se détruire, ni se souiller, ni perdre son éclat.

Il vous est réservé dans le ciel" I Pierre 1:4

Toute la famille se réjouissait des vacances d’été. Nous aimions tous l’océan, le sable, le surf, le vent frais, explorer les baies, nager, admirer les dauphins, admirer les couchers de soleil… glorieux.

Il n’y avait qu’un seul problème, notre maison de vacances se trouvait à 700 km, et à cette époque, il n’y avait pas d’autoroute dans cette partie d’Afrique.

Un voyage de dix heures avec trois enfants âgés de moins de 9 ans dans une petite voiture sans air conditionné peut être intéressant. « Il prend trop de place. » « J’ai faim. » « J’ai chaud. » « Elle me fait des grimaces. » « J’ai mal à la tête. » « J’ai besoin d’aller aux toilettes. » « Quand est-ce qu’on arrive ? » « Je suis fatigué. » « On n’est pas encore arrivé !? »

Nous avons joué ensemble, inventé des choses amusantes, repéré des animaux, admiré le paysage. Beaucoup de choses ont contribué à rendre le voyage intéressant, mais, soyons honnêtes, ce voyage a été en grande partie pénible.

Lorsque nous avons passé la dernière colline, le spectacle devant nous nous a coupé le souffle. La plage, le fleuve, la lagune, l’océan, les vagues, les rochers, les embruns, un kaléidoscope de beauté.

Un de nos fils a résumé nos impressions : « Le voyage n’était pas facile, mais c’est sûr que la destination en vaut la peine. »

Il nous arrive à tous d’être fatigués du voyage de la vie. Jésus a consolé ses disciples avec ce message : « Que votre cœur ne se trouble pas ! Croyez en Dieu, croyez aussi en moi… Je vais vous préparer une place… et je reviendrai et je vous prendrai avec moi afin que, là où je suis, vous y soyez aussi. » (Jean 14.1-3)

La destination rend le voyage intéressant.


157 – "Essuie mes larmes" – 2011-04-17

Quand j’étais enfant, je pleurais facilement.

Si j’avais peur, si j’étais blessé, en colère, seul, troublé, triste, frustré, si les choses ne marchaient pas à ma façon, si les gens ne faisaient pas ou ne donnaient pas ce que je voulais, si je devenais impatient… je pleurais beaucoup.

Une fois que le problème avait été réglé et que j’avais reçu l’affection et l’attention nécessaires, le signe de ma tristesse antérieure disparaissait.

Une des premières phrases que j’ai apprise en piémontais (la langue de notre province au Nord-Ouest de l’Italie) était : « Maman, s’il te plait, sèche mes larmes », une demande que je présentais et à laquelle ma mère répondait plusieurs fois par jour.

Les causes de tristesse et de pleurs ne cessent pas avec l’enfance. La maladie, la mort d’un bien-aimé, la perte d’un travail, la douleur, le malentendu, le rejet… la vie regorge d’occasions de pleurer.

Dans Sa Parole, le Seigneur nous promet que « Il engloutira la mort pour toujours. Le Seigneur, l’Eternel, essuiera les larmes de tous les visages… » (Esaïe 25.8a)

À Pâques, la mort et la résurrection de Jésus ont transformé cette promesse en réalité.

« Merci Père d’avoir essuyé les larmes de mon visage. »


156 – "Arrondi" – 2011-04-10

J’ai grandi dans une vallée des Alpes au nord de l’Italie. Notre maison se trouvait près d’un assez grand ruisseau. Au printemps, quand les fortes pluies faisaient fondre la neige, il se transformait en un torrent puissant charriant des arbres, des cailloux et des débris.

Pendant les longues journées des vacances d’été, nous passions des heures à pêcher, à nager et à jouer dans le ruisseau. Un de mes passe-temps préférés était de chercher des pierres rondes.

Il y avait une énorme variété de pierres de différentes formes et couleurs. Certaines étaient plates et lisses, d’autres de différentes formes et tailles. Plus les pierres étaient petites, plus elles étaient rondes.

J’ai trouvé beaucoup de jolies pierres, mais aucune parfaitement ronde et j’ai décidé d’aller en amont à la recherche de la pierre parfaite. J’ai découvert que plus je montais plus les pierres devenaient grosses, rugueuses et vilaines.

C’est alors que j’ai réalisé que la beauté et l’aspect lisse de la pierre était en proportion de la quantité de frottement qu’elle avait enduré.

Je ne suis plus un enfant, mais parfois il m’arrive encore de prier pour que le Seigneur me rende plus comme Lui et qu’il m’épargne en même temps les épreuves, les situations et les gens difficiles qu’il a choisis d’utiliser pour arrondir mes angles – ce qui est tout à fait impossible, car je ne peux pas avoir l’un sans l’autre.

« Bien plus, nous sommes fiers même de nos détresses, sachant que la détresse produit la persévérance, la persévérance la victoire dans l’épreuve, et la victoire dans l’épreuve l’espérance. » Romains 5.3-4


155 – "A ma manière" – 2011-04-04

Le petit garçon était assis sur le trottoir au bord de la route pleurant toutes les larmes de son corps.

Quelques passants ont essayé de le consoler. Un homme a dit : « Jeune homme, ne pleure pas comme ça. »

L’enfant a levé les yeux et a répondu : « Monsieur, vous pleurez comme vous voulez, laissez-moi pleurer à ma manière. »

Notre façon de gérer la douleur, la tristesse, la déception, le malheur, diffère d’une personne à l’autre et est lié au caractère, à l’âge, aux expériences passées, à la fatigue, à l’humeur du moment ou à l’influence sociale ou des pairs.

Je n’ai pas la capacité ni le droit de décider comment les autres devraient gérer leur chagrin.

Nous avons tous confrontés à des situations tristes et difficiles, et il y a des moments où nous avons besoin de soutien et de compréhension. Celui qui a pleuré en présence de la souffrance (Jean 11.35) a promis dans sa Parole : « Je changerai leur deuil en joie et je les consolerai, je les rendrai joyeux après leurs chagrins. » (Jérémie 31.13) Et Esaïe nous rappelle que « Le Seigneur, l’Eternel, essuiera les larmes de tous les visages. » (Esaïe 25.8)

Avec cette certitude, je suis libre de pleurer à ma manière et laisser aux autres le droit de faire de même… et être disponible pour eux selon leur besoin.

Est-ce que je le mets en pratique ?


154 – Des fourmis et des fourmis-lions – 2011-03-28

Nous nous trouvions dans la brousse africaine devant une zone de terre rouge qui donnait l’impression d’une scène lunaire en miniature. Des douzaines de petits cratères parsemaient la surface.

Les trous – d’environ 5 à 10 cm de large et de profondeur semblable – ressemblaient à des cônes inversés et à des entonnoirs. En fait, c’est bien ce qu’ils sont.

Comme chaque trou semblait être en mouvement constant, nous nous sommes assis pour voir ce qui se passait. Des centaines de petits grains de sable volaient dans toutes les directions et les entonnoirs devenaient de plus en plus larges et profonds.

Nous étions les témoins des efforts d’une multitude de « fourmis-lions ou fourmilions » (petits insectes prédateurs) cherchant à se procurer leur repas quotidien.

Fascinés, nous avons regardé les fourmis se faufiler entre les « cratères ». Elles paraissaient être hypnotisées et troublées et s’avançaient vers le bord des entonnoirs. Pendant quelques secondes, elles parvenaient à longer le sommet de la pente, puis, inexorablement, elles glissaient vers le fond. Leurs efforts désespérés étaient vains.

La fourmi-lion, à moitié cachée dans le sable, l’attrapait, l’attirait à elle et s’en nourrissait.

La Parole de Dieu nous conseille de « nous abstenir de toute forme de mal » 1 Thessaloniciens 5.22

Et un dicton dit : « Si tu joues avec le feu, tu dois accepter le risque de te brûler. »

Prière : « Seigneur, montre-moi les choses qui risquent de me détruire et donne-moi assez d’amour pour toi pour m’en abstenir. »


153 – "But" – 2011-03-26

"Attachez-vous aux réalités d’en haut" Colossiens 3:2 (KJV)

Vous avez certainement déjà entendu l’expression: « La seule manière d’être sûr d’atteindre tout le temps nos buts est de ne pas en fixer. »

L’optimisme de notre fils dépassait souvent le réalisme. Un jour, je l’ai trouvé assis sur la pelouse en train de lancer une flèche après l’autre au hasard dans les airs. Après avoir estimé que son activité ne représentait pas une menace particulière pour qui ou quoi que ce soit, mais intrigué par son comportement, je lui ai demandé ce qu’il faisait.

Il m’a répondu : « Je tire sur les oiseaux. » Je lui ai fait remarquer qu’il n’y avait pas d’oiseaux dans les parages et que, dans tous les cas, ils ne voleraient pas si bas. Voici l’explication à laquelle j’ai eu droit : « Je sais qu’il n’y en a pas, mais si un oiseau volait juste au-dessus de moi au moment où je lance ma flèche, je l’aurais. »

La population ailée de la région ne risquait pas d’être décimée par sa stratégie ! Mais sa remarque m’a fait réfléchir.

Qu’est-ce que je vise dans la vie ? Est-ce réaliste ? Quelle différence cela fera-t-il, à court et à long terme ? Quel en sera l’impact sur les autres ? La peur de l’échec engendre-t-elle en moi un état d’inertie ? Est-ce que j’ose prendre des risques ?

Dieu déclare : « Le ciel se dissipera comme une fumée, la terre tombera en lambeaux comme un habit et ses habitants mourront comme des mouches. Mais la délivrance que j'apporte subsistera toujours, mon salut n'aura pas de fin.» (Esaïe 51.6).

Mon but est-il clair et valable ?


152 – Confiance – 2010-12-03

« Les uns s’appuient sur leurs chars, les autres sur leurs chevaux; nous, nous célébrons l’Éternel, notre Dieu. » (Psaume 20:8)

Quand il était jeune garçon, l’une des ambitions de notre fils était d’entrer dans la vie adulte en étant un millionnaire à la retraite… pour pouvoir profiter des choses qu’au moment où la plupart des gens peuvent se les payer, ils ne peuvent plus les faire.

Il avait une énorme confiance en ma capacité à relever tous les défis de la vie. Une confiance implicite que Papa sait tout, peut tout arranger et pourvoir à tous ses besoins – la plupart des enfants passent par cette étape mais les événements les ramènent rapidement à la réalité.

Un jour, cherchant à réaliser un de ses rêves, il m’a demandé un chèque d’un million de dollars. Me disant que le moment était venu de briser certaines de ses illusions, j’ai rédigé le chèque, je l’ai signé et le lui ai remis. Nous avons pris rendez-vous pour aller ensemble voir mon ami le banquier (qui avait été averti à l’avance de la situation).

Je suppose que c’était plutôt cruel de ma part – je vois encore l’expression d’incrédulité et de totale déception sur le visage de notre fils lorsque le banquier lui a dit que le chèque n’était pas recevable. Il me faisait confiance et j’avais signé le chèque, mais il m’était impossible de faire face à ce genre d’engagement.

Mon ami a conclu ainsi : « Jeune homme, c’est important de rêver et de faire confiance, mais c’est encore plus important que tu veilles à ce que ton rêve soit réaliste et vaille la peine et que les gens auxquels tu accordes ta confiance soient d’accord et capables de répondre à tes attentes.

En qui ou en quoi est-ce que je place ma confiance ?

Est-il digne de confiance… pour la vie, la mort et l’éternité ?


151 – «Branché» – 2010-11-28

« ... écoutez donc et vous vivrez! »(Esaïe 55:3)

Parmi les nombreuses chaînes radio que l’on capte dans notre voiture, il y en a une qui diffuse des émissions chrétiennes et en général de la bonne musique. Mon épouse et moi aimons l’écouter en roulant dans la région.

Il y a cependant deux problèmes qui ont tendance à gâcher notre plaisir.

Le premier : c’est parfois difficile de « nous brancher » sur l’onde exacte et il arrive qu’on entende plus rien – ils devraient avoir un émetteur plus puissant.

Le second : quand le vent est trop fort, quand nous passons à côté des lignes électriques, quand nous roulons dans une vallée… nous sommes soumis à des crépitements, des sifflements et diverses parasites qui font qu’il nous est impossible de suivre l’émission – c’est frustrant.

L’autre jour, alors que je traversais un « mauvais secteur », j’ai pensé à mes difficultés d’entendre la voix de Dieu. En réalité, dans ma vie quotidienne, je ne suis souvent pas « branché » à lui. Je suis sur la mauvaise « fréquence » pour capter son message. Même quand j’entends, il semble y avoir tellement de « parasites » que la communication est faussée et confuse.

Quand Pierre était en train de se laisser distraire par des expériences qu’il faisait, Dieu l’a ramené à l’essentiel en lui disant : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé : écoutez-le ! »  Marc 9.7

Prière : Seigneur, aide-moi à me centrer sur toi. Montre-moi les choses qui m’empêchent de t’entendre et donne-moi suffisamment d’amour pour toi pour m’en occuper. Aide-moi à rester branché.


150 – Harmonie – 2010-11-16

Notre petit-fils est assez doué en musique et il joue de plusieurs instruments à différents niveaux de compétence et d’enthousiasme.

J’aime la musique classique, mais comme ses goûts sont beaucoup plus éclectiques, et qu’il passe du temps chez nous, j’ai dû élargir mon horizon et « apprécier » toutes sortes de styles de musique – et de volumes – pas nécessairement mauvais à petites doses.

Comme nous avons un piano et pas de voisins tout proches, il peut s’en donner à cœur joie. N’est-il pas étonnant qu’une simple fausse note puisse gâcher une mélodie autrement magnifique ? Si les erreurs se multiplient, cela devient vite une cacophonie qui fait mal aux oreilles… et un rappel tangible que l’enthousiasme ne remplace pas la capacité.

L’harmonie résulte d’une relation bonne et équilibrée entre les éléments individuels. Ce principe s’applique à une famille, à une entreprise, à un club et à toute autre interaction entre deux personnes ou plus.

La communauté chrétienne locale, constituée comme il se devrait d’individus qui aiment Dieu et les autres comme eux-mêmes, devrait être le modèle de l’harmonie. Un mélange de dons, d’expériences, de caractères, assemblés pour composer un tout harmonieux qui a de l’influence sur la société pour le bien, et pour honorer Dieu.

Malheureusement, l’individualisme, l’orgueil, l’intolérance, la jalousie, la critique, la paresse… peuvent engendrer des querelles et jeter le doute sur la valeur de l’église en tant qu’organisation et par déduction sur la capacité de Dieu à avoir un impact qui transforme la vie des personnes et de la société.

C’est pourquoi, Pierre nous supplie de vivre en harmonie les uns avec les autres :

« Soyez tous animés des mêmes pensées et des mêmes sentiments, pleins d’amour fraternel, de compassion, d’humilité. »  1 Pierre 3.8

Pensée : Ma vie est-elle une belle harmonie pour Dieu ou une cacophonie stridente ?


149 – Rater la cible – 2010-11-08

C’était la première fois que j’allais au Bhoutan et je trouvais cette expérience fascinante. Le mélange des sommets de l’Himalaya recouverts de neige et les vallées subtropicales, les gens, la culture… j’ai même pris goût au thé au beurre rance !!

Le tir à l’arc est un passe-temps national important. Ça me rappelait mon enfance et de bons souvenirs. En les regardant rater presque tous leurs tirs et essayer de viser une cible ressemblant à une planche à une distance assez éloignée, je ne pus m’empêcher de penser que je ferais certainement mieux qu’eux.

J’eus bientôt l’occasion de montrer mes capacités. On me tendit un arc et des flèches… et on me dit que je pouvais me rapprocher de la cible pour tirer, une offre que je déclinai bien entendu. Après tout, j’étais beaucoup plus grand qu’eux et s’ils arrivaient à tirer depuis si loin, j’y arriverais moi aussi…

La tâche s’avéra beaucoup plus difficile que prévu et ma première flèche tomba loin de la cible. Les tentatives suivantes furent légèrement meilleures, mais je ne réussis jamais à atteindre la cible et finalement j’abandonnai au milieu d’un rire général. Il m’était impossible de réussir à cause de mon manque d’expérience, de capacité et de force.

La Parole de Dieu nous dit – et l’expérience le confirme - : « Il n’y a pas de juste, pas même un seul… car tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu » (Romains 3.10 et 23). En d’autres termes, tous ont raté la cible. Même si nous essayons de toutes nos forces, aucun d’entre nous ne peut atteindre les normes que notre Dieu Saint a fixées. Nous en sommes tous bien loin.

Fort heureusement, l’histoire ne s’arrête pas là. Le verset 24 dit : « et ils sont gratuitement déclarés justes par sa grâce, par le moyen de la libération qui se trouve en Jésus-Christ. »

Christ a accompli pour moi ce que je ne pouvais faire malgré tous mes efforts. Merci Seigneur.


148 – Souvenir – 2010-10-30

Il y a quelques jours, des centaines de millions de personnes dans le monde ont suivi les événements qui se sont déroulés dans un petit village minier du Chili.

L’équipe de sauvetage venait d’atteindre les 33 mineurs pris au piège pendant 69 jours à environ 700 mètres sous terre. Le moment de l’évacuation était enfin arrivé.

La tension et l’attente étaient tangibles au moment où la petite cage cylindrique avec un médecin a commencé sa descente vers les mineurs. L’atmosphère était électrique lorsque le premier homme a fait surface. Des gens qui ne savaient même pas exactement où se trouve le Chili ont applaudi le succès de l’opération.

Le second mineur est sorti avec quelques morceaux de roche qu’il a donnés au Président et aux dignitaires présents.

Il en a gardé un pour lui comme un rappel constant de l’endroit qui aurait pu devenir sa tombe et d’où il avait été délivré de manière si spectaculaire.

La Bible (Deutéronome 5.15 ; 24.18 ; Ephésiens 2.12) nous encourage constamment à nous rappeler ce que nous étions et où nous étions avant que Dieu, dans sa grâce, intervienne dans notre vie.

Chaque fois que nous prenons part à la Sainte Cène, le pain et le vin, symboles de son sacrifice suprême, sont un rappel tangible de la grandeur de son amour.

« … faites ceci en mémoire de moi. » Luc 22.19


147 – Les vieilles habitudes ont la vie dure – 2010-10-24

« Retournons en Égypte. »  Nombres 14:4

Pendant des siècles, la source avait jailli du flanc de la montagne. Il n’y avait pas beaucoup d’eau, mais elle ne tarissait jamais. Une année après l’autre, elle avait creusé son chemin à travers les pentes verdoyantes puis les forêts, tout en serpentant pour rejoindre le fleuve dans la vallée. Toute la région avait bénéficié de son passage.

Nos vacances scolaires d’été étaient longues. Comme nous ne pouvions pas nous permettre de partir, nous étions constamment en train de chercher de nouvelles idées pour nous occuper d’une manière intelligente et stimulante. Nous avons donc décidé d’essayer de changer le cours de l’eau provenant de la source.

Un petit groupe enthousiaste d’enfants âgés de 11 ans armés de pioches et de pelles s’est donc mis en route avec détermination pour le sommet de la colline. Nous avons travaillé dur pendant des jours, mais nos constructions ne duraient pas longtemps. Chaque matin, nous découvrions que l’eau avait détruit les obstacles que nous avions construits et était retournée dans son ancien lit.

Plus un schéma de pensées, de paroles, d’actions suit longtemps la même ligne, plus il est difficile de changer et plus le risque est grand que si nous réussissons, et que des problèmes surviennent, nous serons tentés de retourner à nos anciennes manières de faire.

Confrontés aux problèmes de la conquête de la Terre Promise, le peuple a choisi de retourner en Egypte et à l’esclavage au lieu de croire aux promesses de Dieu. Le Seigneur a honoré les prières de Moïse et le pays a été conquis, mais seulement après que toute une génération ait péri dans le désert.

Qu’en est-il de nous ? Est-ce que nous ne retournons pas en arrière ???

« Courons avec persévérance l’épreuve qui nous est proposée.

Faisons-le en gardant les regards sur Jésus. » Hébreux 12.1-2


146 – Epitaphe – 2010-10-09

Lorsque je vivais en Angleterre, il m’arrivait d’aller parfois déambuler dans les cimetières centenaires. La mousse recouvrant les textes sur les pierres tombales est un rappel de la brièveté de la vie et souvent de l’énorme fossé entre les rêves, les attentes et la réalité.

Certaines épitaphes reflètent l’humour britannique ou personnel, comme par ex. « Je t’ai dit que j’étais malade. » D’autres expriment la tristesse, la séparation, la frustration, la peur. Dans de nombreux cas, il y a des textes bibliques ou des expressions de foi, de confiance en Dieu ou l’assurance de la résurrection.

Une inscription m’a particulièrement frappé : « J’ai rêvé de m’envoler dans les airs comme un aigle, mais la réalité du tourbillon des vents dans ma vie m’a fait m’écraser dans un marécage de désespoir. Mes illusions et mon existence sont terminées. » Comme c’est triste.

Combien de personnes ont investi tous leurs talents et leurs efforts pour devenir célèbres, riches, populaires, pour être acceptées, pour avoir du « succès », et quand elles sont arrivées en fin de vie, elles ont réalisé qu’il ne leur restait plus qu’une traînée de fumée à laquelle s’accrocher.

Si on me demandait d’écrire mon épitaphe, que dirais-je ?… et ceux qui me connaissent le mieux seraient-ils d’accord avec moi ou écriraient-ils quelque chose de complètement différent ?

En écrivant à Timothée, Paul a déclaré : « J’ai combattu le bon combat, j’ai terminé la course, j’ai gardé la foi. Désormais la couronne de justice m’est réservée… » 2 Timothée 4.7-8.

Qu’aimerions-nous lire sur notre épitaphe ?… Et Dieu, qu’écrirait-il ?…


145 – Équilibre – 2010-10-02

« Pour que vous puissiez discerner ce qui est essentiel »
Philippiens 1:10

Récemment, j’ai passé quelques temps avec ma mère en Afrique du Sud où nous avons entre autres fêté ses 96 ans.

C’était une occasion « heureuse et triste ». J’étais heureux de la voir, de partager, de parler du « bon vieux temps », de remercier Dieu pour sa bonté… et que son esprit fonctionne encore si bien. Triste à cause de ses douleurs physiques constantes, de ses activités réduites à un minimum et de la rapide détérioration de la qualité de sa vie. Elle prie le Seigneur de l’emmener à la maison.

Nous avons fait de courtes promenades au cours desquelles elle posait légèrement sa main sur mon bras pour ne pas tomber. Je l’ai encouragée à s’appuyer carrément sur moi afin que je puisse la soutenir.

Elle a répondu : « Ce n’est pas nécessaire. Mon problème, ce ne sont pas mes jambes mais ma pauvre vue. Comme je ne vois pas bien, je chancèle et perds l’équilibre. Ton bras aide mes yeux et me donne stabilité et direction.

La prière de Paul pour les chrétiens de Philippes était qu’ils grandissent « en connaissance et en pleine intelligence » pour pouvoir « discerner » (Philippiens 1.9-11).

Je loue Dieu parce que quand je lutte pour trouver et garder l’équilibre au travers des difficultés de la vie quotidienne, je peux m’appuyer sur lui, et il me donne de la compréhension et du discernement.

Merci maman pour cette leçon pratique.


144 – La pratique rend parfait – 2008-08-14

En qualité de directeur de la « Mission contre la Lèpre », il se trouvait souvent dans des situations délicates nécessitant de la sagesse, de la compréhension et du tact. C’était un artiste talentueux, et il se détendait en peignant des aquarelles. C’était aussi un moyen de collecter des fonds pour le travail parmi les lépreux.

Un soir, après une pénible journée de séances avec le gouvernement, nous étions sur la plage d’une île du sud-est asiatique. Alors que j’admirais le coucher du soleil, il a saisi sa beauté et l’a immortalisée dans une peinture spectaculaire.

Un homme que nous avions rencontré lors des entretiens est venu vers nous pour nous saluer. Il a ensuite étudié le tableau. « Accepteriez-vous de me le vendre et à quel prix ? » demanda-t-il. Mon ami a répondu : « Je ne pensais pas le vendre, mais vous pourriez l’avoir pour 50 livres (à cette époque, la livre valait encore quelque chose).

« Cinquante livres, n’est-ce pas beaucoup ? Après tout, il ne vous a pas fallu plus d’une heure pour le peindre? » Il a répondu : « Une heure et 30 années de pratique. »

Vous souvenez-vous de la première fois où vous avez utilisé un marteau, une paire de ciseaux, un ordinateur… ou vous avez tenu sur un vélo, conduit une voiture… la pratique rend parfait.

Si nous pratiquons la présence de Dieu – développons une sensibilité de sa présence et nature jusqu’à ce qu’elle contrôle ce que nous pensons, sentons, disons et faisons, alors nous pourrons nous identifier aux paroles de Paul dans Philippiens 4.9 :

« Ce que vous avez appris, reçu et entendu de moi et ce que vous avez vu en moi, mettez-le en pratique. »


143 – Miroirs – 2010-08-02

De toute évidence, il s’était bien amusé avec ses amis dans le petit ruisseau. Ses habits étaient mouillés et sales et sa figure couverte de boue. Pour un enfant de 7 ans, l’après-midi avait été formidable. Ne voulant pas gâcher son moral, mais réalisant pourtant qu’un effort important de nettoyage était nécessaire, je lui ai gentiment suggéré d’aller à la salle de bains se regarder dans le miroir. Il s’est mis en marche sans sourciller.

Il est revenu au salon avec un large sourire, mais tout aussi sale qu’avant.

« N’as-tu pas regardé dans le miroir ? »

« Si, bien sûr. »

« Pourquoi es-tu encore sale ? »

« Papa, le miroir montre à quel point tu es sale, il ne te rend pas propre et je n’ai pas envie de me laver. »

Savoir ce qu’il faut faire ne me donne pas forcément la motivation ou la capacité de le faire. La Loi de Dieu (cf. Exode 20ss) me montre la sainteté de Dieu et comment je devrais me comporter envers Lui et les autres pour Le traiter avec le respect qu’Il mérite. Mais « la loi n’a rien amené à la perfection » (Hébreux 7.19). Elle a agi comme un miroir pour me révéler tel que je suis vraiment, mais ne m’a pas nécessairement donné le désir de changer. Est-ce que je veux être pur ?

Jésus, par Sa mort et Sa résurrection, me permet d’être pur – à l’intérieur et à l’extérieur – et le Saint-Esprit met en moi le désir d’accepter l’offre.

« Lave-moi complètement de ma faute et purifie-moi de mon péché » (Psaume 51.4)


142 – Point mort – 2010-07-25

« ... Avertissez-vous les uns les autres en toute sagesse ... »(Colossiens 3:16)

Alors que nous nous éloignions des feux de signalisation, j’étais suivi de très près par une grosse voiture qui me collait. Il était évident qu’elle voulait me dépasser. J’ai donc commencé à me rabattre sur la voie de droite.

Soudain, j’ai entendu un coup de klaxon insistant. J’ai regardé dans mon rétroviseur central et j’ai vu le chauffeur qui me faisait de grands gestes.

Un coup d’œil aux rétroviseurs extérieurs ne m’a pas permis de détecter quoi que ce soit d’anormal, mais j’ai tout de même ralenti. C’est alors que j’ai vu la petite voiture juste à côté de moi. Elle était dans le « point mort », la partie que les miroirs ne peuvent pas couvrir correctement.

Si le chauffeur n’avait pas klaxonné ou si je ne lui avais accordé aucune attention, j’aurais certainement provoqué un accident.

Mon irritation du moment envers celui qui avait klaxonné s’est transformée en reconnaissance parce qu’il avait fait preuve de suffisamment d’intelligence et d’attention pour m’avertir du danger que j’encourais.

Nous avons tous des « points morts » dans notre vie. Nous n’apprécions pas forcément quand les autres mettent le doigt dessus. Nous n’aimons pas non plus avertir notre prochain quand nous reconnaissons les siens par peur de nous initier dans sa vie ou « de nous mêler de ce qui ne nous regarde pas ». Il n’est pas facile de trouver l’équilibre entre « interférer » et « ne pas se soucier assez pour nous impliquer ».

Je remercie Dieu pour les personnes qu’il a mises sur ma route et qui m’ont aimé assez pour prendre le risque de m’indiquer mes « points morts ». J’aurais aimé qu’il y en ait plus et que j’aie pris plus au sérieux certaines de leurs remarques – cela m’aurait évité bien des problèmes et des souffrances.

Je prie Dieu de me donner courage, sagesse et discernement pour pouvoir dire la vérité avec amour.


141 – Peur - Paix – 2010-07-07

Ils jetaient des pierres à Etienne qui priait…: «Seigneur, ne les charge pas de ce péché!» (Actes 7:59-60)

Il avait travaillé comme officier de l’armée sous un régime totalitaire qui considérait les gens qui croyaient en Dieu comme fous et dangereux. Pendant plusieurs années, il avait été activement impliqué dans l’emprisonnement, la torture et la mort de nombreux chrétiens.

Aujourd’hui, c’est un croyant qui passe son temps à partager sa foi et son amour pour Christ. Il saisit chaque occasion. Un jour, on lui a demandé de donner son témoignage. Il a déclaré :

« Le jeune homme que nous avions arrêté, frappé et torturé a refusé de renier Jésus. Lorsque j’ai dit que s’il ne revenait pas sur sa décision, il ne me laissait pas le choix, je devrais le mettre à mort, sa réponse a été : ‘Faites ce que vous avez à faire, mais laissez-moi d’abord prier pour vous.’ Il a prié pour que j’ouvre mon cœur à l’amour de Christ, l’accepte comme mon Sauveur et que je découvre le pardon, la vie et la paix. Il a été exécuté, mais je n’ai jamais pu me débarrasser l’esprit de son regard de compassion.

Il était en paix face à la mort.

J’étais terrifié, j’avais peur d’affronter la vie.

Des mois plus tard, l’amour de Christ a finalement remporté la victoire, et j’ai maintenant trouvé la paix en lui. »

Il y a plusieurs origines à la peur et pour beaucoup, la plus grande, c’est la mort. Savoir que je suis aimé et accepté par lui et fait partie de sa famille pour l’éternité est le seul antidote sûr. Jean a déclaré : « Il n’y a pas de peur dans l’amour ; au contraire, l’amour parfait chasse la peur » (1 Jean 4.18).

Je le sais – est-ce que je le vis ?


140 – Tête et cœur – 2010-07-04

« Je serre ta parole dans mon cœur afin de ne pas pécher contre toi. » (Psaume 119:11)

Lors de ma formation théologique, notre professeur d’homilétique avait la réputation de dire franchement ce qu’il pensait aux étudiants.

J’aimais bien le cours «prédication», mais j’étais terrifié à l’idée que mon tour viendrait de prêcher à un groupe d’étudiants et de professeurs sur un sujet précis.

Mon tour a fini par arriver. J’ai passé des heures à lire des commentaires, vérifier les références bibliques et écrire des notes abondantes. Le moment venu, je me suis mis à les lire avec crainte et tremblement. J’ai passé un sale moment. Il y avait trop de matière (beaucoup trop). Tout le monde a souffert, les auditeurs autant que l’orateur.

Le professeur a commencé l’évaluation en disant que ma présentation avait été une litanie ennuyante de faits bibliques plutôt qu’un message. Essayant de sauver la situation, j’ai demandé : « Vous voulez dire qu’il y avait trop de choses qui venaient de la « tête » et pas assez du « cœur » ? Aurais-je dû mettre plus de feu (passion) dans le sermon ? » Il a répliqué : « Vous devriez mettre le sermon au feu »… et il est sorti.

La connaissance qui ne touche pas le cœur devient une connaissance stérile et inutile. La passion qui n’est pas basée sur la vérité nous rend esclaves de nos émotions et mène à l’anarchie.

Prière : « Seigneur, donne-moi soif de connaître la vérité et, par l’œuvre de ton Saint-Esprit, transforme mes connaissances en un feu passionné d’adoration et d’action qui rend gloire à ton nom. »


139 – « Compétent et fidèle » – 2010-06-16

« Ce qu’on demande des administrateurs, c’est qu’il soit trouvé fidèle »
(1 Corinthiens 4:2)

Nous aimions notre professeur. Il était vieux, fatigué et indécis. Il ne faisait pas d’effort pour contrôler la classe et nous faisions ce que nous voulions. Il ne nous enseignait guère, soit parce qu’il manquait de connaissance soit il ne savait pas comment transmettre ses connaissances à plus de 50 petits enfants turbulents. Nous nous amusions beaucoup, mais n’apprenions pas grand chose.

La classe était trop grande et il avait presque 80 ans. Le problème était que dans ce petit village des Alpes italiennes, il y avait peu de professeurs. La Seconde Guerre mondiale touchait à sa fin. Le rêve de Mussolini de placer l’Italie à la tête d’un grand empire pour rivaliser celui de la Rome antique se transformait en un cauchemar.

Les hommes et les femmes plus jeunes et robustes qui étaient formés et auraient pu enseigner et équiper la nouvelle génération pour vivre dans une société moderne, étaient sollicités par l’effort de guerre. Certains comme chair à canon sur le «front oriental», d’autre dans les usines pleines à craquer luttant vainement pour maintenir la production militaire et prolonger le carnage de quelques mois.

Aujourd’hui, dans la plupart des pays, les classes sont plus petites et les enfants sont enseignés par des personnes formées et qualifiées. Cependant, il peut y avoir un autre problème. La compétence ne garantit pas la validité du contenu. Qu’est-ce qu’on enseigne à nos jeunes ? Dans la mesure où la plupart des parents ont abandonné leur responsabilité d’éduquer leurs enfants et que la société a rejeté le concept d’un Dieu Saint vivant et plein d’amour qui a fixé des normes pour lesquelles il nous tient responsables, quel genre de monde produisons-nous ?

Quel est le rôle de l’Eglise ?

Quel est mon rôle en tant que chrétien ?

Suis-je fidèle aux responsabilités que Dieu m’a confiées ?


138 – Exemple – 2010-05-20

« Eduque l’enfant d’après la voie qu’il doit suivre !
Même quand il sera vieux, il ne s’en écartera pas. »
Proverbes 22:6

Dans l’Église où je servais comme pasteur dans les années 1960, il y avait bien plus d’enfants et de jeunes que d’adultes. Le dimanche matin, la partie réservée aux enfants regorgeait de monde.

Certains étaient amenés par leurs parents, d’autres venaient par leurs propres moyens et d’autres encore prenaient le bus de l’église. Beaucoup venaient de familles où les parents ne s’intéressaient pas particulièrement à Dieu, mais le fait que nous nous occupions de leurs enfants pendant qu’ils faisaient la grasse matinée ou d’autres choses les arrangeait bien.

Tout en étant reconnaissant d’avoir l’occasion de partager l’amour de Dieu et d’enseigner la Bible à ces enfants, je me demandais quel était l’impact de l’attitude et de l’exemple des parents.

Un jour, j’ai demandé à un garçon de 10 ans quels étaient ses rêves pour la vie. Il a dit : « Je me réjouis tellement d’avoir 16 ans et de ne plus être obligé de venir à l’école du dimanche pour pouvoir aller pêcher avec papa. »

Eduquer des enfants n’a jamais été facile et le défi semble augmenter avec chaque nouvelle génération. Notre exemple est vital. En tant que chrétiens adultes, vivons-nous de manière telle qu’en regardant notre vie, ils ont aussi envie de suivre Jésus ?


137 – « 12 apôtres » – 2010-04-20

« Résistez-lui avec une foi inébranlable » (I Pierre 5:9)

La côte méridionale de Victoria en Australie est très impressionnante. J’aime particulièrement la grande route de l’océan et surtout les « 12 apôtres ».

Au fil des siècles, les vents et les vagues se sont abattus le long de la côte et ont créé des falaises, des grottes et de petites îles en grès spectaculaires.

Lors d’un séjour dans notre famille, nous avons décidé de visiter ce coin de leur nouvelle patrie qu’ils ne connaissaient pas encore. J’ai raconté aux petits-enfants tout ce que je savais sur les naufrages et les 12 îles.

Très impatients, nous avons couru jusqu’au bord de la falaise pour admirer les « 12 apôtres ». A ma grande surprise, j’ai constaté qu’il en manquait. Certains avaient été complètement emportés, d’autres diminuaient rapidement de taille et disparaîtraient bientôt. Depuis ma dernière visite datant d’il y a quelques années, le paysage avait complètement changé.

J’ai discuté avec un indigène et lui ai demandé s’il y avait eu des tempêtes importantes dans la région. Il m’a répondu : « Pas vraiment. En tout cas, la principale menace pour les piliers en grès est l’action continue des vagues qui s’abattent contre la fondation. Ils ont l’air imposants et solides, mais leur fondation est en train d’être érodée et finira par disparaître.»

L’apôtre Pierre connaissait bien le danger de la foi et de l’effondrement et le besoin de « résister » (voir Matthieu 26.69-75). Nous connaissons tous des chrétiens qui se sont éloignés de Lui gentiment et ont fini par « déserter ».

Nous sommes tous en danger, et c’est pourquoi Paul déclare : « Ainsi donc, que celui qui croit être debout fasse attention à ne pas tomber ! » (1 Corinthiens 10.12)


136 – «Paix» – Un témoignage – 2010-03-30

« ... nous avons la paix avec Dieu. » Romains 5:1

Nous souffrons tous d’une maladie chronique incurable: le vieillissement. Personne ne peut éviter la mort ni lui échapper – à moins que le Seigneur ne revienne avant la fin de notre vie.

Avec beaucoup de délicatesse, le médecin a essayé de me faire comprendre que je ne m’en tirerais peut-être pas.

Je l’ai remercié pour sa franchise et son tact. Il m’a regardé quelque peu surpris, a répété sa phrase et m’a demandé si j’avais bien compris. Je l’ai rassuré en lui disant qu’il avait été parfaitement clair et que si le Seigneur voulait m’emmener auprès de Lui, j’étais prêt.

Je ne peux pas comprendre, ni décrire, ni expliquer le sentiment de paix profonde qui remplissait mon cœur. Tout ce que je sais, c’est qu’elle était bien réelle.

Ne me méprenez pas. Je ne suis pas un super-héros. J’aime la vie et je L’en remercie chaque jour. Je n’apprécie pas la douleur ou la souffrance. C’est merveilleux de savoir que chaque moment de mon existence est dans Ses mains et que Son plan pour moi est parfait.

La paix face à une mort éventuelle ne dépendait pas de mes efforts personnels, ni de la puissance de ma volonté, ni d’un « esprit positif ». Elle venait de Lui – une réalisation de Sa parole dans Romains 8.16-17 : « L’Esprit lui-même rend témoignage à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu. Or, si nous sommes enfants, nous sommes aussi héritiers ; héritiers de Dieu et cohéritiers de Christ. »

Au travers de cet événement de ma vie, le Seigneur m’a permis d’expérimenter cette paix et cette relation profondes, et je l’en remercie.

A Lui soit la gloire.


135 – «Souffrance» – 2010-03-10

«Nous nous réjouissons même dans nos souffrances, car nous savons que la souffrance produit la patience…» (Romains 5:3-4)

Nous venons de passer 3 mois dans un endroit “ensoleillé” : l’Afrique du Sud (il a beaucoup plu). Ce voyage annuel a un double but. Nous évitons les hivers longs et froids de Suisse et jouissons d’une pause bienvenue avec notre famille et nos amis (leurs vacances commencent après notre retour en Suisse).

Cette année, le voyage revêtait une importance particulière. Un couple d’amis suisses nous a accompagnés pour une partie du séjour et nous avons planifié visiter le pays. Comme l’anglais n’est pas leur point fort, tout le programme était prévu pour nous quatre !

Les choses ne se sont pas passées exactement comme prévu. Vers le milieu du voyage, je suis tombé très malade, mon état s’est aggravé à cause des efforts que je faisais pour respecter le programme et ne pas laisser tomber mes amis. Finalement, le corps a dit stop (septicémie) et j’ai passé le reste du temps aux soins intensifs de l’hôpital et à la maison en convalescence. (Je ne suis pas encore totalement remis.)

Tout en étant très reconnaissant envers le Seigneur pour sa main bienfaisante, je dois avouer que je n’étais pas vraiment dans un esprit de joie constante.

Romains 5.1-11 est l’un de mes passages bibliques préférés. Je le connais par cœur et le médite souvent. « La souffrance produit la patience... » Certaines de mes pensées au cours des événements de ces 3 derniers mois montrent que mon caractère doit encore être façonné.

Heureusement, il y a deux considérations positives importantes :

Dieu n’en a pas encore fini avec moi – par conséquent mon caractère continuera de se développer au travers de la souffrance.

Je suis accepté par Lui non pas parce que je suis parfait, mais sur la base de la mort et de la résurrection de Christ.


134 – Unique, précieux et pris au sérieux – 2010-02-15

Nous vivons dans un petit village de la campagne suisse et bien que nous puissions profiter de toutes sortes de merveilles technologiques modernes sensées nous faciliter la vie – quoi qu’elles n’en améliorent pas forcément sa qualité – nous n’avons pas la télévision par câble. Nous avons accès au satellite qui nous permet d’obtenir des centaines de chaînes dans des douzaines de langues et parfois il y a même quelque chose de valable à regarder.

Nous aimons bien la chaîne qui parlent des animaux. L’image est en général excellente et les commentaires intéressants et instructifs.

L’autre jour, j’ai regardé un documentaire sur les pingouins. Des milliers d’entre eux sur une petite bande de terre. Pour moi, ils étaient tous pareils. Une multitude de bébés gris identiques tout doux réclamant à grands cris de la nourriture. Les parents allaient pêcher et revenaient en se frayant un passage parmi les autres adultes et la masse de petites têtes qui criaient, jusqu’à ce qu’ils rejoignent leur propre progéniture et la nourrissent.

Ne me demandez pas comment ils font pour trouver leur bébé.

Dans sa Parole, Dieu m’enseigne qu’Il me connaissait dès avant ma naissance. Non seulement entend-il mes cris et comprend-il mes besoins, mais Il m’aime aussi et sait ce qui est le meilleur pour moi et où que je me trouve lorsque je L’appelle, Il me trouvera toujours.

Que c’est rassurant !


133 – Crédibilité – 2010-01-25

Avec l’âge, j’ai commencé à perdre régulièrement mes cheveux, et j’ai maintenant atteint le stade où mon crâne est presque complètement exposé aux éléments. J’ai parfois essayé de négocier un rabais sur le prix de la coupe de cheveux, mais en vain. Le coiffeur rétorquait qu’il devrait me facturer plus parce qu’il lui fallait plus de temps pour trouver le cheveu avant de le couper.

Il y a des années, lorsque je possédais encore une crinière noire assez fournie, le coiffeur avait remarqué certains signes annonciateurs de ma perte de cheveux. Il avait alors essayé de me convaincre d’investir dans un traitement spécial à long terme, un remède parfait dont il se portait le garant. Il était le genre de commerçant qui aurait pu vendre de la glace aux ours polaires avant le début du réchauffement climatique, et sa présentation m’a impressionné.

Lorsqu’il s’est arrêté pour reprendre son souffle, il m’a vu dans le miroir et a remarqué que je souriais gentiment. La raison de mon amusement ? Il était complètement chauve ! C’était loin d’être la meilleure publicité pour son traitement « miracle ». Je reconnais que le remède a peut-être été développé trop tard pour lui… mais tout de même.

Y a-t-il un manque de crédibilité entre ce que j’affirme croire ou ce que je dis que Christ a fait pour moi, et le comportement et les pratiques de ma vie quotidienne ? Jacques dit : « Montre-moi ta foi sans les œuvres, et moi, c’est par mes œuvres que je te montrerai ma foi » (Jacques 2.18). Paul l’exprime ainsi : « Soyez mes imitateurs, comme je le suis moi-même de Christ » (1 Corinthiens 11.1)

Et nous ?


132 – «Du reste, nous savons que tout contribue au bien de ceux qui aiment Dieu» – Romains 8:28 – 2010-01-08

Toute la région était recouverte d’une bonne couche de neige. Le paysage était vêtu d’un manteau blanc luisant d’une beauté immaculée – la joie des enfants, des adultes… et des carrossiers.

Normalement, je préfère admirer la scène depuis mon salon chaud et confortable, mais j’avais un rendez-vous et des pneus d’hiver, et j’ai donc décidé d’affronter les éléments. La couche de neige sur la route n’était pas trop épaisse et, à part le fait de devoir éviter quelques voitures arrêtées au bord de la route, j’avançais bien.

Soudain, j’ai rattrapé une file. Devant moi, aussi loin que je pouvais voir, il y avait des douzaines de voitures. Nous n’avancions pas par à-coups comme c’est parfois le cas lors d’accident. Nous roulions à une vitesse régulière de 15 à 20 km à l’heure. Une colonne de voitures s’est formée derrière moi. Certains ont klaxonné, d’autres ont fait des appels de phares, mais la plupart se sont résignés à être pris dans le « cortège funèbre ».

Y avait-il une personne âgée en tête de file? Un étranger qui n’avait pas l’habitude de rouler sur la neige ? Quelqu’un qui n’avait pas changé ses pneus ? Je regardais constamment la montre et la frustration montait en moi. J’allais être en retard à ma réunion.

Après 20 bonnes minutes, les voitures ont commencé à accélérer et nous avons vite retrouvé une vitesse normale. Puis j’ai compris la raison du ralentissement. Nous avions été bloqués derrière deux énormes chasse-neige qui roulaient côte à côte pour dégager la neige. Ils travaillaient afin de nous permettre de rouler dans une relative sécurité, et nous avions réagi en montrant des signes d’impatience.

Qu’en est-il de mon impatience envers Dieu lorsqu’il ne répond pas immédiatement à mes requêtes ou selon mes critères ?


131 – «Où habites-tu?» – 2009-12-27

Il avait fait de brillantes études en médecine. Tout le monde lui prédisait le succès, la célébrité et la richesse.

A la fin de ses études, il a vécu une rencontre personnelle avec Jésus qui a transformé sa vie. Il a découvert non seulement le pardon et un Sauveur personnel, mais il a aussi reçu un appel et un but.

Il savait qu’il devait utiliser ses dons pour servir les pauvres et les nécessiteux en acte et en parole : les aider dans cette vie et leur parler de Jésus.

Il a tourné le dos à un avenir sûr et lucratif et s’est installé dans l’une des régions les plus pauvres de la ville. Il y a loué une petite maison à deux étages. Le rez-de-chaussée était la pièce où il consultait, et il vivait à l’étage supérieur. Il était toujours disponible, soignant les jeunes et les vieux qui venaient chez lui. Certains avaient les moyens de payer, beaucoup ne le pouvaient pas, mais tous recevaient les mêmes soins.

Les années ont passé, et jour après jour le flot de l’humanité souffrante a continué de franchir le seuil de la porte. Il n’avait aucune vie sociale ni distraction extérieure. Il ne s’est jamais marié et les pauvres sont devenus sa famille et son église.

Lorsqu’il est mort, sans un sou, les pauvres de sa communauté ont organisé ses funérailles… et se sont demandé ce qu’ils pourraient faire pour honorer cet homme qui avait tant fait pour eux. Finalement, ils ont décidé que la plaque qui était suspendue à l’entrée de sa maison serait le meilleur des hommages. Ils l’ont donc enlevée et placée sur sa tombe. Il était écrit :

« Dr……. Résidence en haut. »

Paul a dit :

« Dieu nous a ressuscités en Jésus-Christ et fait asseoir avec lui dans les lieux célestes. » (Ephésiens 2.6)

Où vivons-nous ?


130 – «Eau chaude» – 2009-12-21

J’aime prendre un bain bien chaud. C’est tellement relaxant.

Normalement, je prends une douche en vitesse, mais j’essaie de m’organiser afin de pouvoir passer une ou deux heures (ou trois) dans le bain le samedi matin.

Je remplis la baignoire au maximum et je m’installe en n’ayant plus que le nez hors de l’eau… quel luxe. Parfois je lis, parfois je somnole, parfois les deux (plusieurs de mes livres ont ainsi été baptisés).

Pour compenser le refroidissement naturel de l’eau, je garde le robinet d’eau chaude légèrement ouvert.

L’eau chaude de la maison d’accueil où nous logions était bouillante. J’ai fais couler mon bain et me suis installé confortablement. Je me suis bien vite assoupi.

Les cris de mon épouse m’ont tiré de ma torpeur. La salle de bain était remplie de buée et l’eau du bain était si chaude qu’elle ne pouvait pas y tremper le doigt. Mais comme l’eau avait chauffé graduellement et progressivement, je n’avais rien senti.

Ce n’est qu’en voyant mon corps dans le miroir (aussi rouge qu’une tomate) que j’ai réalisé qu’il en avait fallu de peu pour que je sois sérieusement brûlé. Au cours des semaines suivantes, j’ai pelé, puis mon corps a retrouvé son état normal.

Dieu a utilisé cet incident (vieux de 47 ans) pour me montrer que le péché progresse de manière insidieuse. Quelque chose d’apparemment inoffensif, que nous répéterions, peut nous endormir en nous faisant croire à une fausse sécurité et nous détruire.

Je prends toujours des bains chauds, mais je veille à garder la température sous contrôle… qu’en est-il des autres domaines de ma vie ?


129 – «Redressez-le dans un esprit de douceur»   (Galates 6:1) – 2009-12-06

J’ai entendu dire que l’armée du Seigneur est la seule qui tue ses soldats blessés.

En 1864, Henri Dunant, fondateur de la « Croix Rouge », a convaincu 63 pays de signer la « Convention de Genève » visant à améliorer la protection des militaires blessés et les droits des prisonniers de guerre.

Au cours de ces 150 dernières années, cette convention a été assez bien respectée et mise en application dans le monde entier. Elle a permis à des millions de personnes d’être soignées, guéries et libérées.

Un chrétien qui avait fait quelque chose qui déshonorait publiquement le Nom de Dieu, m’a confié : « Je sais que j’ai péché, je me suis repenti, j’ai demandé pardon et je suis en paix sachant que Dieu a répondu à ma prière… mais la plupart de mes amis chrétiens se sont retournés contre moi. Certains m’ignorent, d’autres m’agressent ouvertement, et d’autres encore répandent toutes sortes de rumeurs à mon sujet. Ils sont en colère contre moi et ont honte d’être vus en ma présence. Je sais que j’ai mal agi, mais voilà qu’au moment où j’ai le plus besoin d’aide pour reprendre pieds, il me semble que je n’en reçoive aucune… si seulement il y avait une « Convention de Genève » pour les soldats blessés de l’armée du Seigneur. »

A cause de notre nature pécheresse et des attaques constantes de l’ennemi, nous risquons tous de tomber chaque jour. « Ainsi donc, que celui qui croit être debout fasse attention à ne pas tomber ! » 1 Corinthiens 10.12. Nous tombons, et Dieu, dans sa grâce, nous relève, nous restaure et marche avec nous… et nous envoie vers le frère qui est tombé pour « le redresser avec douceur ».


128 – La mise en pratique rend parfait – 2009-11-29

Notre petit-fils de 15 mois commençait juste à marcher et profitait de ses nouvelles capacités pour découvrir les merveilles du monde.

La famille était en visite chez un ami qui avait une magnifique piscine. Pendant que les mamans buvaient tranquillement leur tasse de thé sur la terrasse, les enfants s’amusaient dans le jardin.

Soudain, notre petite-fille de 3 ans est arrivée à leur table en courant : « Maman, maman, Enrico nage. » « N’importe quoi, tu sais bien qu’il ne sait pas nager. » « Et bien, il est dans la piscine. »

La maman s’est précipitée sur les lieux. Il avait effectivement réussi à ouvrir la porte et à s’accrocher à l’échelle pour descendre dans l’eau. Heureusement, il n’était pas resté longtemps sous l’eau et s’en est tiré avec une bonne peur. 

Les adultes ont été choqués de voir la vitesse à laquelle un accident potentiellement mortel peut arriver. La grand-maman a pris Enrico sur ses genoux en lui disant : « Tu ne dois plus retourner dans l’eau avant de savoir nager ! » Impossible !

Il est retourné dans l’eau sous surveillance et est vite devenu un assez bon nageur.

Paul a dit : « J’ai appris à être satisfait… » (Philippiens 4.11) et l’auteur de l’épître aux Hébreux affirme que Jésus « a appris l’obéissance par ce qu’il a souffert » (Hébreux 5.8).

Tout apprentissage implique la prise de risques, un effort et une attitude adéquate.

Qu’apprenons-nous de la vie ?


127 – Amour – 2009-11-08

«Car Dieu a tant aimé… qu’Il a donné" Jean 3:16

L’«amour» est un terme très populaire de nos jours. Ce mot est porté aux nues dans des centaines de chansons et utilisé dans nombre d’expressions et de multiples manières. Il peut s’appliquer aux gens ou aux objets, exprimer des sentiments passionnés ou des émotions. Il est aussi de plus en plus utilisé en parlant d’actes physiques.

Comment définiriez-vous l’amour ?

Il s’applique souvent à une personne, un objet ou une fonction qui me donne du plaisir ou m’apporte de la satisfaction. Lorsque cet aspect prend le dessus, la phrase « Je ne t’aime plus » signifie « Tu ne me satisfais plus, donne-moi ce que je veux, ce dont j’ai besoin, réponds à mes attentes. »

En d’autres termes, « l’amour » est devenu de plus en plus égoïste.

La Bible nous propose une dimension radicalement différente. Dieu a tant aimé qu’Il a donné… « Voici comment Dieu prouve son amour envers nous… Christ est mort pour nous. » (Romains 5.8). L’amour sincère ne cherche pas à « obtenir » mais à « donner ».

Comment est-ce que j’aime ? Suffisamment pour donner ?

Pensée : A quoi ressemblerait le monde si « l’amour » devenait l’élément de base pour donner ? Suis-je prêt à suivre l’exemple de Dieu et d’obéir à son commandement d’aimer ?


126 – Echec – 2009-10-25

«Il l’a fait pour former les saints… jusqu’à ce que nous parvenions tous à la maturité de l’adulte» (Ephésiens 4:12 & 13)

Comme vous le savez, zéro peut se dire aussi « nul » et, dans une expression familière, une personne qui est « nulle » est quelqu’un de parfaitement inutile, un incapable.

Un jour, notre fils parlait à des amis lorsque j’ai fait irruption. En me montrant du doigt, il a déclaré : « C’est mon papa, c’est presque James Bond. » Ils ont paru quelque peu surpris, surtout ceux qui n’avaient pas l’habitude de son sens de l’humour.

En voyant leur air perplexe, il a expliqué : « Il est déjà deux fois nul (00), et il ne lui manque plus que le 7. »

Il nous arrive à tous de nous sentir parfois inutiles et incapables de faire face aux défis de la vie. Si cet état d'esprit nous habite souvent, il peut devenir une obsession permanente qui détruit toute initiative – une force paralysante. Il conduit à la pitié de soi chronique, au fatalisme, à l’inertie.

La Parole de Dieu nous enseigne clairement que personne n’est « inutile ». Nous avons été créés à Son image et Il a un plan parfait pour chacun de nous. Nos capacités et nos talents peuvent différer, mais Il désire que nous devenions adultes et accomplissions notre but dans la vie.

Pensée : Il a estimé que j’étais si important qu’Il a envoyé Son Fils mourir à ma place.


125 – Un perdant
"Celui qui perdra sa vie à cause de moi la retrouvera." Matthieu 16:25 – 2009-10-17

Personne n’aime être un perdant.

Notre fils était un grand fan de football. C’était sa passion et nous, en tant que parents, avons passé des heures à le regarder jouer en bravant le vent glacial, la pluie ou la neige. Selon notre avis tout à fait objectif, il était un assez bon joueur.

Le problème, c’est qu’il pensait tellement au sport que les journées pouvaient être totalement gâchées à cause de l’augmentation de la tension liée à l’approche d’un match important ou de la frustration parce qu’ils avaient perdu.

Un jour, il est rentré à la maison l’air misérable et complètement découragé. Désirant l’amener à exprimer ses émotions, je lui ai demandé : « Comment s’est passé le match ? » - « Nous avons perdu. » - « Mais vous avez bien joué ? » - « Tu n’as pas entendu ce que j’ai dit ? Nous avons perdu ! Comment est-ce que ça peut être un bon match si nous perdons ? »

J’ai réalisé qu’il n’était pas d’humeur à discuter et je n’ai pas insisté, même si je n’étais pas d’accord avec lui. Vous pouvez faire un excellent match et pourtant perdre, parce que l’adversaire est meilleur. Si je joue bien et que je perds, je peux apprendre beaucoup sur mes points forts et mes points faibles, et ainsi progresser.

En repensant à ma vie, je réalise qu’une grande partie de ce que j’ai appris sur moi-même, et, par dessus tout, sur Son amour pour moi, je l’ai appris suite à un échec. C’est un élément essentiel pour le développement, la croissance et la maturité.


124 – «On demandera beaucoup à qui l’on a beaucoup donné.» (Luc 12:48) – 2009-10-11

Je ne sais pas si c’est à cause de mon désir de donner un témoignage chrétien positif ou ma réticence à financer inutilement le service des automobiles – ou les deux – mais j’essaie normalement d’obéir aux lois de la circulation…

J’étais en train de réfléchir à tout ce que je devais encore faire avant d’animer la rencontre du soir et au peu de temps qui me restait… et mon pied était sur l’accélérateur. La main tendue de l’agent de la circulation me faisant signe de m’arrêter me ramena à la réalité. J’étais bel et bien coupable d’un excès de vitesse.

En réalisant que l’homme était le frère d’une dame que notre Église aidait, je me lançai dans une longue explication pour dire à quel point j’étais désolé. Je fournis quelques bonnes raisons (à mon avis) justifiant son pardon et implorai sa clémence.

Sa réponse fut claire et catégorique : « Je sais que vous êtes le pasteur et je vous remercie pour ce que vous et votre Église faites pour ma sœur, mais je ne peux pas vous laisser partir. En fait, je devrais vous infliger l’amende maximale. Si on ne peut pas compter sur les responsables chrétiens pour donner le bon exemple, quel espoir y a-t-il pour notre société ? »

Je savais qu’il avait raison, mais l’amende a tout de même fait un trou dans mon porte-monnaie et blessé mon orgueil. Cependant, elle m’a aidé à être plus conscient de la nécessité d’un témoignage chrétien positif… et à être très reconnaissant envers Dieu qui ne me juge pas sur le mérite, mais par la grâce sur la base de l’œuvre que Christ a accomplie pour moi.


123 – «L’Eternel Dieu appela ... "Où es-tu?" ... "J’ai eu peur ... et je me suis caché."» (Genèse 3:9 & 10) – 2009-10-04

L’effusion d’amour et de sentiments de notre fils cadet, bien que rarement dépourvu d’intérêt personnel, était en général assez spectaculaire. Lorsque je rentrais à la maison le soir, il courait à ma rencontre, jetait ses bras autour de moi avec passion en disant à quel point je lui avais manqué tout en m’informant des grands projets qu’il avait pour nous deux.

Un soir, je fus accueilli par un silence inhabituel. Mes deux autres enfants quelque peu crispés me saluèrent poliment, mais le cadet ne se montra pas. Je n’obtins qu’une explication embarrassée à mes questions sur les raisons de son absence et le lieu où il se trouvait.

Il n’était ni malade ni absent et se trouvait quelque part dans la maison. Le problème était qu’il avait été méchant et que sa mère l’avait informé sans mâcher ses mots que son comportement justifiait une attention particulière de papa. Je devais écouter un rapport détaillé et décider des suites à donner.

La joie qui accueillait normalement mon retour fut remplacée par la honte, la peur et l’appréhension qui l’avaient poussé à se cacher. Mes appels restèrent sans réponse.

Je le trouvai finalement sous le lit, le problème fut traité, et la paix et la relation restaurées.

Que de fois mon comportement (pensées, paroles, actions ou inactions…) envers les autres ou Dieu n’a-t-il pas engendré la culpabilité et la honte… si seulement je pouvais me cacher ou tout dissimuler… mais c’est souvent impossible et même si j’y parviens avec les gens, je dois malgré tout vivre avec moi-même. Heureusement que Dieu me donne une invitation ouverte. « Venez et plaidons !… »

Esaïe 1.18.

Suis-je prêt à Le prendre au mot ?


122 – «Aujourd’hui nous voyons au moyen d’un miroir, d’une manière obscure…» (I Corinthiens 13:12) – 2009-09-30

Sa canne lui permettait de garder l’équilibre sans toutefois porter atteinte à sa dignité alors qu’elle se dirigeait gentiment vers sa chambre dans la résidence pour personnes âgées. Son apparence et son allure ainsi que le mobilier et les décorations joliment arrangées témoignaient d’une vie organisée et bien ordonnée.

A la fin du culte que j’avais présidé pour les résidents de la « maison », elle insista pour que je la suive dans sa chambre, car elle voulait me montrer quelque chose. En promenant mon regard sur ses affaires, je fus impressionné par les nombreuses et magnifiques broderies, et je compris rapidement qu’elle en était l’auteur.

Elle m’invita à ouvrir un tiroir et à en sortir un chef-d’œuvre qu’elle venait de terminer. En l’examinant à la lumière du jour, je fus frappé par la variété de couleurs et les motifs, mais remarquai que certains fils semblaient défaits et les motifs confus. Une tristesse m’envahit en réalisant qu’elle prenait de l’âge, sa vue baissait et ses mains tremblaient, tout cela commençait à avoir un impact sur la qualité de son travail.

Son rire et ses remarques mirent un terme à mes rêveries.

« Vous le regardez à l’envers, je suis sûre qu’il paraîtrait plus beau et le motif aurait plus de sens si vous le retourniez ! » Ce que je m’empressai de faire. Elle avait raison, c’était magnifique et, d’après moi, parfait.

Les événements de ma vie ressemblent parfois à une explosion de couleurs et un enchevêtrement de motifs déformés. La vie ne semble tout simplement pas avoir de sens. Lui voit l’ensemble du tableau depuis l’autre côté et Il est occupé à mettre au point Son chef-d’œuvre parfait.

Suis-je prêt à le croire ? Est-ce que je fais confiance à la finesse de Son travail ?


121 – Aire de repos – 2009-09-19

Dernièrement, des membres de la famille nous ont visités et nous avons eu la possibilité de leur montrer certains endroits magnifiques de notre région. Chaque fois que c’était possible, nous avons pris les routes secondaires traversant les villages afin qu’ils aient plus de temps pour admirer et découvrir le paysage. Une fois cependant, nous avons dû parcourir une distance plus grande et avons profité de l’autoroute.

J’ai été impressionné par les nombreuses affiches le long de l’autoroute proposant aux gens de s’arrêter à intervalles réguliers pour se reposer et réduire le risque d’accident.

  • « S’arrêter, se reposer, revivre, survivre »
  • « Une pause de 10 minutes toutes les deux heures peut doubler votre espérance de vie »
  • « Une sieste d’une demi-seconde au volant pourrait être votre dernière »
  • « Pourquoi prendre le risque de perdre des années pour gagner quelques minutes »
  • ...

Notre vie semble être une course perpétuelle. Quand avons-nous pour la dernière fois pris le temps d’écouter un oiseau, de regarder le coucher du soleil ou d’étudier la formation des nuages ?

Même si ce que nous faisons est important, nous devons prendre le temps de « nous détendre » et faire une pause.

Jésus connaissait la valeur de ce principe, l’a mis en pratique et a encouragé Ses disciples à faire de même.

« Venez à l’écart… et reposez-vous un peu. » Marc 6.31

Pensée : si je suis trop occupé pour m’asseoir à Ses pieds, je suis trop occupé.


120 – Responsabilité – 2009-09-13

Combien de journées n’ai-je pas gaspillées? Combien de nuits blanches n’ai-je pas passées ? Combien de relations n’ai-je pas gâchées ou détruites ?

Tout cela parce que je n’ai pas fait ce que j’étais censé faire.La raison peut être la peur, l’amertume, le manque d’intérêt, la paresse… mais j’ai essayé de remettre les choses au lendemain ou d’éviter de faire ce qui devait être fait. J’ai souffert, les autres aussi, et nous avons tous passé à côté de la bénédiction que Dieu nous destinait.

Le petit livre de Jonas est bien connu, mais pas toujours compris et rarement mis en pratique. Il faut 3 minutes pour le lire et toute une vie pour l’appliquer. Lisez le verset 3 du chapitre 1 et méditez le chapitre 4. Que m’enseigne-t-il sur le fait d’essayer de fuir loin de Dieu et de la grâce de Son pardon envers moi et ceux que j’aimerais voir punis et souffrir ?

Un dicton africain dit :

« Aucune jambe ne peut courir suffisamment vite pour l’emporter sur la responsabilité. »

Pensée : si Dieu me traitait de la même manière que j’aimerais qu’Il traite ceux qui m’ont fait du mal ou qui m’ont blessé, qu’est-ce qui m’arriverait ?


119 – Empoisonné ? – 2009-09-06

Tous les garçons du village savent que les fruits volés sont moins chers et meilleurs que ceux achetés au magasin. D’une certaine manière, le risque d’être pris augmente l’excitation et améliore le goût. 

Il faisait chaud, les journées étaient longues et rien de bien intéressant ne se passait dans le village pour réduire l’ennui des vacances d’été. Heureusement, il y avait passablement de fruits dans la vallée et le groupe des jeunes adolescents s’embarquaient dans des sorties quotidiennes pour redistribuer leurs provisions de fruits. 

L’un des préférés était le quartier de melon. Il n’y a rien de plus agréable que de s’asseoir dans une rivière et de manger un melon mûr. Malheureusement, le paysan ne partageait pas l’enthousiasme des garçons et décida de leur donner une leçon. 

Un jour, les garçons sont tombés sur un grand panneau planté au milieu des melons. « L’un de ces melons a été empoisonné. » Etait-ce la vérité ? Dans l’affirmative, lequel ? Cela valait-il la peine de prendre le risque ? 

Après avoir discuté et réfléchi, les garçons ont décidé d’enlever le panneau et de le remplacer par un autre disant : « Deux de ces melons ont été empoisonnés. » 

Oui, non, peut-être, et si ? 

Maintenant, même le paysan n’osait plus profiter de ses melons… jusqu’à ce qu’une réunion soit organisée et permette de clarifier la situation. 

La Parole de Dieu dit : « Toute l’Ecriture est inspirée de Dieu… » II Timothée 3.16. Si vous commencez à supprimer les passages que vous trouvez difficiles à comprendre ou à mettre en pratique (il m’arrive de le faire avec ceux qui me freinent, et je suis loin d’être le seul), qu’est-ce qui va nous rester, et quelle valeur ces passages auront-ils ?


118 – «Faire mouche»  – 2009-08-30

J’avais promis à notre fils de 10 ans de passer du temps à jouer avec lui l’après-midi. Une promesse qu’il n’a pas oubliée. 

Nous avons décidé d’organiser un concours de tir avec l’arc et les flèches que nous avions fabriqués. L’idée était simple. Nous voulions installer une boite en carton sur la terrasse à côté de mon bureau, dessiner des cercles avec de la craie et puis tirer chacun notre tour. 

Tout le matériel était prêt lorsque le téléphone sonna. Je me suis excusé, lui ai demandé de finir la préparation et de commencer à tirer pendant que j’allais répondre. 

De la fenêtre, je l’ai regardé se tenir au-dessus de la boite, tirer une flèche en plein milieu, prendre la craie et dessiner les cercles autour de la flèche. Puis, il a placé la boite à l’endroit convenu. 

Lorsque je suis sorti, il m’a montré sa flèche avec fierté tout en disant : «J’ai fait mouche, maintenant, c’est à toi.» 

Sans dire un mot, j’ai tourné la boite de l’autre côté, me suis tenu juste au-dessus et j’ai tiré ma flèche. Puis, j’ai dessiné les cercles autour : « Moi aussi j’ai tapé dans le mille. » 

Il m’a regardé un instant puis a déclaré : « Nous sommes tous les deux des tricheurs. » 

Dans ma vie de prière, je dois confesser qu’il m’est plus facile de Lui demander de bénir mes idées plutôt que de Lui demander de me montrer Son chemin.


117 – «Fleuves d’eau vive»   (Jean 7:37-39) – 2009-08-23

C’était un grand jour pour les habitants d’un village au sud-est de l’Asie. 

Des barres de fer chaudes avaient été utilisées pour brûler les membranes sur des douzaines de tiges de bambous afin de permettre à l’eau de couler à l’intérieur. Les tiges avaient ensuite été déposées dans un fossé creusé pour l’occasion, reliant une source sur la colline au centre du village, et assemblées les unes aux autres. Les ouvriers les ont recouvertes avec soin pour éviter que les gens ou les animaux les abîment ou que le soleil les détériore. 

Tout était prêt ; la cérémonie d’ouverture pouvait commencer. Nous nous sommes tous dirigés vers la source, avons prononcé une prière de reconnaissance et ouvert la conduite afin que l’eau pure puisse couler. Elle allait permettre de diminuer les maladies et de pourvoir en eau potable et aux besoins en irrigation de la communauté située dans la vallée. 

Nous avons couru pour voir l’eau arriver de l’autre côté. Hommes et femmes, chiens, cochons, poules, tous attendaient impatiemment – mais rien ne se passa. 

Quelque chose, quelque part obstruait la conduite et l’eau ne pouvait pas passer. Il a fallu recreuser, démonter et vérifier chaque segment séparément. 

La cause du problème a finalement été identifiée. Il s’avéra qu’une des membranes d’une perche n’avait pas été brûlée, une sur des centaines, mais cela avait suffi à empêcher l‘eau de couler. 

Le problème résolu, la conduite recouverte, l’eau qui donne la vie a fini par arriver jusqu’au village. 

Question : le Saint-Esprit en moi devrait être une source d’eau vive coulant vers les autres. Y a-t-il quelque chose qui empêche ou obstrue le passage?


116 – Perdre la face – 2009-08-16

Il avait environ 80 ans et ses traits témoignaient d’une vie de dur labeur physique et de nombreuses souffrances.

Son complet était lustré, mal ajusté et un peu trop grand pour lui. Il ne l’avait sans doute pas porté depuis des années et ne paraissait pas très à l’aise dedans. Sa chemise blanche avait aussi connu des jours meilleurs et n’était définitivement plus de la première jeunesse. Il portait une cravate décolorée, en biais, dont le nœud était mal fait. Des larmes roulaient sur ses joues.

A côté de lui se tenait une femme dans la cinquantaine, bien soignée et vêtue de manière impeccable. Elle essayait, en vain, d’arranger sa cravate, d’ôter la poussière de dessus son veston. Elle marmonna : «Ressaisis-toi Papa, regarde-toi, n’as-tu aucune fierté ? Tu nous fais perdre la face.» Elle avait l’air embarrassée et honteuse.

Il ne réagit pas et garda les yeux fixés sur le cercueil dans lequel gisait son frère, pendant que les gens défilaient devant lui pour rendre leurs honneurs.

Alors qu’elle continuait à essayer de le rendre plus «convenable», il lâcha : «Laisse-moi tranquille – les morts ne peuvent pas ‘perdre la face’.»

Jusqu’où sommes-nous prêts à aller afin de faire bonne impression ou de garder une image, éviter de perdre la face ou protéger une réputation ? Hérode, dont la moralité était très élastique, a choisi de faire décapiter Jean-Baptiste au lieu de «perdre la face» devant ses invités. (Marc 6.26-28)

Pensée : Quelles sont les implications de «J’ai été crucifié avec Christ ; ce n’est plus moi qui vis, c’est Christ qui vit en moi…» (Galates 2.20) sur ceux que j’essaie d’impressionner, comment et pourquoi ?


115 – Aide au développement ? – 2009-08-10

Nous passons de très agréables vacances en famille au bord de la mer. Le soleil est chaut, la plage splendide, les vagues idéales et les enfants contents.

Je les observe de loin. Ils commencent à construire un énorme château de sable. Il s’avère rapidement que leur enthousiasme dépasse leur capacité à faire des plans et à les mettre en œuvre. Je m’invite donc dans leur projet.

Au début, j’apporte mon aide, mais gentiment je prends la direction. Les tourelles, le pont-levis, le fossé, les murailles fortifiées, etc. se dressent les uns après les autres. Ils doivent aller chercher une pelle, chercher des morceaux de bois, des planches, des pierres et des coquillages.

Plus la construction devient compliquée, plus ils deviennent spectateurs, et leur intérêt diminue. Ils sont soulagés d’entendre Maman appeler pour dîner. Il nous faut rentrer à la maison.

Je leur dis de me précéder et de me laisser finir la construction. Au moment où j’arrive à la maison, le repas est froid… et l’atmosphère glaciale. Je me console à l’idée d’avoir construit un château de qualité impressionnante.

Après dîner, les enfants courent voir le chef-d’œuvre et reviennent en criant : «Maman, Maman, vient voir le magnifique château que nous avons construit.»

A mesure que l’après-midi avance, la marée monte. Un des garçons vient alors me chercher : «Viens voir Papa, les vagues ont détruit le château que tu as construit.»

Possession ?


114 – Valeur – 2009-06-29

Avez-vous déjà tellement désiré une chose que lorsque vous la trouvez enfin, vous “devez simplement l’avoir” et vous finissez par payer beaucoup plus que sa valeur intrinsèque pour l'acquérir?

La question « combien vaut-il ? » peut parfois obtenir ce genre de réponse : « Cela dépend de la personne qui le veut, si elle est riche ou pas, et jusqu’où elle est prête à aller pour l’acquérir »… ou « qui d’autre le possède déjà ou le porte ».

Ce n’est pas qu’une question d’argent. L’ardent désir d’avoir ou de posséder quelque chose (ou quelqu’un) peut parfois affecter la santé, la personnalité, la réputation. Cela peut transformer des amis en ennemis implacables, susciter de la jalousie ou de la haine. Cela peut aussi donner un but, une conviction, une direction. Cela dépend de ce que je veux et pourquoi je le veux, ce que je compte en faire lorsque je l’aurai et comment je m’y prends pour l’obtenir.

Jésus l’a exprimé ainsi : « Le royaume des cieux ressemble à un marchand qui cherche de belles perles. Lorsqu’il a trouvé une perle de grande valeur, il est allé vendre tout ce qu’il possédait et l’a achetée. » Matthieu 13.45-46

Pensée : « Votre valeur ne dépend pas de ce que vous possédez, mais de la personne de la chose ou de l'idée qui vous possède. »


113 – Connecté ! – 2009-07-27

Vous souvenez-vous de votre première voiture? Peut-être en rêvez-vous encore.

J’ai acheté la mienne en 1957 (cela me vieillit) : une Hillman Minx d’occasion. C’était « la plus belle des voitures noires au monde «. Malheureusement c’était un véhicule capricieux qui nécessitait des soins constants et considérables. Il me semblait qu’il n’y avait pas une semaine qui passait sans que j’aie besoin de réparer ou de remplacer quelque chose.

Je suis vite devenu un expert en mécanique et j’ai appris à improviser. Un jour, j’ai dû persuader une jeune demoiselle, qui m’accompagnait à une rencontre de jeunes, de se séparer de ses bas nylon afin que je puisse les utiliser pour remplacer la courroie de ventilateur et poursuivre notre route.

Une autre fois, la voiture a refusé de démarrer. J’ai vérifié l’essence, la batterie, le démarreur, les bougies – tout paraissait en parfait état de fonctionnement – mais rien ne se passait. Il m’a fallu du temps pour découvrir que les câbles de batterie étaient détachés. La puissance était là, mais à cause d’une mauvaise connexion, elle ne pouvait pas se transmettre.

La panne détectée et réparée, je suis très vite reparti… dans ma vie quotidienne je paie souvent le prix pour ne pas mettre en pratique ce que je sais et crois. Faire en sorte de rester correctement connecté à Lui est un défi de tous les jours.

« Je peux tout par Celui qui me fortifie. « Philippiens 4.13… et pourtant ?


112 – Soumission – 2009-07-22

Dans la tradition indienne (et dans d’autres pays également), si un homme et sa femme marchent ensemble, ils ne marchent en général pas côte à côte. La femme marche deux ou trois pas derrière son mari. Certains disent que c’est pour la protéger des serpents, etc. D’autres soutiennent que c’est parce qu’elle est considérée inférieure. D’autres encore affirment que c’est simplement une habitude culturelle dans une société où les personnes de sexes opposés ne devraient pas se toucher en public.

J’étais assis dans le train avec un couple indien assez âgé qui m’accompagnait à Londres. Lui s’était rendu plusieurs fois en Europe, mais c’était le premier voyage qu’ils faisaient ensemble, et elle était assez excitée.

Le sourire aux lèvres, il lui dit : « Pendant que nous serons en Angleterre, tu n’as pas besoin de marcher deux pas derrière moi, tu peux marcher à mes côtés si tu veux. »

Elle répondit : « Cela ne me gêne pas de marcher deux, voire même trois pas derrière toi, pour autant que tu ailles là où je veux. »

Sans tenir compte de notre arrière-plan culturel, il nous est parfois difficile de respecter les autres et de nous soumettre à eux. Dans sa lettre aux Ephésiens, Paul suggère que si je donne à Christ la place qu’Il mérite dans ma vie, cela me permettra de me soumettre aux autres en toute liberté et sans crainte.

Question : S’il est vrai que ma façon de traiter les autres définit ce que je pense de moi-même et de Lui, quel message est-ce que mon comportement relationnel transmet ?


111 – Sic transit Gloria mundi – 2009-07-17

Nous vivions dans la capitale d’un pays au centre de l’Afrique. L’air était chaud, humide et moite. Toute la plaine paraissait enveloppée d’une brume épaisse.

A l’extérieur de la ville s’élevait une haute colline. Nous imaginant qu’elle pouvait offrir une bonne vue sur la ville et qu’il y ferait de toute façon plus frais, nous avons décidé de nous rendre sur son sommet.

Aux deux-tiers du chemin, un petit dégagement sur le côté de la route avec un énorme et magnifique monument en marbre a attiré notre attention.

Intrigués, nous nous sommes arrêtés. Nous avons découvert la statue du président de cet État totalitaire érigée sur un grand bloc de marbre. Il y avait une inscription.

Un texte était en effet gravé sur le socle de marbre disant: «A la gloire éternelle de…» suivait le nom du président. Nous avons été frappés de voir que son nom n’était pas gravé dans le marbre mais simplement peint. Nous avons admiré le pragmatisme des personnes qui ont fait en sorte que lorsque le président changerait, ils pourraient simplement peindre le nouveau nom au lieu d’avoir à sculpter un nouveau socle ou une nouvelle statue.

Nous essayons souvent d’obtenir la «gloire éternelle» et nous ne réalisons pas, ou refusons d’accepter, que quelle que soit notre «importance» ou notre «célébrité», nous serons vite oubliés.

En fin de compte, ce qui importe le plus, c’est ce qu’Il pense de nous.

«Recherchez d’abord le royaume et la justice de Dieu, et tout cela vous sera donné en plus.» Matthieu 6.33.


110 – "Choix" –

Adolescent, j’ai été “fou amoureux” d’une fille pendant deux ans. Pour moi, elle était la plus belle au monde. Nous avions beaucoup de plaisir à être ensemble et faisions toutes sortes de projets pour l’avenir.

Puis, Dieu m’a rencontré et j’ai découvert qu’il était mon Sauveur et mon Ami personnel. J’ai naturellement voulu que mon amie partage la joie du salut, et le jour-même je lui ai annoncé ce qu’Il avait fait pour moi tout en l’encourageant à Le recevoir dans sa vie. Elle m’a clairement fait comprendre que Dieu ne l’intéressait pas.

Bien que je ne sache pas que la Bible déclare que les croyants ne devraient pas se lier à des incroyants (2 Corinthiens 6.14), j’ai réalisé qu’il était préférable de nous séparer. Si nous restions ensemble, je serais constamment forcé de faire des compromis et ma relation avec Dieu ou avec elle ou avec les deux en souffrirait.

Nous nous sommes séparés avec beaucoup de tristesse, mais une fois que j’ai choisi qui j’aimais le plus, le choix n’a pas été si difficile que cela. L’amour nécessite des choix. Mes actions, attitudes et relations sont une expression de ce qui est le plus important dans ma vie.

Le Christ ressuscité a demandé à Pierre: «Simon… m’aimes-tu plus que ceux-ci ?» Jean 21.15.

La même question nous est posée chaque jour de notre vie. Quelle est votre réponse ? Vos choix la reflètent-ils ?


109 – "Pèlerinages" –

Je traversais un «désert» dans ma vie spirituelle. Dieu me paraissait très distant et mes prières semblaient s’arrêter au plafond. Profitant d’un week-end prolongé, j’ai quitté l’école théologique et suis allé dans une ferme près de la frontière du Mozambique où Dieu avait œuvré avec puissance pour transformer de nombreuses vies quelques années plus tôt.

Quel bonheur de s’éloigner de la ville et de la routine quotidienne ! Au milieu du «fleuve crocodile», il y avait un grand rocher avec un arbre. J’ai passé des heures sous cet arbre à lire ma Bible et à prier.

Dieu m’y a rencontré d’une manière fantastique. Il était si proche et réel. Son amour m’a rempli jusqu’à déborder. La communion spirituelle lors de ce moment a été merveilleuse, et je suis retourné à mes études avec joie et enthousiasme.

Quelques mois plus tard, je me suis à nouveau senti un peu «en bas». Ayant gardé des souvenirs très vifs de ma rencontre avec Dieu, je suis reparti à la ferme.

Je me suis assis sur le même rocher, sous le même arbre, mais à part le spectacle que m’ont offert quelques crocodiles, rien de spécial ne m’est arrivé. Après deux jours, je suis reparti plus troublé, frustré et vide qu’à mon arrivée.

Il m’a fallu du temps pour comprendre que Dieu ne se laisse pas manipuler et qu’il est dangereux de vouloir reproduire des expériences.

Parfois, dans Sa miséricorde, Il nous permet de vivre quelque chose de spécial mais nous ne pouvons pas «Le mettre dans une boite ». Le jour où un endroit ou un rituel devient une formule magique, nous glissons dans l’idolâtrie et Lui volons la gloire.

Pierre, impressionné par la transfiguration, a dit : «Dressons trois tentes : une pour toi, une pour Moïse et une pour Elie.» Dieu a dit : «Celui-ci est mon Fils bien-aimé… écoutez-le !» Matthieu 17.4-5


108 – "Goûte" –

Je ne croyais pas vraiment en l’existence de Dieu, et s’il existait, se souciait-il de moi ? Pouvait-il s’occuper de mes problèmes ? Mes questions sur le sens de la vie, les questions liées à la souffrance, l’injustice, la peur de la mort, etc. sortaient comme une avalanche d’amertume, de frustration et de doute.

L’évangéliste qui avait expliqué le chemin du salut au travers de la repentance et de la foi en la mort et la résurrection de Christ pour moi, m’a patiemment écouté.

Lorsque je me suis arrêté pour reprendre mon souffle, il a sorti une branche de chocolat de sa poche, l’a déballée et l’a mise à la bouche. Alors que je le regardais avec un étonnement croissant, il l’a dégustée lentement et s’est ensuite appuyé sur sa chaise avec un air de satisfaction. Il m’a alors demandé : « Quel goût avait le chocolat ? »

J’ai répondu : « A en juger par votre expression, il était bon, mais comme je n’en ai pas mangé, je ne peux pas vraiment répondre – vous êtes le seul à savoir. »

« Exactement, la Parole de Dieu dit : ‘Goûte et vois… ‘ C’est ce que j’ai fait et Il est bon. Tu ne peux pas dire tant que tu n’as pas essayé toi-même. »

Cette nuit même, j’ai « goûté ». Il a transformé ma vie – et je peux dire qu’Il est bon.

Qu’en est-il de vous ?


107 – "Calme" –

Les nuages noirs menaçants et les vents violents confirmaient l’exactitude des avis de tempête. L’océan a pris une couleur de plomb, les vagues se sont transformées en une énorme houle qui secouait et ballottait le grand navire de croisière comme s’il était un bouchon de liège.

Des dizaines de marins couraient dans tous les sens pour empiler et attacher les chaises du pont, mettre en lieu sûr et fixer tout ce qui bougeait. Malheureusement, ils ne pouvaient pas grand chose pour empêcher les passagers d’avoir le mal de mer. Les heures qui ont suivi n’ont pas été des plus agréables.

La nuit a paru interminable, mais enfin le matin s’est levé et la mer s’est calmée. La tempête était passée.

Le capitaine a partagé un fait intéressant. Sachant que son ami était dans un sous-marin, il l’a appelé par radio pour lui demander comment il avait fait face à la tempête. Son ami lui a répondu : « Quelle tempête ? Les turbulences sont un problème de surface. Aucune tempête ne peut descendre assez profond pour influencer un sous-marin en plongée.»

Si seulement c’était si facile dans la vie de tous les jours !

Nous avons tous à faire face à différents types de tempêtes. Certaines sont superficielles et passent assez rapidement. D’autres sont plus profondes, peuvent toucher tout notre être et avoir un impact durable sur notre vie.

Pourtant, Dieu affirme que le calme intérieur est possible malgré les circonstances. Sa Parole déclare « A celui qui est ferme dans ses intentions, tu assures une paix profonde parce qu’il se confie en toi » Esaïe 26.3

Prière : «Seigneur, aide-moi à le croire, à le recevoir et à le vivre.»


106 – "Discernement" –

Snoopy était un splendide chien blanc, bâtard, de taille moyenne. Pendant des années, il a fait la joie des enfants, donné du travail aux parents et effrayé les facteurs… et toute personne qui osait s’aventurer sur le chemin devant notre maison

Il avait de nombreux talents, dont celui de pouvoir identifier lequel de nos enfants arrivait à la maison.

Il avait l’habitude de se coucher sur le tapis, à côté du chauffage dans le corridor. Soudain, bien avant que nous entendions quelque chose, il tendait ses oreilles et écoutait attentivement. Puis, soit il reposait sa tête et poursuivait sa « sieste », soit il se levait avec un regard effrayé et partait se cacher quelque part, soit il allait jusqu’à la porte en branlant la queue de joie. Sur la base de son comportement, nous savions si c’était l’enfant du milieu (qui ignorait normalement le chien), le plus jeune (qui l’embêtait) ou l’aîné (qui l’embrassait et le caressait) qui arrivait.

J’ai souvent désiré avoir ce genre de discernement pour entendre et comprendre quand Dieu me parle. Cela nécessite du temps, de la pratique, de la confiance, une relation intime et une ouverture à l’inspiration de Son Esprit… et une acceptation réaliste que mon humanité pécheresse fait que c’est impossible de développer la formule parfaite.

Paul a pu dire : «Ce n’est pas que j’ai déjà remporté le prix… mais je cours…» Philippiens 3.12-14


105 – "Boutons" –

Juste quand il devient très important que l’autre sexe me trouve beau, je me regarde dans le miroir, et qu’est-ce que je vois ? Des boutons !

Au début, il n’y en a que quelques-uns et je parviens à les cacher en faisant preuve de créativité avec de la poudre et de la crème… mais leur nombre et leur forme continuent de grandir. Le fait que la même chose arrive à tous les adolescents que je connais ne m’apporte guère de réconfort… tout comme l’assurance qu’ont les personnes plus âgées qu’ils finiront par guérir et disparaître. Je suis mal à l’aise, en colère et je me déteste.

Dans un monde où l’apparence extérieure est si importante et la «beauté» est déterminée par le poids, la taille et la forme du nez ou des oreilles ou… il n’est pas facile de se sentir bien dans sa peau si je ne réponds pas aux critères de ma société. Ce ne sont pas seulement les adolescents ou les femmes qui sont touchés, cela nous concerne tous. Nous avons tous nos «boutons».

Heureusement que Dieu nous regarde sous un angle différent. «L’Éternel n’a pas le même regard que l’homme : l’homme regarde à ce qui frappe les yeux, mais l’Éternel regarde au cœur» 1 Samuel 16.7.

Oubliez vos «boutons». Il vous aime et veut vous donner un nouveau cœur et mettre Son Esprit en vous. Ezéchiel 36.26-27.

Ouvrez-vous à Son amour et rappelez-vous qu’Il vous considère si «spécial» que Jésus est allé jusqu’à la croix pour vous.


104 – "Circulez" –

Pendant le règne d’Oliver Cromwell sur l’Angleterre, il paraît que le pays a traversé une crise financière. Le trésorier l’a informé qu’il n’y avait plus d’argent dans le trésor pour fabriquer des pièces en argent.

Il s’est renseigné pour savoir s’il y avait des réserves d’argent quelque part. Il a alors appris qu’il restait seulement un grand nombre de statues en argent des divers saints.

Il a répondu : «Fondez les ‘saints’, faites-en des pièces de monnaie et mettez-les en circulation.»

Nous pouvons applaudir son pragmatisme ou remettre en question son manque de respect envers l’héritage religieux. La réalité, c’est qu’il y a eu plus qu’assez d’argent pour satisfaire les besoins du pays.

Tous les croyants sont des ‘saints’ – cf. Ephésiens 1.1 ; Philippiens 1.1 ; etc. Jésus nous a dit d’aller et de partager la bonne nouvelle de l’Évangile. Marc 16.15. Mais il nous est plus facile de nous rencontrer dans les établissements et bâtiments que nous appelons ‘église’ et d’inviter, peut-être, les gens à venir à nous. Nous sommes Son Église et Il nous dit d’aller dans le monde.

Les pays traversent un crise spirituelle. Sommes-nous prêts à prier :

«Seigneur, remplis-moi de ton amour pour les perdus, fais fondre ma résistance et mets-moi en circulation.»


103 – "Tenir debout ensemble" –

Les séquoias de Californie offrent un spectacle majestueux. Ils dominent toute la végétation et leur hauteur et leur âge sont des plus impressionnants.

Bien qu’ils symbolisent la force et la durabilité, ils sont en réalité assez vulnérables. Ils ont une très grande envergure, mais un enracinement relativement superficiel. Des vents violents peuvent facilement les déraciner.

Ils arrivent cependant à assurer leur survie en se soutenant les uns les autres. Un groupe d’arbres a un réseau si étendu de racines qui s’entrelacent qu’il parvient à résister aux tempêtes. Les séquoias peuvent être grands et forts, mais ils ont besoin des uns des autres pour rester debout.

Ecclésiaste 4.9 et 12 déclare : «Il vaut mieux être deux que tout seul… la corde à trois fils ne se coupe pas facilement.»

Parfois, nous pensons pouvoir «nous en sortir seul», mais il nous arrive à tous de nous retrouver dans des situations où nous avons besoin de l’aide des autres, et par-dessus tout, de Son aide.

Un dicton africain dit : «Heureux l’homme qui a quelqu’un sur qui s’appuyer.»

Avez-vous quelqu’un ? Les autres peuvent-ils s’appuyer sur vous ?


102 – "Correction" –

"...l’Eternel châtie celui qu’Il aime" Proverbes 3:;11 & 12

Les bébés sont mignons mais vulnérables.

Pour la progéniture de la plupart des animaux de la brousse africaine, les chances de survie sont relativement faibles. Les prédateurs, que ce soit sur terre, dans les airs ou dans l’eau, sont constamment aux aguets à la recherche de leur prochain repas.

J’étais assis avec un guide dans un abri ombragé surplombant une mare. Nous avions le privilège d’assister à un événement unique.

A quelques mètres devant nous, une girafe était en train de mettre bas. Le processus était long et pénible et comme elle se tenait debout, je ne pouvais pas m’empêcher de penser au pauvre bébé. Finalement, il est tombé par terre en faisant un grand «plouf».

Alors qu’il gisait là, une masse entremêlée de jambes et d’un long cou, la mère l’a regardé un instant, puis a commencé à le frapper. Les coups sont devenus de plus en plus forts, si bien que le bébé luttait désespérément pour les éviter.

Avec un gros effort, il a réussi à se mettre sur ses pieds et s’est tenu debout en tremblant. La mère a arrêté de frapper, a commencé à le lécher et ils se sont deplacé ensemble.

La mère savait que la seule chance que son petit avait de ne pas être mangé par un lion ou un autre carnivore, c’était en étant capable de courir. Plus le processus d’apprentissage est long, plus le risque est grand d’être dévoré, d’où l’intensité des coups.

Lisez Hébreux 12.1-12

Prière : « Merci Père parce que tu m’aimes assez pour me corriger pour mon bien et pour ta gloire. »


101 – "Unique?" –

Dernièrement, j’ai eu la possibilité de rendre visite à mes petits-enfants. Comme il y en a quatre entre 7 et 16 ans, les relations peuvent devenir « intéressantes », surtout entre un frère et ses sœurs.

Nous avons fait beaucoup de choses « amusantes » ensemble et avons aussi discuté du défi de vivre une vie centrée sur Christ et de Le laisser nous diriger dans les choix que nous avons à faire quant à nos attitudes, actions et réactions.

L’une des filles a très vite adopté l’idée de se demander « Que Ferait Jésus ? » (QFJ) avant de régler une situation. Elle a confectionné un bracelet avec les trois initiales qu’elle a porté fièrement, et consulté à l’occasion.

Des cris, hurlements, bruits et pleurs m’ont attiré jusqu’au salon pour être le témoin « d’un léger conflit d’opinions» entre le frère et sa sœur. Le volume de l’échange ne permettait pas vraiment de découvrir la cause exacte du problème.

Pour tenter de les calmer, j’ai saisi le bras de ma petite-fille et lui ai montré son bracelet QFJ. Elle l’a fixé du regard et a commencé à pleurer en disant :

« Je suis sûre que c’était plus facile pour Jésus, il n’a pas dû vivre avec mon frère. »

A un moment ou l’autre, il nous arrive à tous de trouver que la vie n’est pas juste, que nos problèmes sont bien plus grands et que les autres ne comprennent pas et ne le peuvent même pas.

La Parole de Dieu déclare que Jésus a été tenté en tout, tout comme nous et qu’il peut compatir à nos faiblesses et nous aider dans nos besoins. Hébreux 4.14-16. Est-ce que je le crois ? Est-ce que je le vis ?


100 – Lumières –

La première mi-temps du match de football entre les deux équipes françaises avait été excellente. Les 40 000 supporters et les quelques millions de téléspectateurs dont je faisais partie étions impressionnés par sa qualité. Et je me réjouissais donc de la seconde mi-temps.

Juste après que les joueurs soient sortis du terrain, les puissants projecteurs se sont éteints et le stade a été plongé dans la nuit noire. Perplexe, je regardais l’écran en me demandant ce qui allait se passer.

Quelques lumières tremblotantes ont commencé à apparaître, puis toujours plus. En une minute, tout le stade s’est enflammé, illuminé par plus de 40 000 petites flammes. Les organisateurs avaient donné un briquet à chaque personne à l’entrée du stade en les informant qu’à la mi-temps, les projecteurs seraient éteints durant un instant. Ce serait le signal pour que tout le monde «allume».

Tout en admirant le spectacle et l’impact de l’ensemble des briquets sur l’endroit, j’ai été interpellé par la puissance du travail en équipe.

Combien de fois n’ai-je pas eu l’impression – ou n’avons-nous pas eu l’impression – que les ressources étaient trop faibles ou insignifiantes pour avoir un impact significatif sur le problème ou le besoin – et je n’ai par conséquent rien fait ?

S’il est vrai que les ténèbres sont l’absence de lumière, et que même une seule petite flamme peut partiellement les dissiper, quel potentiel auraient de milliers de lumières éclairant ensemble en harmonie ?

Jésus a déclaré : «Vous êtes la lumière du monde… Que votre lumière brille devant les hommes afin qu’ils voient votre belle manière d’agir et qu’ainsi ils célèbrent la gloire de votre Père céleste.» Matthieu 5.14, 16.


99 – "Equilibre" –

Je venais de rentrer d’un voyage long et fatiguant au cours duquel j’avais visité différents projets dans des léproseries en Inde. Se réadapter aux changements d’horaire, au climat, à la nourriture, la langue et la culture nécessite quelques efforts.

Dans l’ensemble, cependant, j’avais été très encouragé par la motivation des diverses équipes, la qualité de leur travail, et par-dessus tout, par leur engagement à être des porteurs de l’amour de Jésus en actes et en paroles auprès des personnes qui souffraient, marginalisées et rejetées à cause de leur maladie.

C’était un défi pour moi de rétablir des relations normales avec les enfants après une absence prolongée. Pour tenter d’expliquer l’importance de ce que je faisais (ou peut-être pour me justifier), j’ai donné de nombreux détails sur la condition des enfants atteints de la lèpre et je leur ai montré comment les projets les aidaient.

Notre fils, alors âgé de 10 ans, a écouté attentivement un moment puis s’est exclamé : « Papa, j’aimerais bien avoir la lèpre. »

Surpris par cette déclaration, j’ai répliqué : « Comment peux-tu dire une chose pareille ? Tu viens d’entendre tous les problèmes qu’eux et leurs familles doivent affronter. »

« Oui, mais si j’avais la lèpre, tu resterais à la maison et tu t’occuperais de moi. »

Sa remarque m’a mis K.-O. Le fait de trouver et de garder l’équilibre entre les responsabilités du ministère, la famille et la maison n’est jamais facile.

Je remercie Dieu car Il a utilisé cet incident pour m’aider à réévaluer ce que je faisais et pourquoi…. et m’aider à faire certaines adaptations.


98 – " Fais ce que je dis mais pas ce que je fais"?? –

Nous nous rendions chez des amis dans le faubourg d’une ville au centre des Pays-Bas. Comme je ne savais pas exactement où se trouvait leur rue, j’ai demandé le chemin à une personne âgée de l’endroit.

Après avoir lu l’adresse, il a réfléchi un instant, puis m’a expliqué – en hollandais – par où passer. Connaissant un peu la langue, j’ai heureusement pu comprendre son explication.

Mais j’étais surpris qu’il utilise tout le temps le mot «predikant» au lieu de «panneaux de signalisation». Comme je savais que predikant signifie «prédicateur», je l’ai prié de m’expliquer pourquoi il utilisait cette expression.

Il m’a fait un commentaire révélateur : «Nous appelons les panneaux des ‘predikanten’, parce que, comme les prédicateurs, ils indiquent le chemin, mais n’y vont pas eux-mêmes.»

Paul n’avait pas peur de demander aux autres chrétiens de suivre son exemple. Philippiens 3.17.

Et nous ?


97 – Oser prendre parti –

Il y a quelques années, un jeune homme de notre Église qui venait de se décider à suivre Christ, a été convoqué au service militaire.

Connaissant l’attitude des recrues envers les chrétiens, nous nous demandions comment il réagirait face à ces défis. Il n’est pas facile de gérer les moqueries et d’être tourné en ridicule, parce qu’on lit la Bible ou on prie. Certains font des plaisanteries douteuses, lancent des jurons ou des insultes, juste pour voir votre réaction.

Nous avons beaucoup prié pour le jeune chrétien et avons été heureux de le retrouver à la fin de son service. Nous l’avons invité à donner son témoignage au culte. Il nous a informés que tout s’était bien passé et qu’il n’y avait pas eu de problèmes.

Intrigués, nous lui avons demandé : «Personne n’a réagi face à ton engagement pour Christ ?»

Sa réponse était significative : «Je n’ai eu aucun problème, car en fait, j’ai pris part à tout ce qu’ils faisaient et personne n’a même réalisé que j’étais un chrétien.»

Jésus a déclaré : «Toute personne qui se déclarera publiquement pour moi, je me déclarerai moi aussi pour elle devant mon Père céleste.» Matthieu 10.32


96 – "Relation" –

Je suis récemment rentré du Japon avec un ami. Nous étions tous deux fatigués du long voyage et des heures passées à l’étroit sur notre siège. Quel plaisir de débarquer, de pouvoir étirer nos jambes et bouger !

De toute évidence, la plupart des autres passagers semblaient montrer les mêmes signes de fatigue que nous.

La procédure habituelle du contrôle des passeports et la récupération de nos bagages se sont déroulées sans problèmes et nous étions reconnaissants d’avoir retrouvé nos valises.

Mon ami habite la région zürichoise. Son épouse l’avait informé qu’elle viendrait avec les enfants l’attendre à l’aéroport.

Après avoir passé la douane, nous sommes arrivés dans la zone publique. Des centaines de personnes attendaient l’arrivée de leurs bien-aimés, clients, visiteurs, collaborateurs… et brandissaient des noms de personnes ou d’entreprises. La plupart, y compris de nombreux enfants, fixaient sans passion les passagers qui sortaient.

J’ai repéré la famille de mon ami avant qu’ils le voient. Soudain, leur jeune fils a reconnu la tête de son papa, et tout son être a alors exprimé sa joie. Un large sourire illuminait son visage et il gesticulait dans tous les sens. C’était un réel plaisir de le voir, et bien d’autres personnes se sont régalées de ce moment.

«… les disciples furent remplis de joie en voyant le Seigneur.» Jean 20.20

Est-ce que je Le reconnais et suis-je heureux de Le voir ?


95 – "Accomplir notre but" –

La ville d’Oxford peut être à juste titre fière de son université, l’une des plus anciennes et des plus prestigieuses au monde. Elle jouit aussi d’une grande tradition culturelle et musicale. Plusieurs des musées méritent une visite.

L’une des attractions est un authentique Stradivarius. Ce violon est non seulement l’un des rares chefs-d’œuvre ayant survécu du célèbre artisan, mais il est aussi unique en ce qu’il est le seul «nouveau» Stradivarius connu qui existe.

C’est le dernier que l’artisan a fabriqué et il n’a jamais été utilisé comme instrument de musique. Il était destiné à produire une musique magnifique, mais il est posé là, derrière une vitrine. Il est assuré pour des millions de livres et est admiré par des milliers de visiteurs chaque année, mais il n’a jamais accompli son but.

La Bible affirme que nous sommes l’ouvrage de Dieu, façonnés pour produire de bonnes œuvres.

Parfois, on a l’impression que de nombreux chrétiens viennent dans le bâtiment que nous appelons «église» pour admirer et être admirés – une forme d’existence «vitrine» - au lieu d’accomplir Son plan.

Jésus a déclaré : «… Que votre lumière brille devant les hommes afin qu’ils voient votre belle manière d’agir et qu’ainsi ils célèbrent la gloire de votre Père céleste.» Matthieu 5.16


94 – "Agent de change" –

En Inde, les rues des villes sont généralement très animées. Voitures, scooters, vélo-moteurs, vélos, pousse-pousse, charrettes, des milliers de piétons et les vaches occasionnelles se battent pour chaque centimètre d’espace.

Sur les trottoirs s’alignent des centaines de vendeurs de rue et de nombreuses boutiques – certains à peine plus grands qu’un carton bananes, vendant de tout comme du thé aux fruits et des légumes… radios, téléphones portables, tissus colorés... Au fond, tout ce que trouveriez dans un grand supermarché… même les «authentiques» montres suisses peuvent être achetées à des prix «cassés».

La cacophonie des bruits, la diversité des couleurs et des odeurs sont indescriptibles, et il faut le vivre une fois.

Je me faufilais lentement à travers la foule lorsque mon attention fut attirée par une pièce de la taille d’une cabine téléphonique. Un homme élégamment vêtu se tenait derrière une vitre avec un petit trou rond au milieu. C’était un kiosque typique pour échanger de l’argent. Ce qui le rendait si spécial était son enseigne :

«Banque mondiale des valeurs internationales – agent de change»

Cela m’amena à réfléchir au but de ma vie. En tant que chrétien, Dieu me place dans le monde comme un «agent de changement» ou un moteur de changement, dans la mesure où mes paroles et mes actions attirent des gens à Lui.


93 – "Adoption" –

«Un ami est celui qui sait qui vous êtes et vous aime malgré tout»

Elle était peut-être dans cet état à cause de la toxicomanie de sa mère ou des complications liées à sa naissance sans assistance dans une baraque sale qui servait de «maison» ou parce qu’elle avait été pratiquement abandonnée à la naissance… ou un mélange des trois.

Mais le fait est que c’était une enfant «spéciale» qui n’arrivait jamais à gérer les défis compliqués de la vie par elle-même.

Voyant que la mère était incapable de s’occuper d’elle, le service social l’a placée dans une famille d’accueil. Le couple chrétien qui avait déjà trois enfants à eux, a décidé de l’adopter et de lui donner l’amour et l’attention dont elle avait besoin.

Malgré ses limites, elle s’est bien intégrée à la famille et a vécu une enfance assez normale avec son frère et ses sœurs.

Un jour, alors qu’elle avait environ 5 ans, j’ai été le témoin d’une bagarre typique entre frères et sœurs. Après bien des cris et des hurlements, le garçon s’est tourné vers elle et lui a dit : «Tu ne seras jamais bonne à rien, et de toute façon tu n’es pas vraiment notre sœur – tu as été adoptée.»

Elle les a fixés du regard, les yeux pleins de larmes et a déclaré : «Maman et papa m’aiment beaucoup, ils savaient qui j’étais et ils m’ont prise comme leur enfant.»

Dieu, a travers le sacrifice de Jésus, fait de nous, pécheurs, ses enfants. "Cependant, certains l’ont reçu et ont cru en lui; il leur a donné le droit de devenir enfants de Dieu." Jean 1:12


92 – "Accroché au rocher" –

L’un des noms donnés par les anciens navigateurs à l’extrémité méridionale de l’Afrique était le «Cap des Ouragans». La région accidentée est d’une beauté spectaculaire. Les vents fouettent la côte. Les vagues tumultueuses tombent en cascade sur les promontoires rocheux et se brisent en des myriades de gouttelettes. L’embrun blanc s’élève de plusieurs mètres dans le ciel et retombe dans une masse moutonneuse. Le mugissement est assourdissant.

La force brutale des éléments indomptés nous impressionne, nous fait sentir petits et insignifiants.

J’aimais escalader le rocher, m’approcher autant que possible de l’action, admirer le processus implacable, et me faire complètement trempé par l’embrun.

Ce qui me fascinait le plus était la vie des coquillages. En se retirant, l’eau révélait des milliers de moules collés au rocher – certains faisant à peine un centimètre de diamètre. A l’approche de la nouvelle vague, ils éjectaient un peu d’eau, formaient une sorte de vide et attendaient le prochain assaut.

Plus la vague était puissante, plus ils étaient poussés contre le rocher. La force qui m’aurait fracassé les aidait en fait à s’accrocher au rocher.

Il arrive que des malheurs nous tombent dessus, vague après vague, avec une force capable de nous briser complètement. La seule manière de survivre est de nous vider de tout ce qui s’interpose entre nous et Lui et de nous accrocher à Jésus, le Rocher de notre salut.

«… nous savons que la détresse produit la persévérance, la persévérance la victoire dans l’épreuve, et la victoire dans l’épreuve l’espérance» Romains 5.3-4.


91 – Force et faiblesse – 0000-00-00

La maison que nous avons choisie comme bureau pour “La Mission contre la Lèpre” et comme logement familial en arrivant en Suisse en tant que missionnaires, se trouve dans une belle petite ville calme, avec vue sur le lac de Genève.

La route sillonnant les villas est toute belle et magnifiquement entretenue par les voisins, et parfois la municipalité, qui la balaient et la lavent.

Un matin d’automne, je remarque que le goudron près de notre porte d’entrée forme une petite bosse. Qu’est-ce qui peut bien provoquer un tel phénomène ? Intrigué, je suis l’évolution avec grand intérêt en me rendant plusieurs fois sur la route. Le goudron se soulève. La «boule» grandit. Cette chose qui grandit sous la route a la force de soulever le goudron !

Le lendemain, je me rends rapidement sur les lieux pour poursuivre mon enquête. La bosse commence à se fendre. Nous allons bientôt découvrir le secret. Plus tard ce jour-là, la cause de ce bouleversement devient évidente pour tous.

Un champignon!

Un champignon ordinaire a la force – force de vie – de percer le goudron épais et dur de la route.

J’appelle les enfants pour qu’ils viennent voir. Ils regardent le goudron fissuré et examinent avec intérêt le champignon. Le plus jeune lui donne un coup de pied et le champignon vole en une douzaine de morceaux.

Dans sa lettre aux Philippiens, Paul déclare que l’attitude et l’action pleines d’amour qui découlent de notre vie en Christ, peuvent transformer le monde et briser les cœurs les plus endurcis… mais cela nécessite mourir à soi-même et être prêts à endurer des persécutions ou la mort. (Philippiens 2.1-18)


90 – Amour –

«Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis» Jean 15:13

La jeune fille de dix ans était dans un état critique. Elle avait perdu tellement de sang. Si elle ne recevait pas une transfusion d’urgence, il n’y avait pas beaucoup d’espoir pour qu’elle s’en sorte.

Malheureusement, elle avait un groupe sanguin très rare et il n’y en avait tout simplement pas à disposition. On a analysé le sang de toutes les personnes présentes et on a découvert que le sang de son plus jeune frère était compatible.

La situation lui a été expliquée en détail et il a compris qu’il pouvait sauver la vie de sa sœur. Il a réfléchi un instant puis a déclaré qu’il était prêt à donner son sang.

Allongé sur le lit, il regardait son sang couler de son bras. Il était très pensif et quelque peu inquiet. Quelqu’un lui a demandé :

«N’es-tu pas fier de pouvoir aider ta sœur à vivre ?»

«Oui, bien sûr que je le suis, mais dites-moi, est-ce que je vais mourir tout de suite ou un peu plus tard ?»

Personne n’avait pensé à lui dire que le fait de donner un peu de son sang n’entraînerait pas sa mort. Il était cependant prêt à le faire pour sauver la vie de sa sœur en pensant qu’elle allait lui coûter la sienne.

«Mais voici comment Dieu prouve son amour envers nous : alors que nous étions encore des pécheurs, Christ est mort pour nous». Romains 5.8


89 – «Ce qui est à l’intérieur sortira» –

«… des fleuves d’eau vive couleront de son cœur» Jean 7:38

Elle aimait le Seigneur et exerçait un ministère en tant qu’infirmière pour aider les gens et partager Son amour.

Assise dans mon bureau, elle avait l’air triste et découragé et déballait toute sa frustration.

«Je veux vraiment témoigner pour Lui. Je fais tout ce que je peux pour vivre un témoignage positif, partager, prier, encourager. Le problème, c’est que j’ai un tempérament emporté. Si les gens ne font pas ce que je leur demande ou s’ils me laissent tomber, je m’adresse à eux d’un ton sec, je hurle et je me fâche. En quelques secondes, je détruis le témoignage que j’ai mis des jours à développer.»

«Si tu marches dans la cour en portant un verre plein d’eau et que quelqu’un te heurte, que se passera-t-il ?»

«J’imagine que de l’eau va tomber par terre.»

«Et si l’on te bouscule brutalement ou si tu t’encoubles et tombes ?»

«Il y aura de l’eau partout.»

«Pas de lait, pas une boisson quelconque ni du vin… ?»

«Pas si le verre était rempli d’eau – c’est ce qui est à l’intérieur qui va se renverser.»


80 – «Seul?» –

«Il appelle par leur nom les brebis et les conduit dehors» Jean 10:3

Pendant la Seconde guerre mondiale et juste après, la vie était dure dans une grande partie de l’Europe. Notre petit village du nord de l’Italie ne faisait pas exception, et chaque jour, c’était une lutte pour trouver suffisamment de nourriture pour survivre.

Nous avions la chance d’avoir un petit jardin qui nous fournissait assez de légumes. Nous avions aussi des lapins. Ainsi, nous pouvions même manger de la viande en certaines occasions.

C’était à moi de nourrir les lapins. Chaque après-midi, après l’école, je prenais une faucille, un râteau et un sac et je partais dans une clairière de la forêt pour ramasser de l’herbe. Un jour, je jouai trop longtemps avec mes amis et il faisait presque nuit lorsque je partis couper l’herbe. Comme j’avais peur d’être seul en forêt, je revins en courant et j’oubliai le râteau et la faucille dans la clairière, mais je pensai «Oh, et bien, je reviendrai les prendre demain quand il fera jour.»

Lorsque mon père rentra à la maison, il demanda : «As-tu nourri les lapin ?» «Oui, papa.» «Est-ce que tu as nettoyé les outils avant de les remettre à leur place ?» «Non papa, mais je le ferai demain matin.» «Ah non alors, retourne immédiatement les chercher, je ne veux pas qu’ils soient volés ou abîmés.»

On n’avait pas l’habitude de discuter. Je me mis donc en route le cœur lourd et anxieux. La nuit n’avait jamais été aussi noire, et dans mon imagination, toutes sortes d’animaux «sauvages» me suivaient, prêts à bondir sur moi.

Je venais d’atteindre la clairière et de trouver les outils lorsque j’entendis des bruits de pas. Mon sang ne fit qu’un tour et mon cœur se mit à battre la chamade. Un homme «dangereux» venait me capturer ! Puis j’entendis un mot «Silvano». C’était la voix de mon papa qui m’appelait par mon nom.

Il n’y avait pas de quoi avoir peur… la nuit n’était même pas si sombre après tout. La lune et des milliers d’étoiles éclairaient notre chemin alors que nous rentrions à la maison main dans la main. Quel bon moment…

Quelles que soient les circonstances, je ne suis jamais seul, mon Père céleste m’appelle par mon nom et me dirige dans la vie.


79 – «Interdépendance» –

«L’œil ne peut pas dire à la main: ‘Je n’ai pas besoin de toi!’» I Corinthiens 12:21

Au cours de ces 40 dernières années, nous avons été témoins d’énormes progrès dans la lutte contre la lèpre. La maladie peut être guérie, les difformités évitées, et la chirurgie réparatrice et la physiothérapie peuvent redonner une certaine normalité aux vies qui subissent les conséquences d’une négligence passée.

Dans les années 1970, j’ai visité un «village de lépreux» au Congo. D’un côté, c’était un triste endroit. Des centaines d’hommes et de femmes, ayant été rejetés par leurs familles et la société à cause de leur lèpre et divers types et degrés de difformités, luttaient pour survivre dans cette communauté particulière au milieu de la brousse. D’un autre côté, il y avait une paix, une joie et un esprit communautaire que l’on rencontre rarement dans une société «normale». La plupart des gens étaient devenus chrétiens et leur amour pour Dieu et les uns pour les autres pouvait s’exprimer dans le soutien mutuel, l’encouragement et la solidarité.

Je me suis arrêté pour admirer un jardin potager magnifiquement entretenu, et mon attention a été attirée par les deux hommes qui le travaillaient. L’un était aveugle, mais ses mains étaient en bon état. L’autre pouvait voir, mais n’avait plus de mains. L’homme sans mains dirigeait l’aveugle, et ainsi, ils creusaient, semaient, plantaient, désherbaient, arrosaient et faisaient pousser suffisamment de légumes pour se nourrir et partager avec d’autres.

Nous sommes le corps de Christ – différentes parties, ayant besoin les unes des autres. Je me suis souvent demandé ce que Dieu pourrait accomplir à travers nous si nous chrétiens apprenions vraiment à fonctionner dans l’interdépendance comme un seul corps.


78 – «Je crois si je vois» –

« Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous…. Je ne croirai pas» Jean 20:25

Il y a des années, en passant devant la devanture d’un grand magasin, mon regard fut attiré par une publicité qui disait: “Vente spéciale: 3 paires de bas pour dames – 1 dollar”.

Entendant un bruit et une discussion animée venant du magasin, je m’arrêtai devant l’entrée principale. La minute suivante, une vieille dame suivie par deux vendeuses en sortit. Dans ses mains, elle tenait des bas fins en nylon.

Arrivée sur le trottoir, elle ouvrit le paquet et se mit à examiner les bas un à un à la lumière du jour. Elle regardait s’il n’y avait pas de mailles tirées ou de défauts. La vie lui avait appris à se méfier des «bonnes affaires» et elle mettait en pratique le vieux dicton «je crois si je vois».

Lorsqu’on a à faire à des offres et des promesses humaines, il est en effet sage d’être vigilant. Par contre, avec Dieu, nous pouvons lui faire implicitement confiance. En fait, face à la réticence de Thomas de croire ou d’accepter quelque chose qu’il ne pouvait ni voir ni expliquer, Jésus a dit : «Parce que tu m’as vu, tu as cru. Heureux ceux qui n’ont pas vu et qui ont cru !» (Jean 20.29). Mon incrédulité m’empêche-t-elle de voir et d’expérimenter Sa bénédiction ?


77 – «Soyez vous-même» –

Jeune converti, je désirais ardemment être un témoin efficace pour Jésus. J’ai donc passé beaucoup de temps à lire les biographies de chrétiens célèbres et à étudier les méthodes des évangélistes ayant eu du succès.

Les deux prédicateurs les plus célèbres de l’époque étaient Billy Graham et Oral Roberts. J’aimais les écouter. J’essayais de toutes mes forces de les imiter, eux et d’autres.

Tout en apprenant énormément d’eux, j’ai réalisé que plus j’essayais de copier leur méthodologie, plus j’étais troublé et frustré. Avec le temps, j’ai compris que bien que leur expérience puisse être une source d’encouragement, je ne pourrais jamais être eux, je devais être moi. Dieu ne voulait que je perde ma personnalité, mais que je me soumette à Lui.

David a réalisé qu’il ne pouvait pas affronter Goliath vêtu de l’armure de Saül. Elle ne lui allait pas et était un obstacle plutôt qu’une aide. Il a osé être lui-même et faire face au géant «au nom de l’Eternel, le Tout-Puissant» (1 Samuel 17.45) et Dieu lui a accordé la victoire.

Prière : «Seigneur, tu me connais et tu m’acceptes. Donne-moi le courage d’être moi-même.»


76 – «Compromis» – une allégorie –

« Il n’y a sous le ciel aucun autre nom qui ait été donné parmi les hommes,

par lequel nous devions être sauvés» Actes 4:12

Le grand bateau «L’Eglise Chrétienne» voguait sur l’océan. Il comportait de nombreux ponts et salles. Des groupes de personnes étaient répartis dans les différents endroits. Certains étaient très bruyants, d’autres calmes, certains lisaient ou causaient et d’autres jouaient ou priaient. Certains refusaient (ou n’avaient pas le droit) de visiter telle ou telle partie, alors que d’autres étaient constamment en train de passer d’un endroit à l’autre. La plupart étaient heureux d’être à bord.

Autour du transatlantique, l’océan grouillait de monde. Certains nageaient de toutes leurs forces, d’autres s’accrochaient à des morceaux de bois, alors que d’autres avaient abandonné la lutte et étaient en train de se noyer.

Les passagers du bateau venaient de temps en temps se pencher sur les barrières et regarder la foule dans l’eau. Ils leur faisaient parfois signe. Quelques-uns lançaient dans l’eau des cordes auxquelles étaient accrochés des gilets de sauvetage et tiraient les individus sur le bateau.

A différents endroits du bateau, des groupes se demandaient que faire, si du moins il était possible de faire quelque chose, pour s’occuper de l’état critique des personnes en train de se noyer… l’une des idées adoptées a été l’approvisionnement en nourriture, en eau, en médicaments et vêtements spéciaux pour leur faciliter la vie dans l’océan.

Puis, une idée fantastique a jailli. La raison pour laquelle si peu étaient sauvés était parce que le pont était trop haut. Il fallait le ramener au niveau des personnes qui se noyaient. Les concepts tels que «le péché», «le ciel et l’enfer», «la repentance», «le salut», «l’unicité de Christ», «Sa divinité et son sacrifice de substitution», «l’autorité de l’Ecriture», «l’œuvre du Saint-Esprit», etc., toutes ces barrières «inutiles» ont été enlevées l’une après l’autre.

A chaque élimination, le trou grandissait sur le côté du bateau. L’eau entrait et le bateau a commencé à s’enfoncer. Le pont est très vite arrivé au niveau de l’océan. Tout le monde a applaudi. Des milliers de personnes ont pu monter à bord, d’autres ont sauté dans l’eau pour nager un peu et sont remontées sur le bateau.

Enfin, toutes les barrières avaient été enlevées, le bateau était accessible à tous… alors, dans un bruit terrible, il a disparu dans les profondeurs. Il n’est resté que les cris désespérés des millions de personnes en train de couler.


75 – «Perception» –

«A nos yeux, nous étions comme des sauterelles.» Nombres 13:33

Nous sommes arrivés en Suisse Romande (partie francophone de la Suisse) en tant que missionnaires en provenance d’un pays anglophone d’Afrique.

Le changement de culture, de climat, de langue et la séparation d’avec les amis ne sont jamais faciles. Si l’on est au début de l’adolescence, le défi est encore plus grand.

Notre fils a eu besoin de temps pour s’adapter, et ses résultats scolaires reflétaient sa lutte pour l’identité et l’intégration. L’enseignant qui a declaré qu’il était retardé n’a pas facilité ce processus.

Heureusement qu’il avait une relation personnelle profonde avec Dieu. Sa conscience d’être accepté de Lui était bien plus grande et profonde que la blessure superficielle d’être rejeté par les gens. Sa dignité et sa valeur en Christ lui ont donné la sécurité et l’assurance dont il avait besoin. Il a fini par obtenir un doctorat en microbiologie.

Les circonstances, les événements, les gens ne créent pas notre état d’esprit, ils le révèlent et le façonnent.

La façon de nous voir est le plus grand facteur individuel contribuant à nos succès ou échecs.

La perception que les Israélites avaient d’eux-mêmes les a empêchés de bénéficier de l’accomplissement de la promesse de Dieu «le pays… que je donne» (Nombres 13.1). Quelle perception ai-je de moi-même ? Comment Dieu y est-il intégré ?


74 – A.D.N. –

«Il faut que vous naissiez de nouveau» Jean 3:7

La plupart d’entre nous connaissons bien le dessin animé «Tom et Jerry». L’intrigue est presque toujours la même : Tom le chat essaie d’attraper Jerry la souris. Et c’est en général Jerry qui gagne!

Une fois, pour sauver sa peau, Jerry se réfugie derrière Spike le chien. Tom essaie vainement de séduire le chien. Soudain, il a l’idée de se déguiser en chienne. Il endosse un costume de circonstance et passe tranquillement devant Spike.

La supercherie fonctionne à la perfection. La «chienne» attire Spike, laissant Jerry sans protection. Juste au moment où il semble que plus rien ne puisse empêcher la capture de Jerry, une splendide chatte entre en scène. Tom, sous son déguisement, la remarque et lâche un puissant «miaou». Spike réalise qu’il a été trompé. Il saisit alors Tom et lui administre une terrible correction.

En parlant à Nicodème, un chef religieux, Jésus dit clairement que ce ne sont ni la discipline, ni la maîtrise de soi ni les efforts de l’homme qui peuvent changer la nature pécheresse de l’homme et lui permettre d’entrer dans le Royaume de Dieu. Nous avons besoin d’une transformation complète, un changement intérieur.

Une nouvelle naissance – né de l’Esprit.

Par la foi en Jésus-Christ, je suis né de nouveau, je suis devenu l’un de Ses enfants (Jean 1.12) et j’ai la vie éternelle.

Prière : «Merci Père, car par la foi en ce que Christ a accompli, je suis né de nouveau de l’Esprit, j’ai une nouvelle nature et je peux entrer dans ton royaume.»


73 – «Courage» –

«Jésus… devait aller à Jérusalem, beaucoup souffrir… et être mis à mort» Matthieu 16:21

C’était un décor de rêve. La végétation sub-tropicale luxuriante cédait la place aux énormes dunes. La plage, les innombrables cristaux d’or brillaient au soleil couchant. Les vagues translucides qui se brisaient dans un grondement de tonnerre déposaient une couche d’écume blanche à mes pieds. Le soleil, un globe rouge qui grandissait et devenait rouge foncé plongeait gentiment dans l’océan. Le ciel d’un orange-pourpre à l’ouest contrastait fortement avec l’obscurité qui avançait à l’est.

Le spectacle était tellement beau que je voulais le prolonger aussi longtemps que possible. Je me suis donc mis à courir en direction du soleil couchant. Après un moment, je me suis effondré sur la plage, totalement épuisé. J’ai alors réfléchi à mon attitude.

Compte tenu de mes ressources, il ne m’était pas possible de repousser les ténèbres. En fait, à moins de voyager à la vitesse de la rotation de la terre, je ne ferais que prolonger l’obscurité. Il aurait été préférable de faire face aux ténèbres, de courir en direction de l’est et d’accélérer l’aube.

Souvent, dans la vie, en essayant de fuir une situation ou une décision difficile, je l’ai aggravée ou j’en ai prolongé la souffrance.

Jésus a eu le courage d’aller à Jérusalem tout en sachant qu’il y serait tué. Sa décision a changé le cours de l’histoire.

Prière : «Seigneur Jésus, Tu es la lumière de ma vie. Donne-moi le courage de faire face aux ténèbres en ayant confiance en ton amour pour moi.»


72 – «Tic-tac» –

«Rachetez le temps» Colossiens 4:5

Il y a quelques années, j’ai passé un week-end inoubliable chez des amis, dans une belle région de Suède. Leur chalet était un bâtiment rustique, équipé de tout le confort moderne nécessaire pour assurer un agréable séjour.

Mon lit se trouvait sur une plate-forme en bois au-dessus d’une partie du salon. Il me convenait parfaitement, à part les fois où je me levais «du mauvais côté du lit».

Je dois avouer que je n’ai pas beaucoup dormi, et cela pour deux raisons. La première : mon lit était éclairé comme en plein jour 22 heures sur 24, car les nuits au centre de la Suède sont très courtes en juillet. La deuxième : il y avait à la hauteur de mes yeux une grande horloge sur le mur du salon ; le bruit du «tic-tac» suffisait amplement à me garder éveillé en permanence, même sans lumière.

L’horloge avait une particularité : elle n’avait pas d’aiguilles, elles avaient disparu ou s’étaient cassées. Le temps s’écoulait joyeusement, mais l’horloge n’indiquait pas l’heure. Impossible de dire s’il était deux ou six heures … tout ce qu’elle communiquait, c’étaient les secondes qui passaient.

L’horloge de notre existence sur terre fait tic-tac. Il est impossible de dire combien de temps il reste. Ce que nous faisons du temps à disposition est beaucoup plus important que de nous. demander à quel moment il touchera à son terme Comment est-ce que j’utilise mon temps ?


71 – «Transformation» –

«Si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle créature. Les choses anciennes sont passées

voici, toutes choses sont devenues nouvelles.»

II Corinthiens 5:17

En 1976, je me trouvais dans un petit village de montagne sur une île du Pacifique sud. Quelques années auparavant, l’Evangile avait été annoncé aux indigènes, et beaucoup s’étaient tournés vers Christ.

Ce jour-là, en tant qu’invité, je me demandais quelle différence Dieu avait faite dans leur vie de tous les jours. Tout en mangeant des patates douces et du cochon fumé avec eux, j’ai posé la question au chef :

«A part l’assurance du pardon des péchés et de la vie éternelle, quel a été l’impact de la connaissance de Dieu sur votre communauté ?

Après mûre réflexion, il m’a répondu :

«Bien, un exemple parmi d’autres : à présent nous mangeons avec vous, avant, nous vous aurions probablement mangé.»

Nous n’avons pas forcément besoin de la même transformation des goûts culinaires, mais dans toute vie, il y a des manières de penser et d’agir qui nécessitent un changement. Il nous permet de prendre un nouveau départ. En tant que «nouvelle créature» en Christ, je ne dois pas me laisser contrôler par les choses qui ont régi mon ancienne nature.

Mes priorités reflètent-elles Son caractère ?


70 – Innocent? –

«Il n’y a aucun homme qui ne commette pas de péché.» I Rois 8:46

La journée avait été longue et étouffante. Une de ces journées où tout semble aller de travers et où même ces petites choses qui «ne pourraient en aucun cas mal tourner» se compliquent.

La fille et son jeune frère étaient soit en train de se disputer ou de se taquiner ou de se provoquer l’un l’autre. La maman était épuisée et espérait pouvoir tenir le coup jusqu’à l’heure de coucher les enfants.

Le seul aspect positif était que le bébé était, pour le moment, en train de dormir paisiblement dans son lit d’enfant.

Interrompant la énième bagarre, elle montra le lit du doigt et s’exclama : «Pourquoi ne pouvez-vous pas être comme votre petit frère ? Regardez comme il a l’air sage.»

Après un bref silence, sa fille dit : «Maman, je ne comprends pas pourquoi tu continues à avoir des bébés, tu sais qu’ils vont grandir et devenir des enfants et que les enfants seront méchants.»

La Parole de Dieu nous enseigne (et l’expérience humaine le confirme) que chaque personne a une nature pécheresse. Même le bébé apparemment le plus «innocent», si on lui accorde un peu de temps, trouvera le moyen d’exprimer son véritable caractère.

C’est pourquoi nous avons tous besoin d’un Sauveur, et c’est la raison pour laquelle Jésus est venu.


69 – «Générosité» –

«Il y a ici un jeune garçon qui a cinq pains d’orge et deux poissons» Jean 6:9

En m’adressant aux élèves de l’école primaire d’une petite ville des Pays-Bas sur le travail de la Mission contre la Lèpre, je leur ai raconté l’histoire du chat.

Le personnel médical de la léproserie au Zaïre (Congo) avait veillé à mettre un chat dans la salle réservée aux enfants. L’une des conséquences de la lèpre non traitée est la perte de sensation. Comme beaucoup d’enfants ne pouvaient plus sentir de douleur aux mains ou aux pieds, il y avait de fortes chances pour que les souris ou les rats viennent grignoter leurs doigts ou orteils alors qu’ils dormaient sur les nattes à même le sol. Le travail du chat consistait à tuer et à chasser les rongeurs, et à protéger les enfants.

Pendant une période, les infirmières trouvaient chaque matin de nouvelles plaies sur les enfants. Elles en ont recherché la cause et découvert que le chat avait disparu.

Après la présentation, je suis allé manger avec le directeur de l’école. La sonnette de la porte d’entrée a sonné et on m’a informé que quelqu’un voulait me voir.

Une jeune fille de neuf ans se tenait sur le pas de la porte, un chat roux dans ses bras. Elle pleurait à chaudes larmes.

«J’aime mon chat, mais je n’ai pas besoin qu’il me protège, emmenez-le, s’il vous plaît, et donnez-le aux enfants de la léproserie au Zaïre.»

Je n’ai pas accepté son chat, mais j’ai publié son histoire. Dieu a utilisé son acte de compassion et son esprit de sacrifice pour toucher les cœurs et faire entrer assez d’argent pour construire un hôpital moderne

Qui (ou quoi) est le maître de ce que je suis ou possède ?


68 – «Panne sèche» –

C’est une belle journée. Le trafic sur l’autoroute allemande est fluide. Nous profitons du temps et sommes de très bonne humeur.

Soudain, une lumière orange commence à clignoter sur mon tableau de bord, un rappel tangible que ma voiture roule à l’essence et non à l’enthousiasme.

Je ne m’inquiète pas outre mesure me disant qu’il devait forcément y avoir pleins de stations d’essence. Enfin, après quelques kilomètres, nous voyons un panneau indiquant «Prochaine station à 50 km» ! Les choses commencent à se compliquer. La lumière orange reste allumée en permanence maintenant.

La voiture parcourt le dernier km avec de nombreux soubresauts et le moteur s’arrête juste devant la pompe à essence. Nous poussons la voiture sur les derniers mètres, faisons le plein et poursuivons le voyage.

Dans notre vie chrétienne, nous sommes constamment «vidés». Certaines fois, nous sommes si occupés à «donner» que nous nous épuisons totalement. La joie s’en va, et nous avons l’impression de rouler avec un réservoir vide. Je ne peux pas continuer à «donner» si je ne prends pas le temps de «faire le plein».

Chaque jour, je dois appliquer le conseil de Paul aux Ephésiens: «… Soyez remplis de l’Esprit» (au présent continu : «Continuez à être remplis»). Ephésiens 5.1

Quand ai-je pour la dernière fois «fait le plein» ?


67 – «Projection» –

«On récolte ce qu’on sème.»

Pendant les vacances de Noël, nous avons eu la joie d’accueillir tous nos petits-enfants en même temps pour quelques jours. Six enfants entre six et quinze ans amènent de la couleur et de l’action dans la vie d’un couple à la retraite. On s’est bien amusés.

Les cousins se sont très bien entendus. A part de petites disputes passagères et un peu de jalousie, il n’y a pas eu de sérieux incidents.

Un jour, l’une des filles est venue me raconter un événement en critiquant le comportement de sa cousine. Nous avons discuté du problème et elle m’a quitté. Peu après, sa cousine est venue me parler de quelque chose qui n’avait rien à voir avec ce que la première m’avait partagé. Puis elle m’a quitté à son tour. L’autre est alors revenue. L’air inquiet, elle m’a demandé :

«Est-elle aussi venue pour te dire des mauvaises choses à mon sujet comme je l’ai fait pour elle ?»

Si je parle de toi aux autres, il est normal de penser que tu fais de même.

Plus nous critiquons les gens, plus nous devenons méfiants dans nos relations.


66 – «Sors de ton confort» –

«Viens! Et Pierre sortit de la barque…» Matthieu 14:29

Il était une fois un homme qui vivait dans un petit village au bord de la mer et qui était un excellent artisan.

Il achetait du bois et du matériel de la meilleure qualité possible, travaillait avec une extrême précision, beaucoup d’habileté et grand soin, afin de construire un bateau parfait. Après des mois d’efforts, son œuvre pratiquement terminée, il démontait tout, cherchait des matériaux supplémentaires et recommençait à construire un bateau encore plus beau… et ce processus se répétait chaque fois.

Comme ce manège durait depuis plusieurs années, tout le monde connaissait cet homme et discutait de son excentricité. Un jour, un visiteur a exprimé sa surprise et sa stupéfaction devant un tel comportement. Un villageois lui a alors expliqué : «C’est vraiment facile à comprendre. Il aime construire des bateaux, c’est un perfectionniste et aucun de ses produits finis ne lui a donné satisfaction jusqu’à présent. En tout cas, il n’est jamais monté sur un bateau, puisqu’il a peur de la mer.»

Même si nous entendons Dieu nous appeler à «venir», comme Pierre, nous avons besoin de courage pour répondre Celui qui veut «marcher sur l’eau» doit oser «sortir du bateau».


65 – «Le but» –

«Je cours vers le but pour remporter le prix de l’appel céleste de Dieu en Jésus-Christ»

Philippiens 3.14

Lors de notre dernier voyage en Afrique du Sud, l’un de nos petits-neveux est tombé malade et a dû être hospitalisé. Heureusement, ce n’était pas trop grave, et il a pu rentrer après deux jours.

Lorsque nous avons appris son hospitalisation, nous avons demandé à son frère aîné dans quel hôpital il avait été transporté. Il nous a donné le nom, ce qui ne nous a pas vraiment rassurés parce qu’on nous avait dit que cet hôpital n’avait pas forcément bonne réputation. Nous avons exprimé notre inquiétude au frère. Sa réponse était intéressante.

«Cet hôpital était mal géré, mais depuis quelques années, il y a une grande amélioration. Autrefois, on ne pouvait même pas avoir un choix de chaînes de télévision, mais maintenant, ils ont installé la TV par câble et tu peux accéder à toutes les chaînes… et la nourriture est aussi meilleure.»

De toute évidence, les critères par lesquels l’hôpital était jugé étaient la nourriture et la TV et non l’efficacité et la compétence des médecins et des infirmières à fournir les services médicaux appropriés aux patients.

L’objectif de Paul était d’accomplir le but et le plan que Dieu avait pour lui.

Quel est votre but ?


64 – «Nourriture» –

«Que tout ce qui est vrai… honorable… juste… pur… soit l’objet de vos pensées.»

Philippiens 4:8

Le directeur chrétien visitait un groupe de croyants qui s’était récemment tourné vers Christ. Comme il n’y avait aucune tradition biblique dans leur culture, il était très intéressé de découvrir l’impact de leur relation avec Dieu sur leur vie quotidienne.

Les croyants se rassemblèrent sous un arbre. On leur demanda de parler des défis auxquels ils étaient confrontés, et de dire ce qu’ils pensaient de leurs progrès dans leur relation avec Dieu.

L’un d’eux déclara que chaque jour il était obligé de faire des choix entre, d’un côté, les voies dictées par son ancienne culture et ses envies personnelles, et de l’autre, les pensées, les actes et le style de vie qu’on attendait de lui en tant qu’enfant de Dieu. Il l’exprima ainsi :

«Dans ma vie, c’est comme s’il y a deux chiens qui se battent tout le temps, l’un bon et l’autre mauvais.»

«Qui gagne le combat ?»

«Celui que je nourris. Lequel est-ce que je nourris ?

»


63 – «Fidélité - Importance» –

Un matin, mon père m’informe de son projet de confectionner des tables de jardin et des bancs. Comme j’ai 13 ans, son idée me plaît beaucoup, et je suis impressionné par le fait qu’il me la partage, et qu’il compte en fait sur mon aide.

Mon enthousiasme se refroidit rapidement en découvrant qu’il s’attend à ce que je scie les planches et que je fasse d’autres «petits» travaux. Je lui fais part de ma déception. Il me répond : «Comment veux-tu que je te confie des responsabilités importantes et des travaux complexes, si je n’ai pas d’abord vu comment tu gères les petits boulots ?»

Tout en avançant dans le travail, je me suis impliqué toujours plus et mes capacités ont augmenté. J’ai appris beaucoup de choses, et à la fin, j’ai pu à juste titre être fier de la qualité du produit fini et de ma participation.

Un proverbe du Moyen-Orient dit : «L’homme qui veut déplacer des montagnes doit apprendre à transporter des grains de sable.»

Jésus l’a formulé de cette manière : «C’est bien, bon et fidèle serviteur ! Tu as été fidèle en peu de choses ; je te confierai beaucoup.»


62 – «Modèles» –

«... entourés d’une si grande nuée de témoins» Hébreux 12:1

Pour ce samedi après-midi de notre camp de Pâques, nous avons planifié une longue marche à travers la brousse africaine. Ni la chaleur ni la perspective d’une rencontre éventuelle avec un serpent ne refroidit l’enthousiasme de la centaine de jeunes gens. Nous nous mettons en route à vive allure tout en riant, en chantant et en criant.

Environ deux heures plus tard, le zèle est moins évident et la plupart avance en file indienne en silence. Quant à moi, je m’étais lancé dans une grande discussion théologique avec l’un des jeunes hommes. Pour que notre partage soit plus agréable, nous décidons de nous asseoir à l’ombre d’un arbre.

Lorsque nous réalisons que le temps a passé, les arbres projettent de longues ombres sur l’herbe ondoyante. On ne voit plus personne et on n’entend plus aucun son. Comme nous n’avions aucune idée de l’endroit où nous nous rendions, nous étions théoriquement perdus. Trouver notre chemin ne nous pose cependant aucun problème. Tout ce que nous avons à faire est de suivre les traces de l’herbe écrasée et des branches et brindilles cassées, laissées par ceux qui nous ont précédés. Nous accélérons le pas et les rattrapons au moment où ils atteignent le camp.

Nous avons tous des modèles dans la vie. Bien que le meilleur soit Christ lui-même, nous pouvons beaucoup apprendre et être encouragés par l’exemple des autres, à condition de choisir les bons.


61 – «Détourné» –

«... Qui vous a arrêtés pour vous empêcher...» Galates 5:7

Les Anglophones connaissent bien la comptine «Pussy Cat, Pussy Cat, where have you been ?» (en voici une traduction littérale)

«Minet, Minet, où es-tu allé?»

«J’ai été à Londres pour voir la reine.»

«Minet, minet, qu’as-tu osé y faire?»

«J’ai poursuivi une souris sous la chaise.»

Nous ne pouvons réfléchir à ses paroles sans être frappés par l’énormité de leur implication.

Voici un chat qui a de grandes aspirations. Il a certainement tout prévu à l’avance, s’est mis en route, s’est arrangé pour être introduit au palais royal et obtenir une audience auprès la reine. Il est sans doute sur le point de vivre le plus grand événement de sa vie.

Tout en attendant l’arrivée de la reine, ou peut-être même en sa présence, le chat repère une souris. La crainte du moment s’envole, ses nobles résolutions fondent comme neige au soleil, l’instinct de base prend le dessus et l’audience royale devient une banale chasse à la souris. Quelle occasion perdue.

Nous sommes invités à entrer dans la présence du Roi des rois. Acceptons-nous l’invitation ? Que faisons-nous réellement lorsque nous sommes avec Lui ? Notre instinct de base nous empêche-t-il de profiter pleinement de l’occasion ?


60 – «Plus Ultra» –

«Je suis la résurrection et la vie» Jean 11:25 & 26

Au quinzième siècle, l’Espagne considérait sa côte atlantique comme l’extrémité occidentale de la masse de terre. Le nom «Finisterra», littéralement «la fin de la terre», donné au cap et à la ville, illustre bien cette croyance. L’inscription latine «nec plus ultra», «rien au-delà», sur les pièces de monnaie la confirme également.

Tout cela a changé lors de la découverte de l’Amérique par Christophe Colomb. Comme les Espagnols ont réalisé qu’ils n’étaient pas arrivés aux «Indes», mais sur une terre inconnue, leur perspective a changé. Ils n’étaient plus «la fin de la terre».

A la lumière de cette découverte, l’inscription sur les pièces de monnaie a été modifiée ainsi «Plus Ultra», «quelque chose au-delà».

De la même manière, pendant des siècles, l’humanité a spéculé sur le sens de la vie et de la finalité de la mort… et est arrivée à la conclusion qu’il n’y a rien au-delà. Puis est venu ce premier dimanche de Pâques.

Par Sa résurrection, Jésus a proclamé que «la mort n’est pas la fin, mais qu’il y a quelque chose au-delà».

Nous qui sommes en Christ, nous ne devons pas avoir peur de la mort, car nous avons l’assurance de la résurrection.

Alléluia, quel Sauveur !


59 – «Le voyage» –

« Telle voie paraît droite à un homme, mais…» Proverbes 16:25

La Suisse peut être fière de son réseau ferroviaire. Nos trains ne sont peut-être pas aussi rapides que ceux des Français ou des Japonais, mais ils sont en général propres, confortables, normalement à l’heure et vous emmènent dans la plupart des villes et villages du pays.

La majorité des trains Intercity offrent des places assises au niveau supérieur ainsi que divers services. Il y a évidemment des wagons de première et de seconde classe, mais vous pouvez aussi prendre place au wagon-restaurant ou au wagon-famille ou encore dans le wagon où vous n’avez pas le droit de parler.

Il y a des places réservées aux valises, d’autres aux vélos ou aux skis. Bien qu’ils ne soient pas bon marché, les trains représentent le moyen de déplacement le plus rationnel, confortable et écologique.

L’autre jour, j’écoutais un couple de touristes vantant la qualité de notre réseau ferroviaire. Ils étaient de toute évidence très impressionnés. Lorsque le contrôleur est arrivé, ils lui ont exprimé leur admiration tout en lui tendant leurs billets.

Leur expression a complètement changé en apprenant qu’ils étaient dans le mauvais train. Chaque seconde les éloignait toujours plus de leur but initial.

S’il est vrai que la vie est un «voyage», ai-je la certitude d’être dans le bon train ?


58 – «Ecoutez» –

«Celui-ci est mon Fils… Ecoutez-le !» Matthieu 17:5

Notre appartement de vacances au bord de la mer est superbe et bien équipé. La vue est splendide et tout fonctionne bien. Il n’y a qu’un petit problème : la réception sur le téléphone portable n’est pas très bonne.

C’est un vrai défi d’avoir une conversation téléphonique normale. Certaines pièces sont pires que d’autres. Nous marchons de long en large dans notre soif de communiquer.

Nous en arrivons à la conclusion que l’épais mur en béton gêne la transmission et nous nous précipitons sur la terrasse à chaque appel. Même là, il y a beaucoup de «parasites» sur la ligne, et parfois nous ratons des mots ou même des phrases. Une «causerie» nécessite de nombreuses répétitions, beaucoup d’imagination et il faut passablement deviner.

Je n’ai pas pu m’empêcher de comparer cette situation à ma communication avec Dieu. Son message est clair, pourtant j’ai beaucoup de peine à entendre et à comprendre. Qu’y a-t-il dans ma vie qui déforme ou bloque son message ?

Au fait, avez-vous remarqué que plus nous avons de la peine à entendre quelqu’un, plus nous avons tendance à crier ?


57 – «Relations» –

«Je veux connaître Christ et la puissance de sa résurrection…» Philippiens 3:10

Nous étions en train de discuter sur l’importance d’être accepté dans un groupe. Mon ami africain pensait que, dans la société occidentale, les liens entre les gens étaient trop impersonnels et superficiels.

Au cours de la conversation, je lui ai demandé s’il connaissait un pasteur en particulier. Sa réponse a accompagné depuis lors ma réflexion personnelle quant à mes relations.

«Oui, je le connais, mais nous n’avons pas encore mangé un sac de sel ensemble.»

On ne peut pas manger un sac de sel avec quelqu’un à toute vitesse. Il faut prendre le temps. Le sel ne peut être consommé qu’à petites doses.

Est-ce que je connais bien les gens ? Combien de temps suis-je prêt à consacrer pour apprendre à connaître une personne ? Quelle est la profondeur de ma relation avec mes amis ? … Est-ce que je me connais… ?

Qu’en est-il de ma relation avec Dieu ? Je le connais, mais quel est le degré de connaissance? d’intimité ? Suis-je en train de «manger un sac de sel» avec lui ?


56 – «Sanctification» –

«.. une offrande agréable à Dieu, étant sanctifiée par l’Esprit Saint» Romains 15:16

Dans les années 1970, j’ai séjourné dans un petit village isolé dans les montagnes de la Papouasie-Nouvelle Guinée. Les gens vivaient très proches de la nature et avaient peu de signes extérieurs que nous, Occidentaux, considérons comme essentiels pour la vie de tous les jours.

Leur vêtement principal se résumait à une couche de graisse de porc et de boue qui était sans doute efficace comme protection contre les piqûres de moustiques, mais ce n’était pas du tout ragoûtant quant à l’odeur et à l’apparence.

Ils étaient bien sûr très amusés par mon habillement, par mon habitude de me doucher sous l’une des nombreuses cascades, et surtout par ma brosse à dents. Chaque matin, la moitié du village se regroupait autour de moi pour observer mon rituel du brossage des dents.

Après quelques jours, le chef rassembla assez de courage pour me demander s’il pouvait essayer ma brosse. Je la lui ai donnée. Il l’a essayée, puis l’a passée aux autres. C’est ainsi que tout le village a été initié à l’art du brossage des dents.

Ils me l’ont rendue, après que chacun l’eut essayée. Je dois avouer que l’idée de la réutiliser ne m’enchantait guère, et comme j’en avais une autre en réserve, j’ai généreusement offert la vieille au chef Dieu veut que ma vie soit «sanctifiée», mise à part pour sa gloire seule….

.


55 – «Jambon et œufs» – une fable –

Le cochon et la poule décidèrent qu’ils en avaient assez de la vie ennuyeuse de la ferme et que le temps était venu de partir explorer le vaste monde.

Ils dirent au revoir à leurs amis et se mirent en route vers l’inconnu. La nuit venue, ils se couchèrent sous un arbre le long de la route, et tôt le matin, ils poursuivirent leur voyage.

Après quelques heures, ils arrivèrent dans la banlieue d’une grande ville et réalisèrent à ce moment-là qu’ils avaient tous deux très faim.

Heureusement, ils aperçurent bien vite un restaurant qui affichait «Nourriture délicieuse à toute heure – spécialité du jour : jambon et œufs.»

La poule se tourna vers le cochon et dit : «Cela m’a l’air intéressant, entrons nous restaurer.»

Le cochon secoua la tête et répondit : «Je préfère ne pas y aller. Pour toi, un œuf représente une offrande, pour moi, le jambon est un total sacrifice.»

Tout le monde peut faire une offrande. Jésus s’est donné lui-même pour nous. Qu’est-ce que je donne pour Lui ? Quel prix suis-je prêt à payer ?

Une offrande – ou un engagement total ?

La veuve… «a mis de son nécessaire, tout ce qu’elle avait pour vivre» (Marc 12.44).


54 – «Boue» –

«On utilisera pour vous la même mesure que celle dont vous vous serez servis.» Luc 6:38

Un jour, nos enfants jouaient avec des amis au bord d’un ruisseau peu profond. Les cris perçants, les hurlements et l’animation générale m’ont poussé à aller jeter un œil.

J’ai découvert qu’ils avaient décidé d’organiser une bataille de boue. Comme la boue ne représentait pas un grand danger pour leur costume de bain… ni pour leur corps, je me suis tenu à distance pour contempler le spectacle de la boue qui volait dans toutes les directions.

Le plus âgé était assez malin pour se tenir assez loin des autres pour ne pas être touché par leurs tirs, tout en les bombardant allègrement. Mais étonnamment, son corps était recouvert de boue autant que les autres.

Je me suis approché de lui, et lui ai demandé pourquoi il était aussi sale. Il m’a fait une réponse des plus évidente.

«Papa, tu ne peux pas lancer de la boue aux autres sans te salir toi-même.»

Si seulement je pouvais m’en souvenir plus souvent avant de céder à la tentation de parler négativement des autres.


53 – «Responsabilité” –

«Donnez-leur vous-mêmes à manger!» Matthieu 14:16b

Nous étions assis sous un magnifique manguier dans un village africain pour déguster un repas traditionnel.

Tout à coup, les enfants ont commencé à crier, à gesticuler et à lancer des bâtons et des pierres.

La cause de toute cette excitation était un chien tout maigre qui faisait vraiment pitié à voir. Ses oreilles déchirées, son nez qui saignait, ses côtes saillantes, une image de négligence totale et de désespoir. L’odeur de la nourriture l’avait attiré vers nous, mais l’intervention des enfants l’a fait repartir en se traînant et en gémissant doucement.

J’ai demandé à mon hôte s’il connaissait le chien. Sa réponse était claire : «Bien sûr que je le connais. Tout le monde le connaît.»

«A qui appartient-il ?»

«A tout le monde, c’est le chien du village.»

«Si c’est le chien du village, pourquoi est-il en si mauvais état ?»

«Comme il appartient à tout le monde, personne ne se sent responsable de lui, personne ne s’occupe de lui, personne ne fait rien pour lui.»

Il est si facile de penser «On devrait faire quelque chose… ils… ou nous… devons agir», et puis de ne rien faire du tout Je dois accepter ma responsabilité et agir.

.


52 – «Choix» –

«Marie a choisi la bonne part.» Luc 10:42 (cf. vs.38-42)

Les progrès rapides de la technologie électronique au cours de ces 25 dernières années ont complètement révolutionné la communication. Grâce à Internet, je peux entrer en contact avec des centaines d’amis éparpillés dans le monde entier en appuyant simplement sur un bouton.

En tant que philatéliste, je regrette le fait de recevoir plus de 50 messages personnels en un jour sans voir un seul timbre ! La réalité est qu’un e-mail est rapide, simple, efficace et bon marché.

Le côté négatif, c’est que même si la communication a augmenté, les relations en pâtissent. Il est plus facile de s’asseoir face à son ordinateur-portable que de faire un effort pour aller rendre visite à quelqu’un. Il est aussi plus facile d’échanger des futilités par SMS, etc. et de négliger ou d’oublier ceux qui, à cause de leur emplacement géographique, de leur pauvreté, de leur âge, de leur santé, ne peuvent pas bénéficier de la technologie moderne.

Il m’est arrivé de recevoir quatre e-mails différents en un seul jour pour me demander pourquoi je n’avais pas répondu au premier. Il y a deux raisons. L’une est que nous ne vérifions notre boite aux lettres qu’une seule fois par jour. La deuxième est que la rapidité de la communication n’est pas nécessairement un indicateur d’importance. La priorité doit être donnée aux bonnes choses sans tenir compte des moyens ou de la rapidité de la transmission.

L’urgence n’est pas synonyme d’importance

Le défi est d’assurer que l’urgent ne nous détourne pas de l’essentiel.

.


51 – Contentement –

“J’ai appris à être satisfait de ma situation” Philippiens 4:11b

C’était une froide soirée d’hiver dans les années 1910, à Londres. Le médecin chrétien marchait d’un bon pas, se réjouissant d’arriver dans une maison bien chauffée après une journée fatigante.

Devant lui, il remarqua une vieille femme portant un sac en papier tout sale, avançant en traînant les pieds. Ses vêtements en lambeaux ne protégeaient guère son corps courbé du vent cinglant.

En s’approchant, il l’entendit murmurer : «Si seulement j’avais dix livres… si seulement j’avais dix livres…»

Il se permit de lui demander : «Dites-moi, quelle différence ces 10£ feraient-elles pour vous ?»

«Oh, Monsieur ! Si j’avais dix livres, je serais la plus heureuse des femmes au monde. J’achèterais un repas chaud, et au lieu de dormir sous un pont, je m’offrirais une chambre bien chauffée. Ce serait merveilleux.»

Le médecin déclara : «Je suis en mesure de faire de vous la plus heureuse des femmes.» Et il sortit de sa poche un billet de 10£ qu’il lui tendit.

Elle le remercia profondément, rangea soigneusement le billet, s’enveloppa de son châle, ramassa son sac en papier et s’en alla en grommelant : «Si seulement j’avais demandé vingt… si seulement j’avais demandé vingt….»

Le contentement ne dépend pas essentiellement de ce que nous avons, mais de notre attitude face à ce que nous avons.


50 – Prosterne-toi et adore –

“Le peuple qui marche dans les ténèbres voit une grande lumière”

La région qui entoure Sydney, en Australie, vaut la visite. Son port et ses plages sont bien connues, mais un voyage aux Blue Mountains réserve également quelques surprises agréables.

Nous avons passé un après-midi à explorer les grottes et étions très impressionnés par leur taille et les formes diverses de stalactites et stalagmites. Les lumières placées de façon judicieuse accentuaient encore les diverses formes et couleurs.

Juste après une énorme cavité, nous longeâmes une série de petits trous sombres apparemment sans intérêt. Le guide nous pria de nous arrêter et d’éteindre nos lampes. Nous fûmes plongés dans le noir total. Même après un moment d’adaptation, il nous était impossible de voir quoi que ce soit.

Sa voix nous fit sursauter. Il nous demanda de nous mettre à genoux. Vu le ton de sa voix, la plupart des membres du groupe obéirent. Il dit ensuite : «Regardez à droite.» Un «ohh» d’étonnement se répandit dans la grotte.

Des milliers de petites lumières scintillaient clairement. Je ne sais pas quel mélange de sédiments minéraux et d’humidité créait ce spectacle, mais ça valait le coup d’œil.

Mais, il n’était visible que si nous nous mettions à genoux, ou plus bas. Lorsque nous nous sommes relevés, nous nous sommes à nouveau retrouvés dans le noir total.

A la naissance de Jésus, les bergers ont vu, compris et adoré. Mon orgueil m’empêche-il de voir les choses qui en valent vraiment la peine dans ma vie ?


49 – «Agréable» –

Un soir, en rentrant du travail, je demandai à mon fils de 6 ans : «Est-ce que tu as été un enfant sage aujourd’hui ?» Je ne sais pas à quel genre de réponse je m’attendais, mais il me dit : «Non, papa, pas vraiment.» Je pense qu’être «sage» à cet âge impliquait plutôt le fait de ne pas faire quelque chose de franchement mauvais que de faire une bonne action.

Je poursuivis mon interrogatoire : «As-tu été un mauvais garçon aujourd’hui ?» Après un moment de réflexion, il répondit : «Non, papa, pas vraiment.»

«J’imagine que tu n’as pas fait quelque chose de particulièrement mal ou bien, alors quel genre de journée as-tu eue ?»

Croisant les bras, il me regarda d’un air suffisant et lança : «Ni bonne ni mauvaise, juste agréable.»

En acceptant qu’il y a différents niveaux de possibilité, nous pouvons tous apporter aux autres quelque chose qui donne sens, renouvelle l’espoir et transmet un sentiment d’acceptation. Dieu doit peut-être nous sortir de notre zone de confort pour nous permettre d’avoir un impact pour Lui.

« Si donc quelqu’un sait comment faire le bien et ne le fait pas, il se rend coupable de péché. « (Jacques 4.17).


48 – Communication –

«Dieu ... nous a parlé par son Fils» Hébreux 1:1

Nos actions, expressions, gestes et paroles sont de puissants moyens de communication. Aujourd’hui, il existe de multiples moyens très rapides de transmettre des idées. La parole peut être complétée par des images ou soutenue par des présentations PowerPoint, des sites Internet, etc., mais elle joue cependant un rôle majeur dans la transmission des pensées et des principes.

Le problème, c’est qu’il peut y avoir une grande différence entre ce que je voulais dire, ce que je pense avoir dit, ce que j’ai effectivement dit et ce que mon vis-à-vis a entendu.

Ce que je voulais dire a été conditionné par ma personnalité, mon expérience, mes préjugés et mon but. C’était peut-être le résultat de plusieurs heures et même des mois de réflexion et de préparation – ou la réaction spontanée positive ou négative à une situation… ou… .

La clarté de l’expression de la pensée dépendait de ma capacité à formuler de manière cohérente mes mots et mes émotions et à les contrôler.

Ce que la personne a entendu dépend de notre relation, du niveau de respect ou de confiance, de ses sentiments envers le sujet ou moi, de ses besoins, de sa volonté à s’impliquer, de son désir de plaire ou en d’autres termes de son état d’esprit, de la différence culturelle, etc.

Jésus était le communicateur «par excellence». Il n’y avait pas de décalage entre ses paroles, son expression et son action. Il nous a révélé Dieu.

Dieu peut-il communiquer avec moi ? Oui bien sûr, mais y a-t-il quelque chose qui m’empêche de l’entendre Puis-je communiquer ? Qu’est-ce que je communique ? – à Lui et aux autres.

?


47 – Restitution (Luc 19:8b) –

Il y a des années, une dame d’un certain âge est entrée dans le bureau de notre mission et nous a remis une grande enveloppe de la part d’une personne qui tenait à garder l’anonymat.

En l’ouvrant, nous avons eu la surprise d’y trouver une lettre et une importante somme d’argent. La lettre donnait l’explication suivante :

«J’ai été comptable dans une entreprise pendant de longues années. Au cours de cette période, j’ai détourné de grandes sommes d’argent. Plus tard, après avoir quitté l’organisation, je suis devenu chrétien et me suis senti très coupable en pensant à mes vols. Je suis retourné dans l’entreprise, leur ai confessé mes délits et offert de restituer l’argent. Ils m’ont remercié pour mon honnêteté et mon courage, mais comme leurs comptes avaient été vérifiés et acceptés, ils ont estimé qu’un remboursement de ma part créerait la confusion et des problèmes. Ils m’ont conseillé de garder l’argent et d’oublier l’incident. J’ai essayé de le faire, mais sans y parvenir.

Je sais que Dieu m’a pardonné, mais il m’est de plus en plus difficile de dormir en pensant à mon mauvais comportement. Je vous prie d’accepter le contenu de cette enveloppe et de l’utiliser pour apporter l’Evangile et la guérison à ceux qui souffrent de la lèpre.

P.S. Si malgré tout, je n’arrive pas à retrouver le sommeil, je vous enverrai une somme supplémentaire.

Nous n’avons jamais plus entendu parler de lui.»


46 – «Croissance» –

«... jusqu’à ce que nous parvenions à la maturité de l’adulte, à la mesure de la stature parfaite de Christ...» Ephésiens 4:13

A une période de leur vie, nos enfants étaient pratiquement obsédés par l’idée de grandir. Le plus jeune rêvait d’être plus grand que son frère et sa sœur. Tous trois avaient un seul but : dépasser maman et papa – ce qu’ils sont parvenus à faire assez jeunes.

Chacun d’eux avait choisi un crayon de couleur différente et, à intervalles réguliers, ils se plaçaient le dos contre la porte de la cuisine et nous faisions un petit trait sur le bois pour indiquer leur taille du jour. Les douzaines de traits tracés au fil des ans témoignaient de leurs progrès personnels et de leur développement individuel par rapport aux frères et sœurs.

Si j’avais dû tirer des traits pour mesurer ma croissance spirituelle, qu’indiqueraient-ils ? Y a-t-il eu du progrès dans mon développement ? Quels sont les critères sur lesquels je base mon affirmation ?

La Parole de Dieu me dit que la véritable croissance peut être déterminée dans la mesure où je ressemble de plus en plus à Jésus.

Je peux penser avoir grandi, mais les autres le remarquent-ils, et le plus important, peut-Il le voir ?


45 – «Brouillard» –

«Il avança de quelques pas ...» Matthieu 26:39

La saison d’automne peut être très spectaculaire dans les montagnes suisses. Les collines sont une explosion de couleurs, car les arbres perdent leur manteau de feuilles pour se préparer à l’hiver. Au-dessus d’elles, les pins majestueux avec leur cime vert foncé persistant communiquent un sentiment de continuité. Et plus haut encore, les prés sont un mélange de verts et de bruns. Les sommets, couverts d’une couche de neige fraîche scintillent au soleil, la blancheur mise en évidence par le beau ciel bleu les encadrant de toute part. Quel tableau splendide !

Malheureusement, c’est aussi la saison du brouillard. Il se répand parfois comme un épais rideau réduisant la visibilité à quelques mètres. Montagnes, arbres, maisons… et la voiture devant vous disparaissent dans la brume grisâtre. Et vous ne verrez rien tant que vous n’avez pas dépassé la limite du brouillard.

La limite supérieure du brouillard peut atteindre 500 à 1000 mètres d’altitude… ou plus. Les promeneurs qui marchent en montagne ont souvent fait demi-tour déçus et frustrés. Si seulement ils avaient persévéré, ils auraient été récompensés par une vue spectaculaire. Mais ils se sont arrêtés trop tôt et n’ont rien vu.

Cela pourrait être l’histoire d’une grande partie de ma vie. Je sais que les plans de Dieu pour moi sont parfaits, mais je reste pris au piège des défis. Rien ne paraît clair. Confus, frustré et fatigué, je fais demi-tour… et manque ce qu’Il avait en réserve pour moi.

«Père, de ta position avantageuse, le tableau est clair. Aide-moi à avancer avec toi afin de pouvoir avoir une meilleure perspective.»


44 – “Motivation» –

«C’est que l’amour de Christ nous presse…» II Corinthiens 5:14

Le cadre était idéal. Nous étions assis sous les palmiers, près de la piscine du centre de vacances, en train de faire une partie de Scrabble. La douce musique de fond se mélangeait aux cris joyeux des enfants jouant dans l’eau.

A l’autre bout de la piscine, un groupe d’adolescents nageait et jouait à se lancer un ballon. Certains de leurs amis bronzaient au soleil. D’autres se tenaient sur le bord de la piscine et faisaient des commentaires sur ceux qui se trouvaient dans l’eau.

A plusieurs reprises, les nageurs ont invité une fille à plonger pour les rejoindre. Sa réponse était invariablement : «Je n’ai pas envie de nager.»

Soudain, un de ceux qui se tenaient à côté d’elle a pris son élan et l’a poussée dans l’eau. Comme elle ne touchait pas le fond, il ne lui restait que deux alternatives : nager ou couler. J’ai été étonné de voir avec quelle rapidité le désir de nager lui est venu.

Pour Paul, la motivation de parler de Jésus lui est venue, parce qu’il a pris conscience de la grandeur de l’amour de Dieu et du besoin absolu de l’homme. Le fait de réaliser que ce n’est qu’en Christ que les hommes peuvent trouver la vie l’a poussé à agir rapidement… c’était une question de «nager ou couler».

Est-ce que je peux dire que je me sens «pressé» (poussé) à partager la bonne nouvelle de Jésus à ceux qui ne le connaissent pas ?


43 – «Gérance» –

«… ce qu’on demande des administrateurs, c’est qu’ils soient trouvés fidèles» I Corinthiens 4:2

Nous connaissons tous la citation: «Donne un poisson à un homme et tu le nourriras un jour. Laisse-le te regarder attraper un poisson et demain il l’aura oublié. Apprends-lui à pêcher et tu le nourriras toujours.»

Alors que ce principe est valable et qu’il réduit le risque de dépendance, le risque d’anéantir la dignité ou de développer une «mentalité de mendiant», il ne va pas assez loin. Plus un peuple devient efficace à la «pêche», plus le risque est grand qu’il réduise l’approvisionnement et condamne les générations futures à mourir de faim.

Le plus grand défi est d’aider les hommes à faire un pas de plus et de leur enseigner à réapprovisionner en poissons le fond des mers.

Naturellement, ce principe s’applique à diverses ressources. Pour différentes raisons, de vastes étendues de forêts sont détruites chaque année. Le fait de brûler des arbres pour faire la cuisine, cultiver, fertiliser, etc. peut être considéré comme essentiel dans certaines circonstances, mais si de nouveaux arbres ne sont pas plantés, les effets à long terme seront catastrophiques. (Plusieurs parties du Sahel qui jusqu’à récemment pouvaient substantiellement nourrir des populations, ont dû être abandonnées et sont devenues des régions semi-désertiques à cause d’une déforestation aveugle.)

La Bible a beaucoup à dire sur les principes de protection de l’environnement. Nous avons reçu la responsabilité de gérer la création de Dieu. Il s’attend à ce que nous utilisions les choses qu’il a mises à notre disposition de manière responsable. Mon style de vie reflète-t-il une compréhension et un respect de ce principe ?


42 – «Perspective» –

Un proverbe africain dit: «Si tu ne veux pas tomber, regarde où tu poses le pied, si tu veux savoir où tu vas, regarde loin en avant.»

Dans ma vie, j’ai souvent souffert. Et malheureusement, j’ai parfois fait souffrir d’autres, parce j’ai oublié ou n’étais pas capable de maintenir un équilibre entre une vision claire du lieu où j’allais et de l’endroit où je posais les pieds.

Il est si facile de s’enthousiasmer pour une vision à long terme que nous ne voyons pas ou ne sommes pas préparés à gérer les défis immédiats. D’un autre côté, nous pouvons être si absorbés en voulant éviter de tomber ou de nous blesser à chaque pas, que nous nous concentrons sur le «comment» et oublions le «quoi» et le «pourquoi».

Il ne suffit pas de nous assurer de la qualité de ce que nous faisons, nous devons aussi avoir le courage de nous demander si c’est juste.

Dieu a promis de nous garder de toute chute et de nous empêcher de tomber (Jude v. 24). Il a aussi déclaré que si nous lui donnons la place qu’il mérite dans notre vie, il nous dirigera et rendra nos sentiers droits (Proverbes 3.6).

«Seigneur, aide-moi à voir et à comprendre tes plans pour moi et donne-moi la capacité de mettre mes pieds au bon endroit dans ma marche avec toi.»


41 – «Maturité» –

«L’épreuve ... produit la persévérance... afin que vous soyez parfaits» Jacques 1:2-4

Un ami qui consacrait une grande partie de sa vie à collectionner les papillons du monde entier m’a raconté une histoire intéressante.

Un homme acheta le cocon d’une espèce rare et chère à une vente aux enchères. On lui assura qu’il avait été conservé à la bonne température et à la bonne humidité.

Enfin, le grand jour arriva. Le bruit et le mouvement indiquaient que la métamorphose s’accomplissait et que le papillon nouvellement formé était prêt à sortir.

Un petit trou apparut dans le cocon à travers lequel il put voir les luttes du papillon. Décidant de l’aider et de lui rendre la vie plus facile, il prit son couteau de l’armée et agrandit le trou. Le papillon sortit, vola frénétiquement dans la pièce pendant un instant, puis soudain, il tomba et mourut.

Dans son désir d’aider, il avait empêché les ailes de se développer. Le papillon n’était ni équipé ni prêt à affronter la vie.

Dans la vie, le processus de maturité peut passer par des expériences longues et douloureuses. Parfois, nous aimerions personnellement les éviter ou empêcher nos bien-aimés de les vivre. L’épreuve forme le caractère. Notre façon de gérer les défis détermine et façonne notre maturité.


40 – «La course des rats» –

«Là où est ton trésor, là aussi sera ton cœur» Matthieu 6:21

L’excitation et une certaine impatience imprégnaient l’atmosphère de la petite ville du Sud-Est asiatique. Ce soir, il y avait la «course des rats»!

Une douzaine de rats attendaient dans leur cage, chacun face à une étroite bande conduisant à un morceau de fromage qui se trouvait à l’extrémité. Soudain, les portes de toutes les cages se sont ouvertes en même temps, et les rats se sont précipités sur le fromage. Lorsque le premier rat a atteint son but, le système mis en place empêchait les autres rats d’arriver jusqu’à leur fromage.

Alors que les spectateurs récoltaient l’argent gagné ou se lamentaient de leur échec, le vainqueur a tranquillement mangé son fromage.

La course comportait plusieurs manches. Le même rat a continué de gagner. Chaque fois, il mangeait le fromage, et à chaque course, les sommes pariées sur lui augmentaient. Quant à lui, il gagnait, il mangeait… et il grossissait. Finalement, presque tout le monde pariait des sommes astronomiques sur lui… mais il est arrivé un moment où il était trop plein pour courir correctement.

Il a alors perdu la course et tous les gens ont perdu l’argent parié sur lui. Des fortunes sont parties en fumées, des familles ont été ruinées, si bien que des bagarres ont éclaté. L’organisateur a rangé son argent et a annoncé tout calme la date de la prochaine course.

Pensée : si la vie n’est rien de plus qu’une «course de rats», qu’est-ce que cela fait à ceux qui «gagnent»?


39 – Détermination –

«Celui-ci est mon Fils ... . Ecoutez-le.» Matthieu 17:5 (lisez les vv. 1-13)

Lors d’un cours d’introduction à la photographie auquel nous participions, l’enseignant nous a donné deux directives importantes :

1. Déterminez quel doit être l’objet central de l’image et assurez-vous qu’il n’est pas étouffé par trop d’autres choses qui peuvent détourner l’attention. L’arrière-plan ou l’environnement devrait mettre en évidence et en valeur l’objet et ne pas troubler l’observateur.

2. Concentrez-vous sur l’objet et veillez à ce que l’intensité et l’angle de lumière ne portent pas atteinte au résultat souhaité.

Ça semble si évident et si simple ! J’ai pourtant des boites pleines de photos témoignant du fait que je n’ai pas suivi ou oublié les conseils.

Qu’en est-il de ma vie? Qu’est-ce qui occupe le centre de la scène? Ou qui? Le but est-il clair? Si oui, y a-t-il des choses qui encombrent, troublent ou volent la vedette? A quel point suis-je concentré?

Pensée : même si l’image est bonne du point de vue technique, le contenu justifie-t-il l’effort?


38 – «Nous avons gagné» –

«Il nous donne la victoire par notre Seigneur Jésus-Christ!» I Corinthiens 15:57

«As-tu vu le match? Nous avons gagné… nous avons gagné !» La voix tout excitée de notre nièce communiquait une joie sincère.

Qu’avons-nous «gagné» ? – La coupe du monde de rugby évidemment.

Qui est «nous» ? – Les Sud-Africains bien sûr.

Le fait qu’elle parle de l’Afrique, alors que nous résidions en Suisse, à propos d’un match joué (moyennement bien) en France par des personnes que nous ne croiserons certainement jamais ne diminuait en rien son enthousiasme.

Des centaines de milliers de supporters en Afrique du Sud et dans d’autres parties du monde ont fêté «notre» victoire. Les joueurs, acclamés comme des héros, pouvaient être assurés de gloire… jusqu’à la prochaine défaite.

Je n’ai pas pu m’empêcher de penser à la vérité d’un proverbe africain :

«Le succès a de nombreux pères, l’échec est orphelin.»

En tant que chrétien, chaque fois que je prends la sainte cène, je partage Sa victoire sur le péché et la mort. Puisqu’il est mort, je vis, puisqu’il vit, je vis dans la ferme assurance de ma résurrection.

«Nous» avons gagné… pour l’éternité.

Cela n’est-il pas donc quelque chose de valable à propos duquel s’enthousiasmer ?


37 – «Planter des fleurs» –

Peu après l’implantation d’une communauté chrétienne dans une région rurale d’Afrique du Sud, je suis allé rendre visite aux chrétiens pour voir comment ils progressaient.

Leur responsable m’a appris que les chrétiens pouvaient être divisés en trois catégories :

* Ceux qui se limitent à arracher les mauvaises herbes dans le jardin des autres.

* Ceux qui passent leur temps à arracher les mauvaises herbes dans leur propre jardin.

* Ceux qui plantent des fleurs.

Plutôt surpris par sa définition, je lui ai demandé une explication.

* Les premiers sont toujours en train de critiquer et de trouver des fautes chez les autres.

* Les seconds cherchent constamment des péchés personnels à confesser… aspirant à ne rien faire de mal, mais ne faisant rien de bien.

* Les troisièmes sont ceux qui, par Sa grâce et avec Son aide, aspirent non seulement à une croissance personnelle, mais s’investissent pour atteindre les autres.

«Si donc quelqu’un sait faire ce qui est bien et ne le fait pas, il commet un péché» (Jacques 4 :17)

Quand ai-je pour la dernière fois «planté des fleurs»?

.


36 – «Parties de Monopoly» –

«J’achète!» - «Mets un hôtel sur cette propriété» - «Tu t’es arrêté dans ma ville, paie-moi!»

Lorsque nos enfants étaient adolescents, ils organisaient souvent des «parties de monopoly» avec leurs amis. Ces événements pouvaient durer tout le week-end, consommer d’énormes quantités de lait, de chocolat, de biscuits et d’énergie.

Le but de l’exercice était de posséder le plus de propriétés, de maisons et d’hôtels que possible, et contraindre les autres joueurs à la faillite ou à finir parmi les moins riches. Les règles étaient modifiées et les découverts bancaires permettaient de prolonger le jeu et les discussions animées. Finalement, grâce à un mélange d’organisation stratégique, de chance (et un peu de tricherie?), l’un d’eux prenait le dessus et «gagnait».

A ce moment-là, tous les biens, l’argent et les bâtiments étaient remis dans la boite dans l’attente de la prochaine «partie». Que du plaisir!

Parfois, j’ai l’impression que c’est une image de la vie de plusieurs d’entre nous dans nos «succès» et notre société centrée sur le matérialisme.

«Achète», «construis», «développe», accumule richesse, succès, prestige, puissance dans la partie appelée «vie». Il y a cependant deux différences importantes :

1. Ce n’est pas un jeu.

2. A la fin, c’est nous qui finissons dans la «boite».

La Parole de Dieu dit : «Que servira-t-il à un homme de gagner le monde entier, s’il perd son âme?» (Matthieu 16 :26).

Qu’est-ce que je gagne et qu’est-ce que je perds ?


35 – «Service» –

«… chantant à Dieu dans vos cœurs» Colossiens 3:16

Il régnait une intense activité dans la Léproserie que je visitais, en Inde occidentale. Dans un coin, un groupe de femmes, certaines avec des bébés à côté d’elles, étaient occupées à casser des pierres.

C’était un travail pénible, rendu encore plus dur par la chaleur, la poussière et les mouches. Une machine aurait pu faire le travail plus vite et mieux, mais alors aucune de ces femmes n’aurait eu un travail ou un revenu.

Compte tenu de leurs conditions de travail et de leur situation personnelle ou familiale, je ne fus par surpris de voir que la plupart d’entre elles paraissaient fatiguées, frustrées et maussades. Elles m’ont à peine regardé lorsque je les ai saluées, et quand j’ai demandé ce qu’elles faisaient, on m’a sèchement répondu : «Ne voyez-vous pas que nous cassons des pierres ?»

Un peu à l’écart du groupe, une autre femme faisait le même travail, mais avec une attitude complètement différente. Elle fredonnait doucement une mélodie, frappait de son marteau avec zèle, et son visage exprimait la satisfaction. La poussière et la chaleur étaient les mêmes pour toutes.

Intrigué, je lui ai demandé ce qu’elle faisait. Sa réponse fut significative : «Je construis une maison pour le médecin qui m’a guéri de la lèpre.»

Servir Dieu n’est pas toujours facile, mais même la tâche la plus complexe, difficile ou apparemment ingrate peut être un plaisir.

Quelle est ma motivation pour servir ?

Quelle est mon attitude envers le service ?

«Père, tu m’as donné une vie nouvelle en Christ, le pardon et un but. Aide-moi à te servir non pas à contrecœur, mais avec joie, en signe de reconnaissance pour ton amour pour moi.


34 – A vous de voir... Ciao, Odile –

«Témoins”

«Ce que nous avons vu et entendu, nous vous l’annonçons» I Jean 1:3

Les accidents sont toujours des événements désagréables, même si personne n’est blessé, surtout dans un pays étranger.

J’avais pris un «trois roues» (un scooter faisant couramment office de taxi en bien des régions d’Asie) pour m’emmener à l’Aéroport international. Après une heure de conduite folle qui a fait peu de bien à mes nerfs, mais a renforcé ma vie de prière, nous nous sommes arrêtés dans un crissement de pneus devant l’entrée principale.

Le bruit inquiétant qui suivit indiqua que le chauffeur de la belle limousine n’avait pas vraiment anticipé la manœuvre d’arrêt du scooter. Les deux chauffeurs ont commencé à crier et à gesticuler. L’un montrait la petite griffe sur la voiture, l’autre le trou plus gros à l’arrière du scooter.

Tous deux agitaient leurs bras dans ma direction. Bien que je ne puisse comprendre un mot de leur langue, le message était clair. Comme j’avais loué les services du scooter, j’étais la cause de l’accident, et je devais donc assumer la responsabilité de payer pour tous les dégâts aussi bien que faire un don pour compenser le stress émotionnel et le choc.

En quelques secondes, des centaines d’individus, sortis de nulle part, se sont rassemblés autour de nous. Certains criaient des insultes. Tous donnaient leur version des faits sur le déroulement de l’accident. C’était formidable de voir ceux qui se portaient volontaires pour être «témoins» alors qu’ils avaient seulement vu la foule et entendu le bruit.

Heureusement pour moi, des policiers sont arrivés, ont dit à la foule que je serais sévèrement puni et m’ont poussé à l’intérieur de l’Aéroport. Une fois à l’intérieur, on m’a dit d’aller prendre mon avion, de quitter le pays et prié de ne plus créer de troubles.

En tant que chrétien, je suis souvent impressionné par les gens qui n’ont aucune expérience personnelle de Jésus et qui prétendent cependant être capables de témoigner contre lui et ses déclarations.

Jean pouvait affirmer : «Je ne vous donne pas une preuve de seconde main ou des ‘on-dit’. Ce que je partage s’appuie sur ce que j’ai vu, affronté et vécu.» Il avait de la crédibilité en tant que témoin Quelle valeur a mon témoignage?

.


33 – «Enseignement et apprentissage» –

En tant que jeune immigrant, j’ai éprouvé bien des difficultés et des frustrations à essayer de maîtriser les complexités de la langue de Shakespeare.

Mes difficultés en anglais ont eu des répercussions sur toutes mes études. Nous ne pouvions pas payer des leçons privées ni des cours supplémentaires. Un jour, alors que je ruminais ma condition, une pensée m’a traversé l’esprit : «Si je ne peux pas avoir un tuteur, je trouverai un élève.»

Mes amis ont trouvé cette idée stupide, mais j’ai décidé d’essayer. Un nouvel élève dont l’anglais était pire que le mien cherchait quelqu’un pour lui donner des cours d’appui. J’ai proposé mes services et ses parents ont décidé de m’engager.

Ce n’était vraiment pas facile, mais j’ai fait de gros efforts pour étudier et préparer mes cours de manière systématique. Chaque fois que j’étais confronté à une question difficile, j’étais obligé de creuser dans les livres de grammaire pour trouver la réponse.

Sa capacité à communiquer, à lire et à écrire s’est améliorée… et la mienne aussi (maintenant que j’essaie de trouver les mots pour exprimer mes pensées de manière cohérente, je réalise qu’il est grand temps que je cherche un nouvel élève).

Dans la vie de tous les jours, et surtout dans mon service chrétien, il est si facile de tomber dans le piège de penser : «Si j’en savais plus, je pourrais en faire plus ; pour pouvoir m’engager, j’ai besoin de plus de connaissances ou d’une formation.»

Nous devrions bien sûr chercher à grandir, à apprendre et à être toujours mieux équipés. Mais ce dont nous avons peut-être besoin, ce n’est pas tant d’un tuteur mais d’un élève.

Tout en partageant avec les autres ce que nous avons reçu du Seigneur, nous approfondissons notre relation avec lui, et nous avons plus à donner C’est en donnant que nous recevons

.


32 – «Chéri – Chérie» –

«.... c’est de l’abondance du cœur que la bouche parle» Matthieu 12:34

Un couple chrétien avait décidé de donner un bon exemple aux enfants en évitant de se disputer ou de crier en leur présence.

Ils respectaient assez bien leur résolution, mais ils ont pris l’habitude de s’appeler l’un l’autre «chéri – chérie». Le mot était utilisé avec une régularité croissante. Au lieu de refléter l’amour, l’intimité ou l’appréciation, «chéri» est devenu une expression de frustration, d’exaspération, de colère, d’amertume, de réprimande ou de désespoir.

Un jour, les deux enfants ont commencé une terrible bagarre. Arrivés en courant, les parents ont cherché à connaître la cause d’une telle dispute. Ils ont séparé les enfants, et le père a essayé de les calmer en disant : «Arrêtez de vous bagarrer, je vous prie ! Calmez-vous et dites-moi exactement ce qui s’est passé. Où avez-vous appris à vous comporter de la sorte ? Maman et moi ne nous disputons jamais ainsi.»

Le petit garçon a pointé un doigt accusateur en direction de sa sœur aînée et a déclaré : «Ce n’est pas ma faute, papa, elle a commencé la dispute, elle m’a appelé «chéri» en premier.»

C’est un noble sentiment que de vouloir contrôler nos paroles et nos émotions, mais ce que nous ressentons intérieurement se manifestera extérieurement d’une manière ou l’autre. Nous ne pouvons pas duper tout le monde tout le temps. Ceux qui sont le plus proche de nous sont souvent les premiers à voir au-delà de notre façade David a prié : «Crée en moi un cœur pur, ô Dieu !» Psaume 51 :12

.


31 – «Tu es cet homme-là» II Samuel 12:7 –

Antisthène, un philosophe grec a déclaré:

«Il y a deux genres de personnes qui osent vous dire la vérité sur vous-même : un ennemi en colère et un ami qui se soucie vraiment de vous.»

Nul n’aime entendre des choses négatives sur soi-même. Mais parfois, la vérité peut nous aider à affronter la réalité. Celui qui ose nous dire les choses telles qu’elles sont prend des risques.

Compte tenu de ce fait, il est souvent plus facile de garder le silence. Après tout, nous ne voulons pas blesser un ami. La peur de la confrontation ou du rejet peut nous empêcher de faire face aux problèmes qui doivent être réglés. Parfois, il est difficile de faire la différence entre être «pacifique» ou lâche.

Christ n’a jamais eu peur de mettre le doigt sur des fautes ou des manquements. Il le faisait non pour rabaisser, juger ou détruire, mais pour conduire à la guérison, à la transformation et à la maturité.

Ai-je un ami qui a suffisamment confiance en notre relation pour oser me dire la vérité sur moi-même ? Si oui, comment est-ce que je réagis quand il le fait ? Est-ce que j’arrive à être ce genre d’ami pour quelqu’un d’autre ?

Pensée : celui qui n’a personne qui l’aime assez pour oser remettre en question ses pensées et son comportement dans le désir de l’aider à grandir, est vraiment pauvre Suis-je riche?

.


30 – «Chrétiens» –

«…Les disciples furent appelés chrétiens.» Actes 11:26

Les pluies tropicales avaient transformé la piste reliant deux villages de la Région Forestière de Guinée en un bourbier rouge et détrempé. La Landrover essayait vaillamment d’avancer. Finalement, l’inévitable se produisit : elle glissa et s’enlisa.

Il a bien fallu sortir pour pousser. La boue nous arrivait pratiquement aux genoux. En tournant, les roues m’éclaboussèrent de la tête aux pieds. Soudain, elles crochèrent, le véhicule fit un bon en avant et je me retrouvai par terre, la tête dans le marécage.

Lorsque je me relevai, dégoulinant de boue, un groupe d’enfants du village arriva en courant. Ils ne voyaient pas souvent des étrangers dans cette région et commencèrent à crier : « Toubabou – Toubabou « (Un blanc – un blanc)

Je ne pus m’empêcher de me demander quelle impression je donnais de ma race à ces enfants et j’espérais qu’ils auraient d’une manière ou l’autre une image plus équilibrée.

Tous ceux qui ont accepté Christ comme Sauveur sont des chrétiens. Nous sommes ses représentants sur terre. Pour bien des gens, il se peut que la seule image de Christ qu’ils ont dans leur vie est celle qu’ils voient en nous.

Quel genre d’image de Jésus captent-ils en me regardant… pas le dimanche lorsque j’adore avec les autres chrétiens, mais le lundi… ?


29 – «Priorités» –

«Attachez-vous aux choses d’en haut ...» Colossiens 3:2

« Papa, papa, j’ai non seulement réussi mes examens avec de bonnes notes, mais le professeur a dit qu’il me recommanderait pour le Lycée. Il va aussi m’aider à obtenir une bourse d’études. Ta contribution se limitera à £10 (10 livres). «

Le père, assis devant sa case, dans un petit village africain, avait compris qu’il était important d’apprendre à lire et à écrire. Il avait pris des dispositions sur le plan familial pour que son fils puisse aller à l’école de la Mission. Mais assez c’est assez ! Il était temps que le fils commence à y mettre du sien, à s’occuper du bétail et à travailler dans les champs. Quel était l’intérêt d’étudier encore plus ? Après tout, il était illettré et ne s’en était pas trop mal sorti dans la vie. Et £10 – où allait-il trouver une somme pareille ? Dans tous les cas, il avait d’autres priorités.

«Calme-toi, je n’ai pas tes dix livres, et si je les avais, je ne les gaspillerais pas pour ton éducation, je les utiliserais pour acheter une autre femme.»

Mon ami a malgré tout réussi à poursuivre ses études, et Dieu l’a utilisé pour servir dans le monde entier.

Les priorités du père peuvent nous faire sourire, mais quelles sont les nôtres ?

Pouvons-nous dresser une liste de 4 ou 5 choses qui nous prennent le plus de temps, d’énergie et qui occupent le plus nos pensées ? Si nous demandions à un ami qui nous connaît bien de faire une liste de nos priorités, quel résultat révélerait-elle par rapport à la nôtre ?

Quelle place Dieu tient-il dans cette liste Nous l’appelons « Seigneur «, mais…

?


27 – «Ciau» –

Dans la région de l’Italie où j’ai passé mon enfance, la salutation usuelle lorsqu’on croisait quelqu’un dans la rue était «ciau». Cela équivaut à «salut», «au revoir», «comment vas-tu» et l’on adapte le ton et l’enthousiasme à la personne saluée.

Deux familles de notre village n’entretenaient pas une relation particulièrement chaleureuse. Elles avaient tendance à s’ignorer l’une l’autre et à omettre le traditionnel «ciau».

Un jour, une énorme dispute éclata entre elles. Les voisins et d’autres personnes de la communauté y furent rapidement impliqués. Mon père fut appelé pour examiner le cas. Ce qu’il a découvert aurait été ridicule si cela n’avait pas été si tragique.

L’une des femmes, croisant l’autre dans la rue, décida de la saluer et marmonna «ciau». L’autre, surprise, pensa : «Elle ne peut pas m’avoir saluée normalement, qu’a-t-elle dit en fait ? Cela ressemblait plutôt à «miau». Un chat dit «miau» et un chat boit du lait. Le lait vient de la vache. Elle me traite de vache!»

Aujourd’hui, soixante ans plus tard, certains descendants de ces deux familles vivent encore dans le même village et ne se parlent toujours pas.

Cette histoire vraie décrit un cas malheureux isolé dans une autre partie du monde, vraiment ? Cela me fait-il penser à quelqu’un que j’ai tendance à éviter ou que je n’aime pas ? Pourquoi ? Son «crime» était-il vraiment si grave ? A la lumière de l’éternité, nos différences sont-elles si importantes ?

Jésus, dans la prière qu’il nous a enseignée a déclaré : «Pardonne-nous… comme nous aussi nous pardonnons…» Matthieu 6 :9-1 Est-ce que j’ose prier cette prière ?

5


26 – «Fruit» –

Le printemps arrivait avec toutes ses promesses. Les arbres fruitiers étaient chargés de fleurs. L’explosion de couleurs des fleurs de pommier, cerisier, poirier, prunier et autres nous laissaient entrevoir une récolte magnifique.

Les arbres avaient bien été taillés, traités et fertilisés. Nous rêvions déjà de tout ce que nous pourrions faire de l’abondante récolte de fruits.

Le coup de froid nous a tous pris par surprise. Deux nuits avec des températures en dessous de zéro ont suffi pour briser nos espoirs et nos attentes. A cause du temps, il n’y a presque pas eu d’abeilles et donc pas de pollinisation pour les quelques fleurs qui avaient survécu au gel. La magnifique récolte serait pour une autre année.

Nous avons tous connu des chrétiens dont la vie promettait tant (peut-être notre propre vie?). Dans le printemps de la foi, il y avait tant de fleurs magnifiques. Un tel potentiel, de telles attentes. Puis le coup de froid est venu: perte du premier amour, pressions extérieures, changement de priorités, tentations, déceptions face à l’incohérence des autres chrétiens ... tant de «bonnes» raisons pour ne pas atteindre son maximum.

Quelles sont les attentes des autres et les miennes en ce qui concerne ma vie? Sont-elles réalisées? Plus important encore, qu’en est-il des plans de Dieu pour moi Jésus a dit: «Je vous ai choisis ... afin que vous portiez du fruit.» Jean 15:16

?


25 – «Ecoute la parole de Dieu et mets-la en pratique» Luc 11:28 –

En tant que jeune chrétien, l’une de mes plus grandes joies était la possibilité de participer à des conférences.

Quel privilège d’écouter les témoignages et les messages d’hommes et de femmes puissamment utilisés par Dieu ! Je rentrais chez moi motivé, inspiré et enthousiaste… et je m’inscrivais pour l’événement suivant.

Les séminaires de prière, les conférences sur la «vie en profondeur», les semaines prophétiques, les cours spéciaux sur la guérison, la doctrine, la seconde venue, Israël, etc. étaient reçus à bras ouverts et suivis avec enthousiasme.

Un jour, après un séminaire particulièrement passionnant sur la «Seigneurie de Christ», j’ai partagé mon expérience et une grande partie du contenu avec un vieux pasteur.

Après m’avoir écouté un bon moment, il a interrompu mon récit passionné en disant : «De toute évidence, tu as eu beaucoup de plaisir. Les enseignements, l’ambiance, la communion avec les autres croyants, les temps de prière, etc. ont eu un grand impact émotionnel sur toi, mais qu’est-ce que le Saint-Esprit a changé dans ta vie ?

Ne me dis pas ce que tu as entendu, dis-moi ce que tu feras différemment compte tenu de ce que tu as entendu.»

Nous remercions Dieu pour les nombreuses occasions qu’il nous donne de recevoir une bonne nourriture spirituelle. Les enseignements et les expériences des autres peuvent nous aider à comprendre sa parole et à grandir dans notre relation avec lui, mais le test ultime de ce que nous avons vraiment reçu sera la vie transformée qui montre qu’il est Seigneur.

«Mettez en pratique la parole et ne vous bornez pas à l’écouter.» Jacques 1 :22


24 – «Les grues oranges» –

Le paysage n’aurait pas pu être plus beau. La neige fraîche scintillait au soleil. La ville touristique tapie dans les Alpes suisses offrait un mélange de bruits et de couleurs, car des centaines de touristes déambulaient dans les rues.

Notre homme pouvait à peine contenir son excitation en arrivant à l’hôtel de luxe. On lui avait réservé la meilleure suite du dernier étage. Le grand balcon offrait une vue «carte postale» des montagnes.

Il n’y avait qu’un seul problème : un bâtiment était en construction devant l’hôtel. Une énorme grue orange bien visible campait devant le balcon et la fenêtre. On pouvait bien sûr regarder au-delà de la grue et admirer les montagnes… mais elle gâchait de toute évidence la vue.

La grue a fini par occuper tout l’esprit du touriste. La frustration et l’obsession étaient si grandes qu’il a finalement demandé une autre chambre, n’importe où, peu importe la grandeur, pourvu que la grue ne soit plus visible.

La seule autre chambre disponible se trouvait sur un étage inférieur avec une petite fenêtre qui donnait sur des bâtiments. En y entrant, il s’est d’abord réjoui d’être enfin débarrassé de cette vilaine grue. Mais en y pensant, il a tout de même réalisé sa stupidité. Il avait sacrifié tant de privilèges pour se libérer de la grue. Il aurait été tellement plus sage de regarder au-delà de la grue, d’admirer la beauté et de se réjouir du confort de son spacieux appartement.

Ici sur terre, les choses ne seront jamais parfaites. Dans ma vie, les circonstances, les opportunités, la vie des autres, etc. il y aura toujours, quelque part, une «grue orange». Vais-je me laisser obséder par elle, en devenir prisonnier ou choisir de regarder plus loin ?

Ce que je regarde dépend de ce qui retient mon attention. Philippiens 4 :8

Prière : «Père, aide-moi à ne pas devenir obsédé par les «grues oranges» dans ma vie, mais à regarder plus loin et à fixer mes yeux sur toi.» Psaume 141 :8


23 – «... Un chemin meilleur que les autres» I Corinthiens 12:31 –

Le couteau était long et bien aiguisé, idéal pour couper la viande et les légumes. La sonnerie insistante du téléphone m’obligea à interrompre mon travail, et le couteau fut déposé sur la table de la cuisine.

Notre fils, âgé de trois ans, eut vite fait de le saisir, d’entourer la lame de ses doigts et de commencer à le brandir, haut dans les airs.

Inconscient du danger et jouissant de toute évidence de son nouveau jouet, il résista à toutes nos prières de le poser ou de «nous le remettre». Après tout, pourquoi abandonner quelque chose qui fait de vous le «centre du monde» ?

Le cri effrayé des parents stoppèrent net la «grande» sœur (5 ans) qui voulait régler le problème en essayant de lui tirer le couteau de la main, un acte qui aurait pu provoquer une blessure permanente.

Essayant de garder notre calme et connaissant son amour pour les bonbons, nous lui avons offert une poignée de chocolats multicolores en échange du couteau. Après avoir négocié un peu, il a finalement accepté les chocolats avec un léger supplément, et la crise fut réglée sans blessure physique.

Combien de fois nous sommes-nous attachés à des choses (ou à des gens) qui pouvaient nous blesser ou même détruire notre vie pour obtenir un peu de popularité, d’acceptation ou d’attention ?

Dieu «ne tire pas les choses de notre main». Il veut nous libérer de tout ce qui pourrait nous asservir ou nous détruire. Il nous offre quelque chose de meilleur. Il se donne à nous par amour.

Pensée

Est-ce que je m’accroche à quelque chose qui me blesse ou m’empêche d’accomplir son but dans ma vie ? De quoi s’agit-il ? Suis-je prêt à le lui remettre ?


22 – «.......Notre Père ......» Matthieu 6:9 –

Autrefois, les gens étaient jugés presque exclusivement sur la base de leur nom de famille ou de leur titre. Etre le fils ou la fille d’un prince ou d’un comte, etc., pouvait ouvrir la porte à l’acceptation, à la célébrité, à la richesse, au prestige… une forme de système de castes. Naturellement, cela a conduit à toutes sortes d’abus ; la compétence ou le manque de compétence n’avait rien à voir et c’était difficile, voire impossible, pour ceux qui n’avaient pas le «bon» nom ou titre d’accéder à certaines positions.

Dans le monde occidental, cette approche a été largement remplacée par une focalisation sur la compétence, la fonction, la réussite ou la beauté. La richesse ou le «succès» ou l’acceptation peut être déterminé par l’éducation, la créativité, le sport, le chant, les capacités, etc. En théorie, c’est bien, car c’est plus démocratique et plus de gens ont ainsi l’occasion de réussir selon leurs mérites. Cela peut cependant générer orgueil, insécurité (si mon statut dépend de mon travail ou de mon revenu, que deviendrai-je si je le perds, si je prends ma retraite ?…), soupçons des autres ou corruption, stress, efforts intenses pour rester jeune et «sexy»….

En Europe, lorsque nous rencontrons quelqu’un, l’une des premières questions que nous posons en général est : «Qu’est-ce que tu fais ? Quel est ton métier ?»

En Afrique, la question est plutôt celle-ci : «Qui est ton père ?»

Jésus a souligné l’importance de la relation comme base pour la sécurité et l’identité. L’humanité a été créée par lui pour être en relation avec lui, se réjouir en lui et devenir comme lui.

En Christ, nous pouvons devenir enfants de Dieu (Jean 1 :12). Notre identité ne dépend pas de la richesse, de l’apparence, de l’intelligence, de l’éducation, de l’âge ou de la popularité. Nous sommes fils et filles du Dieu tout-puissant, éternel, juste et plein d’amour. Notre vie peut être une expression de cette relation. Il œuvre à travers nos dons et nos limites, et nos activités sont un reflet de cette relation.

Prière: «Dieu tout-puissant, merci pour le privilège de te connaître comme mon Père.»


21 – “........ tous revivront en Christ» I Corinthiens 15:22 –

«Destination inconnue»?

Régulièrement, nous envoyions des informations aux amis et aux donateurs de la mission. C’était un gros envoi adressé à des milliers de personnes. A chaque fois, pour diverses raisons, des lettres ne parvenaient pas aux destinataires et nous étaient retournées.

La poste faisait admirablement son travail et nous retournait les enveloppes, chacune avec son explication. Certains avaient «déménagé», suivait alors la nouvelle adresse ; d’autres étaient «partis pour une destination inconnue». Certaines ne portaient que la note «destination inconnue» ou «parti» ou «inconnu» ou «décédé».

Un jour, nous avons été surpris de lire deux messages sur la même enveloppe. L’un disait «décédé» et l’autre «destination inconnue».

Dernièrement, j’ai eu de bonnes raisons de repenser à cet incident. L’un de mes humoristes préférés est décédé. Peu avant sa mort, il a déclaré publiquement qu’il ignorait s’il y avait une vie après la mort. Il est loin d’être le seul. Dans l’Europe «cultivée» d’aujourd’hui, des millions de personnes s’identifient à lui, et bien d’autres vont même plus loin en affirmant catégoriquement que la mort est la fin.

De nombreux «chrétiens» luttent également avec le concept de la vie éternelle et réduisent le christianisme à un ensemble de normes morales, sociales et relationnelles avec Christ comme exemple.

Christ a affirmé : «Je suis le chemin, la vérité et la vie» (Jean 14 :6), et il a déclaré : «Je suis la résurrection et la vie… quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais» (Jean 11 :25-26)

Grâce à lui, notre épitaphe peut porter la mention :

«Décédé - destination connue Connais-tu la tienne?

»


20 – «... cet homme est un instrument que j’ai choisi pour porter mon nom... .» Actes 9:15 –

Dans les années 70, j’ai eu le privilège de me rendre plusieurs fois à Grenade, au sud de l’Espagne pour annoncer la Parole de Dieu.

Certaines collines qui entourent la ville possèdent un sol riche en terre glaise. Des années durant, la population a creusé et récupéré l’argile afin de fabriquer une grande quantité de pots de fleurs, des récipients et de splendides vases.

Les familles ont transformé les parties creuses en pièces et s’y sont installées. Plus le potier rencontrait de succès, plus le trou devenait grand et par conséquent sa maison aussi. J’ai eu la joie de séjourner quelques jours chez l’une de ces familles et de vivre dans une grotte magnifiquement aménagée. J’ai bénéficié de tout le confort moderne et de la fraîcheur de leur maison.

En regardant le potier travailler, j’ai été surpris de voir qu’il ne signait que quelques poteries par jour alors qu’il en façonnait beaucoup plus. Lorsque je lui en ai demandé la raison, il m’a donné l’explication suivante.

«Je façonne tous mes récipients avec soin, dans un but précis, en utilisant les meilleurs matériaux possibles. Certains sont beaucoup mieux réussis que d’autres. Mon nom est ma réputation – il représente la qualité. Seuls les meilleurs récipients, ceux qui répondent à des exigences strictes et font honneur à mon nom, méritent ma signature. Je ne peux pas me permettre d’être associé à une qualité inférieure.»

Tous ceux qui ont reçu Christ dans leur vie sont devenus membres de sa famille et portent son nom.

Pensée: Je m’appelle “chrétien”. Christ a accepté le risque de mettre sa réputation dans mes mains. Quelle image est-ce que je transmets de lui par mon style de vie, mes paroles et mes actions ? L’honore-t-elle ? Encourage-t-elle d’autres à vouloir le découvrir ?


19 – « Il marche devant elles; et les brebis le suivent, parce qu’elles connaissent sa voix» Jean –

10:4

Le soleil se couchait. Il était temps de ramener le grand troupeau dans le parc. Plusieurs personnes s’y activaient. Certaines étaient sur des motos, d’autres couraient derrière en agitant leur bâton et en lançant des pierres. Les chiens, excités par les cris et le bruit des moteurs, aboyaient sans répit et pinçaient les pattes des moutons.

Les moutons, pris de panique, étaient bien forcés d’avancer, mais on en voyait régulièrement qui sortaient du troupeau et se dispersaient dans toutes les directions. Hommes et chiens les poursuivaient alors, se démenant pour les rassembler. Finalement, après bien des efforts, les moutons ont regagné leur enclos.

Alors que je regardais ce spectacle dans ce «nouveau» pays de moutons, je me suis souvenu d’une autre scène dont j’avais été le témoin des années auparavant sur les collines de Grèce.

C’était aussi le coucher du soleil et le troupeau rentrait à la maison. Il n’y avait qu’un seul vieux berger qui marchait devant les moutons, tout en leur parlant. Les moutons connaissaient de toute évidence sa voix, lui faisaient confiance et le suivaient sans difficulté. Un mouton s’arrêtait parfois ou s’écartait du troupeau. Le berger l’appelait gentiment et le mouton rejoignait rapidement les autres.

Jésus se présente comme le bon berger qui non seulement connaît ses brebis, mais il a donné sa vie pour elles. Il marche devant nous, nous appelle par notre nom et nous pouvons le suivre avec confiance, car nous savons qu’il nous amène à la maison en toute sécurité.

Pensée:

1. Etant son enfant, est-ce que j’entends sa voix et lui fais assez confiance pour le suivre?

2. Dans mon service pour lui, est-ce que j’essaie de conduire et de pousser les autres ou est-ce que je montre plutôt l’exemple qui leur donnera envie de se joindre à moi et de le suivre ?


18 – “Mets-toi à mon niveau.” –

Il est capable de compatir à nos faiblesses. Hébreux 4:14-16

Enfant, il avait peur des chiens et avait tendance à exagérer leur taille et leurs mauvaises intentions. Un jour, il est rentré à la maison en courant et s’est écrié d’une voix apeurée : «Papa, il y a un chien grand comme ça qui veut me manger.» Tout en parlant, il a élevé sa main bien au-dessus de sa tête pour décrire la taille du chien.

Nous sommes sortis voir cet énorme animal, mais il s’est rapidement avéré que le chien cherchait plutôt un peu d’affection ou quelqu’un avec qui jouer.

Sans trop réfléchir, j’ai dit à mon fils : «Tu sais que tu ne devrais pas exagérer, le chien n’est pas si grand.» Sa réponse a révélé une réalité importante : «Pour toi, il est petit, mais pour moi il est énorme, mets-toi à mon niveau et tu verras !» C’est ce que j’ai fait, et il avait raison.

En regardant les autres régler les problèmes et les défis de leur vie ou en donnant des conseils, est-ce que je fais l’effort de me mettre à leur niveau ? Est-ce que j’essaie de découvrir et de comprendre la personne ou suis-je un dispensateur de pieuses banalités ? Il se peut que nous soyons étonnés de voir les autres se débattre dans des problèmes qui pour nous n’en sont pas… et que nous ayons tendance à excuser ou justifier les choses contre lesquelles nous luttons.

La Bible nous enseigne que Dieu, en Christ, est descendu à notre niveau. Il connaît, par expérience personnelle, les luttes que nous affrontons. Il a vécu comme nous. Non seulement a-t-il affronté les mêmes difficultés, mais il les a aussi gérées. Il n’est ni un donneur de conseils ni un juge qui ne comprend pas, il peut s’identifier à nous.

Je peux venir à lui en toute confiance sachant qu’il compatit. Les autres peuvent-ils trouver une attitude similaire en moi ?


17 – « …de peur que nous soyons emportés… « Hébreux 2:1 –

Nous avions une vue magnifique de la rivière depuis notre maison de vacances située au bord de l’océan. Elle serpentait gracieusement et tranquillement la forêt tropicale. A marée haute, l’eau salée remontait le courant sur 6 à 7 km. A marée basse, la rivière se jetait dans la mer. A chaque variation de marée, le processus se répétait.

Un jour, j’ai décidé d’utiliser notre canot pneumatique et la marée pour explorer l’intérieur des terres. L’idée était simple et logique. Le courant me pousserait en amont pendant 2 à 3 heures, et ensuite, au changement de marée, je me laisserais gentiment ramener vers l’embouchure de la rivière, vers la maison.

Le voyage très calme m’a donné amplement le temps d’admirer la luxuriante végétation : un mélange formidable de couleurs et de formes. Diverses espèces d’oiseaux et un serpent occasionnel m’ont observé d’un œil inquisiteur alors que le canot orange vif passait doucement devant eux. Le spectacle était magnifique, paisible et reposant. Le soleil était chaud et, peu après avoir fait demi-tour, je me suis endormi… et le canot a poursuivi sa route.

Je ne sais pas combien de temps j’ai dormi, mais le bruit grandissant du déferlement des vagues m’a gentiment réveillé. Alors que le bruit des vagues s’intensifiait et que le canot commençait à tanguer méchamment, j’ai vite repris conscience. J’étais en train de passer de la rivière à l’océan. Pire, la douce brise s’était transformée en un vent violent qui me poussait rapidement vers la mer. Heureusement, j’avais pris la précaution d’emmener des rames et après une lutte acharnée contre les éléments de la nature, j’ai réussi à regagner la terre.

Dans notre approche de la vie, il est si facile de nous laisser emporter. Parce que nous n’avons pas une vision claire ou parce que nous avons peur de prendre des risques, peur de nous engager, peur de la confrontation, peur du changement, nous pouvons développer un modèle d’inertie et laisser notre vie aller à vau-l’eau.

En tant que chrétiens, nous affrontons les mêmes dangers. Nous avons besoin de travailler activement à créer et maintenir des habitudes positives dans les domaines de l’étude de la Bible, de la prière, de l’adoration personnelle et communautaire, de la communion avec d’autres croyants et, par-dessus tout, entretenir une relation vivante avec Lui dans la puissance du Saint-Esprit Suis-je ancré en Jésus… ou est-ce que je me laisse aller à la dérive ?

.


16 – «Ne pousse pas le soleil.» –

«Un temps pour se taire, et un temps pour parler» Ecclésiastes 3:7

Aujourd’hui, ce sera un grand jour. Après avoir étudié la langue locale pendant des semaines, découvert la culture des indigènes, appris à les connaître, mangé et vécu avec eux, le chef m’avait enfin promis de satisfaire ma requête en me donnant l’autorisation de prêcher l’Evangile dans son village.

Tout impatient, je me dirige vers notre point de rendez-vous, sous le manguier sur la colline. Il m’attend et me souhaite la bienvenue. Après les salutations usuelles, je m’assieds par terre et attends qu’il commence à parler.

Le silence s’installe. Après un temps qui me paraît une éternité, mais qui n’est en fait qu’une petite heure, il me demande : «Où est le soleil ?» Surpris et troublé, je réponds : «Il est là, baba (un signe de respect envers une personne plus âgée).» Et c’est à nouveau un long silence, interrompu par la même question. Je me demande s’il est vraiment sain d’esprit et je suis de plus en plus frustré.

Finalement, il me demande: «Où était le soleil lorsque nous sommes arrivés ?» Heureusement que je m’en souvenais. Je lui indique l’endroit du doigt. Il se décide enfin à parler : «Le soleil a avancé de là jusqu’ici sans que tu n’aies besoin de le pousser. Tu es jeune et impatient de nous annoncer ton message. Ce que tu vas nous partager bousculera plusieurs de nos traditions et les jeunes perdront le respect de notre culture religieuse. Je crois que nous avons besoin d’entendre ce que tu apportes et je te permets de nous parler de Jésus, mais je te prie de ne pas oublier que nous ne sommes ni des nombres ni des statistiques, nous sommes des personnes avec des sentiments. Ne pousse pas le soleil.»

Jésus avait un plan pour le monde, mais il a pris du temps pour les individus. Il les a écoutés, les a respectés et a montré qu’il se souciait d’eux.

Nous ne sommes pas appelés à mettre en œuvre un programme ou à vendre un produit, mais à toucher des individus. Il nous faut discerner si nous devons parler ou agir, à quel moment et de quelle manière.

Prière : «Père, donne-moi ton amour pour les hommes et les femmes, afin que je sois sensible à leurs besoins et les respecte comme des individus créés à ton image. Je ne veux pas les traiter comme des objets.»


15 – «Quand tu n’es pas là, je suis grand!» –

«Car tous… sont privés de la gloire de Dieu» Romains 3:23

Nous savions qu’il y avait une tribu de Pygmées dans cette région impénétrable de la brousse congolaise où les seuls animaux qui réussissaient à se déplacer sans peine dans les buissons épais étaient les éléphants. Une piste et des arbres déracinés témoignaient d’ailleurs de leur passage récent. Après avoir suivi un chemin pendant des heures, nous sommes arrivés à un défrichement où les Pygmées s’étaient installés et avaient construit de simples abris.

Notre désir était de leur partager l’Evangile, de dépister d’éventuels cas de lèpre et de leur fournir des médicaments de base. Heureusement pour nous, l’un des anciens avait été un éclaireur de brousse pour les Belges dans les années cinquante et parlait un peu français.

Pendant que l’infirmière leur donnait des conseils médicaux, j’observais ces gens si petits. La plupart d’entre eux étaient nus et ne possédaient aucune des commodités que nous considérions comme essentielles dans notre vie quotidienne.

J’étais plongé dans mes pensées, le regard posé sur leur chef dont le corps bien proportionné mesurait à peine 1.4 mètre de hauteur, lorsqu’il déclara : «Quand vous n’êtes pas là, je suis assez grand.»

Jetant un rapide coup d’œil autour de moi, j’ai réalisé qu’il avait raison. Il était petit comparé à moi, mais par rapport aux membres de sa tribu, il était grand. Par rapport à nos enfants et à de nombreux jeunes, moi aussi, je suis assez petit.

‘Petit’ ou ‘court’, ‘bon’ ou ‘mauvais’, ‘important’ ou ‘insignifiant’, ‘éduqué’ ou ‘illettré’… tout dépend à qui je me compare. Nous avons tous tendance à vouloir nous comparer à ceux qui sont mieux que nous.

Où casons-nous Dieu dans l’équation ? Par rapport à lui, je suis loin d’être à la hauteur. Il a fixé des normes d’après lesquelles nous serons tous mesurés un jour. Je peux essayer de le laisser en dehors de ma vie et prétendre que «tout va bien» ou du moins que je ne suis pas pire que certains… ou je peux m’ouvrir à sa grâce, devenir une nouvelle créature par la foi en Christ et me lancer dans un processus de croissance spirituelle qui durera toute une vie.

Pensée : Qui sert de modèle aux normes de ma vie ? Pourquoi ?

Prière : «Père, j’ai reçu ta vie ; œuvre en moi par ta parole au travers du Saint-Esprit afin que je puisse devenir toujours plus semblable à toi.»


14 – Jésus dit: «Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu’il font.» Luc 23:34 –

Dans les années cinquante, il a subi bien des restrictions et des humiliations sous le régime communiste de Hongrie en tant que pasteur. Lorsque l’insurrection des étudiants et des intellectuels contre le régime s’est déclenchée en 1956, l’un de ses fils fut parmi les premiers à y prendre part et fut aussi l’une des premières victimes.

Avant que les tanks soviétiques n’arrivent et n’étouffent la rébellion, les étudiants menaient une lutte acharnée dans les rues de Budapest. Le jeune soldat communiste qui venait de tuer le fils du pasteur dut courir pour sauver sa peau. Complètement désespéré, il entra précipitamment dans la maison du pasteur où il demanda de l’aide.

Les «rebelles» prirent d’assaut la maison et exigèrent que le jeune soldat leur soit remis pour l’exécuter. Imaginez la situation dans laquelle se trouvait le père ! Il pouvait se venger sur l’homme qui avait tué son fils. S’il essayait de le protéger, il risquait d’être accusé de collabo par la foule en colère. Que faire ?

Il se plaça devant l’assassin de son fils pour le protéger et, faisant front aux autres, il dit: «Si vous voulez le tuer, il faudra me tuer d’abord. Pardonnez-lui, il ne savait pas ce qu’il faisait. Il y a déjà eu suffisamment de morts.»

Ils n’insistèrent pas et sortirent. Pendant plusieurs années, «le pasteur qui avait risqué sa vie pour protéger l’assassin de son fils» a parcouru le pays en prêchant l’amour et le pardon de Dieu. Sa vie a donné de la crédibilité à son message et beaucoup se sont tournés vers Christ.

Il y a deux mille ans, Jésus est mort à notre place. Par son sacrifice, il a payé le prix pour nos péchés. Sur la croix, il a dit : «Père, pardonne-leur. Avez-vous accepté son pardon ou est-il mort en vain ?

»


13 – «Je confesse – Je l’ai fait» –

«Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous les pardonner...» I Jean 1:9

La porte vitrée séparait le salon du long corridor menant aux chambres. Sachant que lorsqu’une porte vitrée et un ballon de foot entrent violemment en contact l’un avec l’autre, la vitre a tendance à souffrir, j’avais formellement interdit aux enfants de jouer au ballon dans le corridor.

Un soir, en rentrant à la maison, je découvre un magnifique trou rond dans la vitre. Bien que j’aie une assez bonne idée du nom du coupable, j’espérais obtenir une confession. C’est ainsi que j’ai aligné les trois enfants et leur ai demandé : «Qui a fait ça ?» Un long silence embarrassé a suivi.

J’ai répété plusieurs fois ma question, sans plus de succès. Finalement, j’ai déclaré : «Si celui qui a fait cela n’a pas le courage de l’avouer, je me verrai dans l’obligation de vous punir tous les trois, et ce ne sera pas juste pour les innocents. Alors, pour la dernière fois, qui a fait ça ? Avouez, s.v.p. !»

Un autre long silence a suivi. Finalement, le deuxième enfant a pointé son doigt en direction du cadet et a déclaré : «Papa, je confesse, il l’a fait.» La peur de la punition n’a pas provoqué une confession, mais plutôt une accusation.

Il est si facile dans la vie de se cacher derrière les péchés des autres, de montrer quelqu’un du doigt, de justifier notre comportement par les circonstances. Un silence coupable, une dissimulation ou une accusation peut sembler régler le problème, mais n’apporte définitivement pas la paix du cœur ni une solution durable.

Dans les relations humaines, la confession peut ne pas garantir le pardon ou la restauration de la relation, mais assurera normalement la paix du cœur à celui qui reconnaît son défaut, son erreur ou son omission.

Dans notre relation avec Dieu, la confession apporte toujours le pardon et le rétablissement de la relation. Nous servons un Dieu qui pardonne.

Pensée : Y a-t-il des problèmes non réglés dans ma vie qui créent un obstacle entre moi et Dieu ou les autres ?

Prière : «Seigneur, donne-moi le courage de confesser mes péchés et d’expérimenter ton pardon.»


12 – «Il m’a touché» –

«Jésus étendit la main et toucha l’homme ...» Marc 1:41

Des douzaines d’hommes, de femmes et d’enfants se serraient autour du docteur et du personnel médical de la clinique de dépistage de la lèpre dans la vallée accidentée du Népal. C’était une matinée agréable, et la plupart des patients discutaient avec entrain tout en attendant leur tour.

Un homme, dans la quarantaine, se tenait à environ 50 mètres de la foule. Il regardait avec nostalgie en direction du médecin. Son air triste, las et résigné indiquait que sa vie n’avait pas dû être facile. Ses mains déformées et abîmées témoignaient des conséquences tragiques de toutes ces années où il n’avait pas traité la lèpre, et d’une négligence évidente.

J’ai demandé à l’interprète de m’accompagner, car je désirais parler avec cet homme. Sachant que, dans certains cas, il était maintenant possible de restaurer la mobilité et l’utilité grâce une chirurgie reconstructrice, j’ai pris sa main dans la mienne et j’ai examiné ses doigts. Malheureusement, le muscle et l’état général étaient tels que, humainement parlant, nous ne pouvions pas faire grand chose pour l’aider.

En levant les yeux pour lui expliquer la situation, j’ai été surpris et alarmé de voir des larmes rouler sur ses joues. Comme ses mains étaient devenues totalement insensibles à la douleur, je savais que je ne pouvais pas lui avoir fait mal. Je lui ai donc demandé : «Pourquoi pleurez-vous ?»

Sa réponse était significative : «Vous êtes la première personne en 9 ans qui ose me toucher. Les dieux m’ont maudit en m’envoyant la lèpre. Ma femme et mes enfants m’ont quitté. Je suis un paria rejeté de tous. Pourquoi m’avez-vous touché ? N’avez-vous pas peur ?»

Nous avons partagé la bonne nouvelle de l’amour de Dieu et parlé de la volonté de Jésus d’atteindre et de toucher tous les hommes dans le besoin. Sans tenir compte de notre condition physique ni de notre statut social, nous avons tous besoin de découvrir le pardon et la vie en Lui.

Il a reçu Christ comme son Sauveur. Plusieurs années durant, il est allé de village en village pour dire aux gens que «Dieu ne veut pas que nous soyons punis pour nos péchés, il les a pris sur lui en Christ Jésus. Il m’a touché et m’a rendu pur, et il peut le faire pour vous aussi.»

Pensée : Ai-je expérimenté son toucher purificateur ? Si non, suis-je prêt à venir à lui en sachant qu’il veut et peut transformer ma vie ? Si oui, est-ce que je cherche à atteindre et à toucher les autres en son nom ?


11 – “Pour proclamer aux captifs la délivrance” Luc 4:19 –

Mon oncle a passé la majeure partie de la Seconde guerre mondiale dans des camps de travail des Nazis en Europe. Selon l’évolution de la guerre, les prisonniers étaient déplacés d’un endroit à l’autre.

Le travail était pénible, les rations alimentaires maigres et les conditions de vie épouvantables. La plupart des prisonniers sont morts avant la fin de la guerre. Comme mon oncle jouait de la mandoline et avait une bonne voix, il devait souvent divertir les officiers qui le récompensaient avec des restes de nourriture, ce qui l’a aidé à survivre.

En 1945, il se trouvait dans un camp des Alpes bavaroises. L’Allemagne était en ruine. Le bombardement en masse avait tué des milliers de civils, détruit des villes entières et les infrastructures de transport et de communication.

Au moment où l’abdication inconditionnelle a été signée, le camp était complètement coupé du monde extérieur.

Pendant les 3 semaines qui ont suivi l’Armistice, les prisonniers et les gardiens du camp ont continué à vivre comme si la guerre se poursuivait. Au cours de cette période, beaucoup sont morts de faim et de maladie. Personne n’avait pris la peine de les informer de la bonne nouvelle.

Il y a deux mille ans, Christ, par sa vie parfaite, sa mort et sa résurrection, est venu libérer les captifs. A une humanité souffrante, esclave des conséquences et du pouvoir du péché, il a déclaré : «Tout est accompli» (Jean 19 :30). «La guerre est finie, j’ai remporté la victoire. Tous ceux qui sont prisonniers de la peur de la mort et du pouvoir du péché peuvent être libérés, m’accepter comme leur Sauveur et partager ma victoire pour l’éternité.»

Deux mille ans plus tard, des millions de gens ne savent pas encore que la guerre est finie, que Christ a gagné et qu’ils peuvent être libérés. Ils sont très nombreux ceux qui ont entendu, mais ont refusé le cadeau de liberté et de vie. Certains ont accepté le cadeau et expérimenté la libération, mais ne semblent guère motivés à annoncer la bonne nouvelle aux autres… et le monde reste asservi au péché et à Satan.

Pensée : - Ai-je accepté sa libération ? Suis-je libre ?

- Est-ce que j’aime Jésus et les autres suffisamment pour partager la bonne nouvelle ?


10 – “Dette effacée” –

«Il n’y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus-Christ.» Romains 8 :1

La communauté était jeune et petite. Plusieurs nouveaux chrétiens découvraient petit à petit ce que signifiait «exceller dans l’œuvre de bienfaisance» (2 Corinthiens 8 :7). Les membres de l’Eglise luttaient pour verser au pasteur le salaire qu’ils lui avaient promis… et nous nous battions pour vivre de ce que nous recevions.

Lors de notre rencontre de prière hebdomadaire entre pasteurs de la région, j’ai partagé le besoin de prière. Quelques jours plus tard, le père de l’un des ministres m’a contacté et m’a dit : «Je suis officiellement à la retraite et je touche une pension, mais comme je reçois encore un salaire de l’église dans laquelle je sers, je n’ai pas besoin de l’argent de la pension. Je peux te le prêter, et tu peux me rembourser plus tard quand tu en auras les moyens.»

Ainsi, j’ai reçu sa pension plusieurs mois de suite, et lui ai envoyé un reçu et une déclaration signée montrant la somme que je lui devais.

La situation au sein de notre communauté a changé. Le jour est arrivé où j’ai pu lui écrire que je n’avais plus besoin de son aide. Nous pouvions organiser le remboursement de ma dette.

La même semaine, j’ai reçu une épaisse enveloppe. Elle contenait toutes mes déclarations de reconnaissance de dette. Sur chacune d’elles était écrit en lettres majuscules «DETTE EFFACÉE», suivi de sa signature. Tout ce que j’avais à faire était d’accepter ce cadeau.

Depuis la chute, l’humanité reçoit les salaires du péché : la mort, la honte, la séparation d’avec Dieu, la futilité, le non-sens… Certains ont essayé de Le fuir, d’autres d’obtenir la paix de l’esprit en accomplissant des bonnes œuvres, d’autres encore de nier son existence et de chercher frénétiquement un but dans toutes sortes d’idéaux ou d’actions d’abandon sauvage dans une quête insensée et désespérée pour trouver la paix et un but dans la vie.

La dette que j’avais envers Dieu et que je ne pourrais jamais rembourser a été réglée par Christ. Il a payé le prix fort. C’est pourquoi Paul a pu dire : «Le salaire du péché, c’est la mort, mais le don gratuit de Dieu, c’est la vie éternelle en Jésus-Christ notre Seigneur.» (Romains 6 :23) «Alléluia, quel Seigneur !»

.


9 – «Si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle créature.» II Corinthiens 5:17 –

Comme tous les enfants de cinq ans, il exigeait de l’attention et avait de la peine à s’amuser tout seul pendant une longue période (la télévision et les jeux vidéos n’étaient pas encore arrivés jusqu’en Afrique).

J’étais en train de préparer un sermon ce matin-là, lorsque sa maman m’informa qu’elle devait aller à une réunion. Elle me demanda gentiment si je pouvais «jeter un œil sur lui». Ayant ainsi été «porté volontaire», je dus assumer ma responsabilité paternelle avec plaisir, le cœur résigné.

Je lui proposai d’aller jouer dans sa chambre afin de pouvoir poursuivre mon travail. Mes craintes se confirmèrent rapidement, car après quelques minutes, il trouva le prétexte pour venir dans mon bureau me demander ou me montrer quelque chose.

En cherchant désespérément une solution, mon regard fut attiré par un journal traînant par terre. Il y avait une carte du monde sur la première page. J’eus soudain l’idée de déchirer le «monde» en dizaines de morceaux et de lui expliquer que c’était un puzzle. Je lui donnai du papier collant et lui dis de ne pas revenir avant d’avoir arrangé le monde. Sachant qu’il n’avait aucune idée d’où la Jordanie se trouvait par rapport au Japon, ou la Norvège par rapport au Népal… je me félicitai intérieurement de mon astuce et me rassis au bureau en pensant avoir un bon moment devant moi sans interruption.

Environ 20 minutes plus tard, il arriva en courant avec un grand sourire, et annonça : «J’ai fini, papa, viens voir !» Surpris, incrédule et un peu frustré, je le suivis dans sa chambre. Et effectivement, la carte du monde était correcte. «Bravo ! Félicitations, mais comment as-tu fait pour terminer ce puzzle aussi rapidement ?»

«Je ne savais pas par où commencer, mais j’ai remarqué que de l’autre côté de la page, il y avait un homme en complet. J’ai donc fait le puzzle de l’homme, et une fois que l’homme était juste, le monde était juste aussi.»

Vous est-il arrivé de vouloir «arranger le monde», sans savoir par où et comment commencer ? Le meilleur endroit où commencer est par nous-mêmes. Dieu, en Christ Jésus, peut faire de nous de nouvelles créatures et transformer notre vie. Notre part consistera alors à Le porter aux autres.

Prière : Père, contrôle mes pensées, mes paroles et mes actions afin que ma vie te glorifie dans la société dans laquelle tu m’as placé.


8 – «Pleurez avec ceux qui pleurent.» Romains 12:15 –

«Jésus pleura.» Jean 11:35

La maman essayait de ne pas se faire de soucis. Le village était sûr et elle savait que les enfants oubliaient souvent l’heure tellement ils étaient pris par leurs jeux. Malgré tout, elle ne pouvait pas s’empêcher de lancer des regards inquiets à travers la fenêtre. Il commençait à faire nuit et sa fille de 7 ans n’était jamais rentrée si tard.

Elle arriva à la maison avec une heure de retard. Les yeux rouges, la respiration haletante, elle tenta de s’excuser. Comme elle était dans tous ses états, maman fit de son mieux pour la calmer et l’encourager à raconter ce qui lui était arrivé.

«Je suis allée chez mon amie pour jouer avec ses poupées. Juste avant que je parte, la jambe d’une de ses poupées s’est cassée.»

«Alors, tu es restée pour l’aider à réparer sa poupée, c’est gentil de ta part.»

«Oh non, maman, on ne pouvait pas la réparer, je l’ai aidée à pleurer.»

Des fois, nous aimerions bien pouvoir «réparer» les choses, surtout dans la vie des autres. Nous nous sentons ainsi importants, utiles, appréciés.

Parfois, il est possible et nécessaire de s’impliquer et d’arranger les choses ou d’aider dans telle ou telle situation.

D’autres fois, nous ne pouvons pas faire beaucoup pour résoudre le problème, mais notre présence, notre poignée de main, notre étreinte peut communiquer : «Je me soucie de toi, tu n’es pas seul, je reconnais que tes souffrances me dépassent, mais je suis avec toi.»

Réflexion : est-ce que je connais quelqu’un qui pleure ? Comment puis-je lui transmettre quelque chose de la présence de Jésus?

Prière : «Père, aide-moi à être honnête avec moi-même, afin que je puisse comprendre mes besoins et devenir sensible aux besoins des autres.»


7 – «Je n’offrirai point à l’Eternel des sacrifices qui ne me coûtent rien.» II Samuel 24:24 –

En tant qu’évangéliste sur les hauteurs du Swaziland, il avait parcouru des milliers de kilomètres à vélo pour visiter les villages, prêcher, encourager les chrétiens et distribuer des médicaments de base. Un jour, je reçus le message que ses pneus étaient si usés que les crevaisons multiples rendaient ses voyages de plus en plus difficiles.

Je me décidai à lui rendre visite et à lui offrir des pneus tout neufs. Il m’offrit un sac de mangues. Bien que j’aime les fruits, je protestai : «N’essaie pas de me payer les pneus. C’est un cadeau.»

Sa réponse fut significative : «Je sais que je n’ai pas les moyens de te payer les pneus. Maintenant, nous sommes amis, mais si je les accepte et ne te donne rien en retour, je deviens dépendant de toi et tu deviens mon maître. Si tu ne peux pas accepter mes mangues, je dois refuser les pneus.»

Dans notre relation avec Dieu, il est clair que nous ne pouvons pas contribuer à notre salut. Il n’y a rien que nous puissions faire ou apporter. Christ a tout accompli, et nous devons l’accepter comme un don (Romains 6 :23). Parfois, notre orgueil, notre égoïsme ou notre désir d’indépendance nous fait hésiter à accepter sa grâce.

Sur le plan humain, il est facile de devenir paternaliste, arrogant ou fier, d’être prêt à aider les autres, mais en même temps il nous est difficile d’accepter que nous pouvons aussi recevoir d’eux. Dans la mesure où nous reconnaissons notre vulnérabilité, nous pouvons nous identifier à ceux que nous aidons. Notre interdépendance nous donne alors de la crédibilité et ouvre la porte à un réel service réciproque.

Prière : «Père, aide-moi à réaliser que tu peux agir à travers autrui pour répondre à mes besoins et me bénir, sans tenir compte de son statut social, éducationnel ou financier. En toi, nous avons tous quelque chose à donner et nous avons tous besoin de recevoir.»


6 – «Vous vous sanctifierez et vous serez saints» Lévitique 20:7 –

Chaque fois que nous avions des visiteurs qui passaient la nuit chez nous, notre plus jeune fils cédait sa chambre et allait dormir avec son frère. Sa joie de pouvoir dire aux invités : «Vous dormirez dans ma chambre» était temporisée par la nécessité de mettre en ordre l’endroit avant leur arrivée… surtout lorsque les parents et l’enfant ne tombaient pas forcément d’accord sur la définition de «l’ordre».

Un jour, peu avant l’arrivée d’un visiteur, sa chambre ressemblait à un champ de bataille. Le sol, le lit, le bureau et la chaise étaient recouverts d’habits, de livres et de jouets. L’ordre de «ranger sa chambre» a été suivi avec empressement. Un rapide coup d’œil nous a donné satisfaction et nous avons même été surpris par la rapidité et la qualité du travail.

Notre ami est arrivé et nous l’avons conduit dans la chambre pour qu’il puisse se mettre à l’aise. En me dirigeant vers l’armoire, je lui ai dit : «Si tu as besoin de suspendre des habits, il y a suffisamment de place ici.» Au moment où j’ai ouvert la porte, les cris de mon fils «Ne touche surtout pas cette armoire !» ont été étouffés par le bruits des balles, des battes, des boites et des livres qui tombaient par terre et se dispersaient dans toute la pièce.

J’ai si souvent dit à Dieu: «Prends ma vie, je veux que tu sois le Seigneur de tout ce que je suis et de tout ce que j’ai… mais ne touche pas à cette armoire.» L’armoire de la jalousie, de l’orgueil, de la critique, du statut, de l’argent, des habitudes, des relations qui le déshonorent, de la paresse, de l’apathie, etc. La plupart du temps, j’arrive à cacher certaines de ces choses aux autres, mais Dieu me voit tel que je suis. (Cf. Saul dans 1 Samuel 15 :1-24).

Y a-t-il des «armoires» dans ma vie dont j’ai honte, mais que je ne veux pas que Dieu touche?

Est-ce que je l’aime suffisamment pour le laisser prendre le contrôle de mes pensées, de mes paroles et de mes actions, en réalisant que ce qui est pour sa gloire est aussi pour mon bien ? Réflexion: Il est soit le Seigneur de tout, soit il n’est pas du tout Seigneur.


5 – «Gardons les yeux fixés sur Jésus... « Hébreux 12:2 –

L’air vif et clair, les montagnes suisses spectaculaires, et le soleil qui brillait sur les sommets enneigés et la forêt, vivifiaient notre cœur. Quelle journée splendide pour une sortie d’Ecole du dimanche ! Les enfants, les enseignants, les parents et deux chiens formaient un mélange de couleurs et une cacophonie de bruits, alors que nous marchions au fond de la gorge étroite.

Il nous sembla arriver soudain dans un cul-de-sac. Le chemin se terminait abruptement au pied d’une cascade majestueuse. Grâce à un mélange de dextérité, de courage et de dur labeur, un escalier en bois avait été fixé à la paroi du rocher.

A gauche le rocher, à droite la chute à pic dans la rivière en dessous, devant nous la cascade qui nous éclaboussait et nous assourdissait. Une seule issue : l’escalier ! A intervalles réguliers, des plates-formes suspendues au-dessus de la rivière nous permettaient d’admirer la vue… et de reprendre notre souffle. Le cortège grimpait doucement vers le terrain relativement plat au sommet.

Le seul problème était les chiens. Le plus jeune et plus petit fixa des yeux l’eau qui se jetait sur les planches en bois de l’escalier et refusa d’avancer. Il fallut le porter. Le plus grand et plus âgé était trop lourd pour être porté et trop effrayé pour monter. Que faire ?

Le propriétaire partit en avant, appela le chien par son nom et lui parla continuellement avec douceur. Tremblant comme une feuille et gardant les yeux fixés sur son maître, il entreprit doucement la périlleuse montée. Chaque fois qu’il regardait l’eau, il restait cloué sur place. Son maître criait alors : « Regarde-moi, regarde en-haut, viens ! « Le chien se remettait en route et il arriva finalement au sommet.

Combien de fois les orages de la vie ne nous ont-ils pas paralysés de peur ? Les réalités de la vie peuvent être difficiles et effrayantes, mais dans la mesure où nous pouvons garder nos yeux fixés sur Jésus, nous pouvons les affronter. Il marche devant nous et nous appelle par notre nom.

Prière : « Père, aide-moi à me concentrer sur toi afin que je puisse avoir la bonne perspective de la vie et avancer dans la sécurité de ton amour. «


4 – Jésus dit: «Je suis la lumière du monde…» Jean 8:12 –

«Vous êtes la lumière du monde.» Matthieu 5:14

La piste sillonnait les collines ondulantes d’Afrique du Sud. L’herbe jaunie se balançait doucement dans le vent, avec ça et là d’étranges arbrisseaux épineux et des termitières qui s’élevaient vers le ciel telles des «châteaux». De petits rochers sortaient parfois de terre tels des champignons géants. Le soleil matinal baignait la campagne d’une douce lumière.

Mon véhicule soulevait un nuage de poussière rouge qui recouvrait la végétation éparse sur les bords de la route. Le chant des oiseaux et des criquets, et les rares gazelles qui s’éloignaient avec grâce de la voiture, me rappelaient que je n’étais pas seul au monde.

Soudain, je fus pratiquement aveuglé par une lumière étincelante jaillissant de l’herbe. Ma curiosité fut plus grande que ma peur des serpents. J’arrêtai la voiture et marchai en direction de la lumière. A ma grande surprise, je découvris une boite de conserve vide.

Pas moyen de savoir s’il s’agissait d’une boite de pêches, de poires ou de compote de pommes…. Comme elle n’avait plus aucune étiquette, ni aucun emballage, impossible de dire d’où elle provenait.

Juste une simple boite vide, vieille et abandonnée, mais qui traînait au bon endroit pour concentrer les rayons du soleil et diffuser la lumière avec un effet impressionnant.

Jésus a dit : «Que votre lumière luise… « Matthieu 5 :16. Parfois, notre culture, notre tradition, nos préjugés, notre égoïsme, notre richesse, notre éducation, notre style de vie, notre attachement à notre dénomination… ne nous permet pas vraiment de refléter sa lumière. Nous avons besoin d’être vidés de nous-mêmes, débarrassés de nos étiquettes et de nous laisser toucher par lui afin que sa lumière puisse briller à travers nous.

Prière : «Jésus, lumière du monde, brille en moi et à travers moi afin que je te reflète dans ce que je suis et ce que je fais.»

Pensée : qu’y a-t-il dans ma vie qui ternit sa lumière ou l’empêche de briller à travers moi ? Est-ce que j’aime suffisamment mon Seigneur pour m’occuper de ce point?


3 – «Je puis tout par Celui qui me fortifie» Philippiens 4:13 –

Avec l’enthousiasme de ses 8 ans, un jeune garçon décida un jour de construire une «cabane» sous les arbres du jardin. Tout un assortiment de briques, de planches, de rondins et de morceaux de bois témoignait de sa détermination et de son zèle.

Son père arriva pour admirer la construction… et vérifier par la même occasion s’il n’y avait pas de danger.

L’enfant choisit un rondin pour le mur de sa maison, et il essaya de le déplacer. Mais il était bien trop grand et trop lourd pour lui. Après quelques vaines tentatives, il s’énerva et abandonna la lutte.

Papa, qui le regardait, suggéra: «Tu n’utilises pas toutes tes forces.» Encouragé par ces paroles, il essaya à nouveau, en y mettant toute son énergie, mais en vain. La scène se répéta plusieurs fois, jusqu’à ce que, exaspéré, il s’écria : «J’utilise toutes mes forces ! C’est impossible de déplacer ce tas de bois !»

Papa répondit : «Ce n’est pas vrai, tu n’utilises pas toutes tes forces. Moi, ton père, je suis ici avec toi et mes forces sont à ta disposition.» Il réfléchit un instant, puis demanda : «Papa, s’il te plaît, aide-moi à déplacer ce rondin.»

Papa empoigna le côté le plus lourd, et lui le plus léger, et ensemble ils mirent en place le bois qui allait servir de mur.

Selon les circonstances ou suite à des choix personnels, il nous arrive de nous retrouver dans des situations trop difficiles à gérer. Même si nous essayons de toutes nos forces, la tâche est trop grande, le fardeau trop lourd à porter. Nous sommes alors tentés de dire : «J’abandonne, je n’y arrive pas.» En tant que chrétiens, nous ne sommes pas seuls face aux défis. Le Dieu tout-puissant est notre Père et il demeure en nous par son Esprit. Sa force est toujours à notre disposition.

Est-ce que j’utilise toute ma force ?

Prière : «Père, aide-moi à réaliser que rien ne va m’arriver aujourd’hui que toi et moi ne puissions gérer ensemble.»


2 – « Tu as été fidèle dans des choses qui ont peu de valeur ...»
Matthieu 25:21 –

C’était l’hiver. La forêt était recouverte d’un magnifique manteau de neige fraîche. Les arbres resplendissaient sous les millions de cristaux miroitants.

Tous les habitants de la forêt savent que le hibou est le plus sage des oiseaux. La tourterelle des bois, surprise par ce qu’elle avait vu, partit à sa recherche pour essayer d’obtenir une explication.

«M. le Hibou, dites-moi, je vous prie, combien pèse un flocon de neige ?» Le hibou réfléchit un instant. Puis, d’un air condescendant et avec mépris, il répondit : «Et bien, ma chère, presque rien.»

«Rien ? s’exclama-t-elle. C’est vraiment bizarre. Ce matin, j’admirais une branche qui pliait sous le poids de sa légère charge. Soudain, mon œil a été attiré par un flocon solitaire qui tournoyait en direction de la branche. Il s’est posé tout en douceur sur sa pointe et a été absorbé par la masse de ses compagnons. Tout à coup, j’ai entendu un énorme craquement : la branche s’est cassée sous le poids de la neige. ‘Rien’ ? Si un flocon ne pèse ‘rien’, pouvez-vous m’expliquer, M. le Hibou, pourquoi la branche s’est cassée ?»

En voyant la souffrance des pauvres et des nécessiteux, en étant le témoin de l’injustice dans le monde, en pensant aux problèmes, au mal, à la corruption et à la tristesse, il m’est arrivé de me demander: «Que puis-je y faire?» J’ai souvent été tenté de répondre : «Rien». Pourtant, ce n’est pas vrai, que je sois petit ou insignifiant, ma vie touche quelqu’un et peut faire une différence.

Si je suis son enfant, son amour en moi peut influencer les autres et transformer leur vie.

Prière : «Seigneur, aide-moi à ne pas être coupable de ne rien faire, juste parce que je ne peux pas tout faire.»


1 – “Ta main droite me soutient” Psaume 18:36 –

Âgée de 3 ans, elle a un caractère fort et un esprit indépendant. Le chemin sur lequel ils marchent est accidenté et jonché de pierres, de bris de verre, de racines. Son père, désireux de lui éviter une chute et des blessures, lui dit : «Laisse-moi te tenir la main.» Il reçoit une réponse catégorique : «Non !»

Ils marchent côte à côte jusqu’à ce que l’inévitable se produise : elle s’encouble et tombe. Elle se relève et se frotte les genoux. La même proposition lui est adressée, mais sa réponse est claire : c’est non !

Le marche se poursuit. Une fois de plus, son pied se coince sous une racine et elle s’affale. Cette chute est plus douloureuse : de petites taches de sang apparaissent sur les égratignures de ses mains et de ses genoux et ses yeux se remplissent de larmes.

Papa la regarde d’un air soucieux et, avec amour, il lui dit : «Laisse-moi te tenir la main.» La réponse est significative : «Non, mais laisse-moi tenir la tienne.» Elle a réalisé qu’elle a besoin d’aide, mais veut garder le contrôle. Le père sait que ce ne sera pas concluant, mais vu l’entêtement de sa fille, il lui laisse prendre sa main et ils poursuivent leur marche.

Un peu plus tard, elle trébuche à nouveau et lâche rapidement la main de son père pour se protéger dans sa chute. Cette fois, elle saigne abondamment et pleure à chaudes larmes.

«Papa, s’il te plaît, tiens ma main.» Le père accepte l’invitation avec joie et saisit la main tremblante dans la sienne. Et ils se remettent en route. Elle trébuche souvent, mais à chaque fois, il serre sa poigne et l’empêche de tomber. Il maîtrise la situation et peut la protéger efficacement.

Nous ne savons pas tout ce qui nous attend au moment où nous entamons une nouvelle année. Une chose est sûre, bien des dangers et des défis nous guettent. Dans son amour, notre Père nous offre sa main ferme pour nous conduire, nous diriger et nous protéger.

Quelle est notre réponse ?

Prière: «Père, je sais que sans toi, je ne peux pas m’en sortir dans la vie. Je te prie de me prendre par la main et de me conduire. Je ne crains rien, car tu gardes tout sous ton contrôle.»


0 – Introduction – 2007-01-01

Chers amis,

Nous aimons tous les histoires. Les enfants se réjouissent du moment d’aller se coucher juste pour entendre l’histoire. Certaines des histoires que nous avons entendues au cours de notre enfance restent gravées dans notre esprit. Elles nous encouragent, nous amusent ou nous font réfléchir pour le restant de notre vie. C’est pareil en ce qui concerne nos expériences personnelles et celles des autres.

Le meilleur conteur d’histoires de tous les temps, c’est JÉSUS. Une grande partie de ses enseignements et de sa prédication s’appuyait sur des paraboles. Tous pouvaient comprendre ses exemples tirés de la vie quotidienne et s’y identifier. Ses histoires parlaient au cœur des auditeurs et parlent depuis 2000 ans à tous ceux qui les écoutent. La beauté d’une parabole est qu’elle reste fraîche. Je peux l’entendre une centaine de fois, et à chaque fois, je reçois quelque chose de nouveau ou de différent selon mon humeur ou besoin du moment.

Pour moi, les paraboles, les histoires, les témoignages sont des outils que Dieu utilise de manière puissante pour m’aider à découvrir une part de la grandeur de son amour, pour donner vie à un passage de la Bible, pour me pousser à réfléchir à mes priorités et à grandir en lui.

En 2007, je vous raconterai une histoire par semaine. La plupart d’entre elles proviennent de ma vie personnelle ou familiale. Certaines ne sont pas originales. Comme nous avons tous des défis similaires à relever, elles vous rappelleront peut-être quelque chose que vous avez vécu… ou vous feront penser à d’autres événements de votre vie.

Dieu s’est peut-être servi de paraboles pour enrichir votre vie. Si vous désirez en partager par rapport à votre expérience personnelle, j’aurais vraiment plaisir à vous entendre.

Dieu nous parle par sa Parole, par son Esprit, au travers de la nature, de nos expériences et de celles des autres. Je prie pour que Dieu vous ouvre les yeux, les oreilles et le cœur et vous permette d’entendre, de réagir et de devenir de plus en plus comme lui. Que nos activités et notre attitude reflètent sa Seigneurie.

Que le Seigneur vous bénisse,

Silvano